10 mai 1991, l’anniv’ de Tonton (2/2)
Par Jean-Pierre de Lipowski , le 24 avril 2018

Dans la mémoire de Lipowski

Résumé de l’épisode précédent : trois jours avant le 10 mai 1991, dixième anniversaire de l’entrée de François Mitterrand à l’Élysée, Monique Lang, femme de Jack, confie à ma camarade et néanmoins productrice Béatrice Soulé, la mission de trouver des artistes pour souhaiter, en chansons, un bon anniversaire au Président. Le casting, dont le premier épisode démontre qu’il n’aura pas été facile, retient au final les chanteuses martiniquaises Mariejosé Alie et Viktor Lazlo. Et nous voici le 10 mai 1991 où je deviens petit souris au titre de « régisseur général » de la soirée.

En fin de journée, je me pointe à la guérite de l’Élysée rue de Marigny, celle où, petite souris ou pas, t’as plutôt intérêt à montrer patte blanche, quand bien même ton nom est porté au registre des gendarmes. Connaissant déjà les lieux, pas si gigantesques que ça, vu que je suis déjà venu trois ans plus tôt pour tourner ma pub Printemps de Bourges (aventure racontée précédemment dans le Coq des Bruyères : « Le Printemps, Mitterrand et moi »), je file jusqu’au Jardin d’Hiver où doit se tenir le raout, et m’applique à faire cette régie complexe consistant à vérifier que le Steinway noir est noir, et que les câbles des micros sont nickels, ce qui là aussi ne va pas me poser de problèmes insurmontables vu qu’ils sont HF et n’ont pas de câbles.

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Le Jardin d’Hiver de l’Élysée, version « soirée intime »

Cintrée dans un ensemble Jean-Paul Gaultier rose, Monique Lang arrive sur mes talons pour vérifier de son côté que tout le reste est en place, les petits plats dans les grands sur un buffet central surmonté d’un dais et entouré d’une dizaine de tables où sont appelés à dîner 60 convives pour une soirée intime. Car l’intimité quand tu es Président de la République, et que du coup t’as quand même pas mal de copains, c’est tout de suite beaucoup moins intime que quand tu l’es pas.

Sur le coup des 19 heures, Béatrice Soulé débarque escortée de ses deux belles gonzesses (se conférer au chapitre précédent pour explication) suivies de leur pianiste. On disparaît tous dans les loges qui se trouvent un étage au-dessus d’une sorte de grande alcôve au mitan du Jardin d’Hiver, un renfoncement avec estrade qui fait office de scène pour les spectacles donnés à l’Élysée, le plus récurrent étant le traditionnel Arbre de Noël fêté chaque 25 décembre pour une ribambelle de gamins.

Coincée par les circonstances, Béatrice Soulé a juste renoncé à aller à Montreux où, le même jour, on devait lui remettre la Rose d’Or que lui a value son très beau doc sur Manu Dibango, Silence. Guillaume Gronier, le patron de l’Unité Arts et Spectacles d’Arte pour lequel ce film a été produit, est consterné que Béatrice ne vienne pas chercher son prix, mais bon, nécessité fait loi.

Dans leurs loges, les filles sortent les robes. Le mot d’ordre étant au Vampirisons Tonton, nos antillaises ont fait péter le dressing. Pour Viktor Lazlo, c’est un fourreau sombre qui ressort plus d’une seconde peau, tellement ça colle à la sienne, que de la robe, le genre de truc où tu ne peux mettre qu’un string, une culotte fait relief. Le haut de cette combinaison à la Catwoman consiste en un décolleté en « U » qui n’a nullement l’ambition de dissimuler sa poitrine. Dans un souci assurément géométrique, son couturier a redonné du « U » pas bien loin, dès les cuisses, ce qui fait que, là encore, ça n’occulte pas grand chose des superbes jambes de cet oiseau des îles.

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Je m’en souviens bien, de cette robe, car passé ma cavalcade dans les services techniques pour récupérer un fer à repasser, j’ai eu le tort de frapper à la porte de Viktor pour lui demander si tout allait bien. « Euh… oui et non, tu peux venir un instant ? »

J’entre et je me retrouve face à cette femme tentant d’enfiler sa peau d’anaconda. « J’ai un peu forci à mon avis… Putain de robe, j’ai du mal à caler les nichons pour pas qu’ils ressortent. Faut pas que je respire… Je vais tirer sur le haut, et toi tu tires sur la fermeture éclair.

– Quelle fermeture éclair ? dis-je en avalant ma salive.

– Dans le dos. »

J’ai réussi à remonter la fermeture, on est professionnel où on ne l’est pas, mais ce métier de régisseur général n’est fait que d’abnégations.

Marijosé Alie, de son côté, a fait plus sobre, ce qui en la circonstance n’est pas difficile, mais quand elle sort de sa loge, sa robe va assécher le peu qu’il me reste de salive : sombre elle aussi, elle ne repose que d’une seule bretelle sur ses magnifiques épaules, miracle d’un couturier qui a le sens des économies en tissu, et ouvre sur un décolleté n’ayant rien à envier à celui que je viens de quitter. Pour le bas, son couturier a poussé l’économie jusqu’au fil car il a omis de coudre tout un pan de la robe ce qui dévoile, des chaussures jusqu’à la taille, sa longue et bronzée jambe gauche. Pour tout le monde, et surtout pour moi qui aie la bouche sèche, il est temps d’aller boire le champagne.

Quand notre petite troupe descend dans le Jardin d’Hiver, tous les convives sont déjà là, coupe en main, hors Mitterrand que je n’aperçois pas. Dans la seconde où nos deux chanteuses débarquent dans ce salon de réception, un paquet de ministres se détachent des conciliabules de leur apéro pour se précipiter vers elles, avec à leur tête Michel Rocard (mais sans doute s’inscrit-on là dans la hiérarchie vu que Rocard est Premier Ministre à cette époque… Un Premier Ministre qui ne sait pas encore qu’il sera remplacé cinq jours plus tard par Édith Cresson à laquelle succèdera moins d’un an après ce pauvre Bérégovoy, paix à son âme et à son honneur).

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Michel Rocard

Tous ces hommes politiques, qui sont quand même des quinquas, si ce n’est plus, plantent donc sur place leurs épouses qui, de fait, ont leur âge, pour converger vers la chair jeune fraîche et bronzée de nos deux chanteuses. Je garde encore en tête l’image de Michel Rocard se plantant devant Viktor Lazlo. Rocard, on s’en souvient, n’est pas grand ; Viktor, elle, rehaussée de ses talons aiguilles, tape facile le mètre quatre vingt. Ce qui fait que Rocard, tchatchant avec Viktor, a le nez calé dans le « U » de son décolleté.

Ce groupe d’hommes de pouvoir jouant les charmeurs autour de nos belles plantes se dissout quand survient le Président. Mitterrand salue ceux qui sont à sa portée et prend la parole pour un court laïus : « Bonsoir à tous, et merci pour votre présence, amicale. Alors ce soir, pas de protocole, pas de places à table déterminées, vous vous installez comme bon vous semble et, selon mon habitude, j’irai de table en table. Bonne soirée à tous. » Et un majordome, plateau en main, présente un coupe de champagne au Président.

L’apéro se poursuit sous les lustres dans un bavardage que feutrent tentures et moquette de haute laine. Tout ce qui compte en pouvoir à gauche est là. Donnez moi un nom au hasard : il est là. Jacques Delors : présent. Laurent Fabius : présent. Michel Rocard, déjà cité, Jean-Pierre Chevènement, Édith Cresson, Pierre Joxe, les Lang bien sûr, Georges Fillioud, Michel Jospin, Pierre Bérégovoy, Henri Emmanuelli, Roland Dumas, etc. ils sont venus, ils sont tous là. A ceux-ci se rajoutent les proches, avec notamment le beau-frère, Roger Hanin, accompagné de son épouse la productrice Christine Gouze-Rénal, ou Michel Piccoli, un peu plus loin, bavardant avec la Première Dame, Danielle. Bref, tout l’aréopage qui compte ou a compté dans les deux septennats de Tonton est là, c’est plus un album de famille, c’est le journal télévisé.

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Gouvernement Rocard, 1988

Moi, petite souris noire (j’ai sorti costume sombre et cravate pour l’occasion) postée à côté du groupe formé par Béatrice et les chanteuses discutant avec Jack Lang, j’avale le champ’, gorgée après gorgée, en me dissimulant derrière mon verre pour observer ceux qui concourent, avec bonheur ou pas, à écrire l’Histoire de France.

J’en viens à m’arrêter sur Mitterrand et Fabius qui entretiennent une conversation à l’écart. De quoi causent-ils ? D’un prochain remaniement ou du planning pour une nouvelle ascension de Solutré ? Ils sont à dix mètres de moi, je ne risque pas d’entendre.

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Mitterrand se met soudain en marche et, poursuivant sa conversation avec Fabius, il avance droit devant lui. Camouflé dans ma panoplie de voyeur-petite-souris, me considérant donc totalement hors du jeu et en quelque sorte invisible pour toutes ces sommités, je vais mettre un certain temps – je sais pas moi, genre cinq secondes – pour m’aviser que droit devant Mitterrand, c’est juste moi. Alors que Mitterrand continue d’avancer, je vous jure, je manque de me retourner pour voir s’il il n’y a pas derrière moi un Premier Ministre, un Secrétaire d’État ou le Pape, enfin bref un truc qui justifie que le Président vienne dans ma direction. J’ai pas le temps de me retourner que Mitterrand, arrivé devant moi, me tend la pogne : « Bonsoir Monsieur. ». Que voulez répondre d’autres que : « Bonsoir Président » ? C’est ce que j’ai fait, sans même avoir la présence d’esprit de décliner mon nom et mon emploi justifiant ma présence à sa soirée. J’étais scotché, tout simplement, car je ne m’attendais pas à ce que le Président de notre République, repérant cette humble tête de petite souris, vienne lui dire bonsoir. Et c’était pas de l’électoralisme, il était un peu au-delà de ce type de stratégie avec deux septennats au compteur et un cancer assombrissant son avenir. Non, c’était juste élémentaire politesse pour un hôte recevant des convives.

Et puis on est passé à table, notre petite bande s’installant à celle réservée aux artistes. On ne servait personne à table, il convenait que chacun se lève pour aller taper dans les victuailles s’alignant sous le dais central. Donc, je fais comme tout le monde, je me mets dans la queue piétinant devant le buffet, élégamment garni – on est à l’Élysée quand même et on y fait plus dans la demi-langouste que dans la cochonnaille Justin Bridou.

Avançant de plat en plat, je me fais l’effet d’être un gentil membre d’un Club Med’ peu banal, car coincé entre Jospin qui hésite entre asperges et melon-parme et Piccoli qui n’arrive pas à choper sa langouste avec les couverts appropriés et qui finit par y mettre les doigts. Seul le Président est exempté de buffet, son maître d’hôtel personnel lui ayant confectionné une assiette selon les goûts qu’il est payé pour connaître, assiette qu’il va d’ailleurs déplacer toute la soirée au rythme de Tonton passant d’une table à l’autre.

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Piccoli a ici fini sa langouste ; de dos, ensemble rose, Monique Lang ; au-delà, Béatrice Soulé.

Vantant les mets et le vin, causant de tout et de rien, on en arrive au fromegi. L’étape suivante est le gâteau d’anniv’ donc il est temps que je justifie le salaire que je n’ai pas. Je file en dégagement de scène pour retrouver le technicien son qui me remet deux micros HF et me rappelle leur manip : « Tu pousses sur le bouton, apparaît le point rouge, c’est open ; tu repousses en arrière, ça coupe. »

azlo-rocardLes filles ont leur micro. A un coup d’œil de Monique Lang vers Béatrice, feu vert est donné et nos deux chanteuses entament un pot pourri de chants d’anniversaire. Elles commencent ça assises à notre table, avec une tonalité feutrée, leur musicien soutenant le chant de quelques accords doux sur son piano installé sur scène. Ce début de ballade, tombant à l’improviste de la sonorisation du Jardin d’Hiver, va freiner les conversations aux différentes tables, installer le silence nécessaire à l’opération.

Marijosé et Viktor se lèvent et poursuivent la sérénade en glissant entre les tables ; point d’arrêt devant Michel Rocard, Jack Lang, cette déambulation les rapprochant progressivement de leur cible présidentielle.

Face à Tonton qui arbore son sourire sphinxois (de Sphinx…), les deux antillaises vont clôturer leur pot-pourri par un Happy Birthday version créole, leur interprétation se faisant plus que sensuelle aux oreilles du Président qu’elles finissent par, gauche-droite, serrer de très près, tels deux gardes du corps régalien, protection rapprochée dont l’intéressé n’a pas l’air de se plaindre.

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 Applaus, le contrat est rempli, on peut amener le gâteau.

 Alors que les filles viennent de rejoindre notre table, Chevènement se matérialise derrière Viktor Lazlo, se penche sur son épaule et lui dit : « Vous avez une très jolie voix, mademoiselle, bravo ! ». Avec mon mauvais fond toujours prêt à surprendre on ne sait quelle lubricité dans l’œil de mes frères masculins félicitant une jolie femme, je prends ce compliment du Ministre de la Défense pour une litote car, du fait de sa position stratégique, il a une vue plongeante dans le décolleté. Mais il est vrai que la voix vient de la gorge.

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Jean-Pierre Chevènement

Chevènement nous quitte mais il se voit très vite remplacé par Dieu lui-même. Élégant dans son costume bleu-nuit, cravate assortie, légion d’honneur à la boutonnière, il s’appuie des deux mains sur les dossiers des nos artistes, s’applique à les féliciter pour la grâce de cet impromptu chanté, puis demande à Marijosé : « Mais qui a donc eu l’idée de ce duo de bon anniversaire célébré par deux aussi charmantes interprètes ? »

– Jack Lang, Monsieur le Président, répond Marijosé pour simplifier, ne souhaitant sans doute pas se lancer dans le détail de tout le processus qui l’a amenée avec sa copine à cette soirée.
– Ah… Je reconnais bien ici l’esprit d’à propos de mon ministre. »


Béatrice Soulé, Viktor Lazlo, le Président, Marijosé Alie et, caché, mon crâne de « petite-chauve-souris »

La conversation se poursuit un instant puis Mitterrand s’éloignant, Viktor, Béatrice et moi, on décide d’aller vérifier si le gâteau du maître-pâtissier de l’Élysée est à la hauteur de l’enjeu du jour. C’est l’instant que choisit le Président pour revenir vers Marijo seule à table :
« Si M. Lang a su vous convier à cette soirée, cela signifie, Mlle Alie, qu’il a vos coordonnées…
– Mais Monsieur le Président, sourit Marijosé, où irait donc la République si le Ministre de la Culture n’avait pas mes coordonnées ?

– Il est vrai, il est vrai… » et il s’éloigne pour rejoindre ce coup-ci Viktor qui, au buffet, est en train de se demander s’il est bien raisonnable, pour sa ligne, de tester l’œuvre du pâtissier.

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Nouvel entretien dont là je ne saurais rien car occupé à réceptionner la part de gâteau que me sert un maître d’hôtel, puis Mitterrand convoque d’un doit levé son attachée de presse et, avec elle, repart vers Marijosé.

« Jack Lang a donc votre téléphone… Auriez-vous la gentillesse d’également me le donner ? »
Et Marijosé de s’exécuter sur une boîte d’allumette qu’elle remet à la collaboratrice du Président.

Quand, assiette en main, on rejoint notre table, Marijosé se penche vers nous et, sur le souffle : « Devinez ce que Tonton vient de me demander ? » En chœur, Béatrice et moi de lui répondre : « Ton numéro de téléphone, bien sûr !

– Ah oui d’accord… » fait-elle perplexe. Puis, voulant se rassurer : « Il veut sans doute m’entretenir des problèmes de la Martinique…

– C’est cela oui… rit Béatrice.

– Rien n’est moins sûr, conclue-je, circonspect, en engouffrant élégamment une bonne cuillère de gâteau.

 Notre réaction l’ayant quelque peu inquiétée, Marijosé file vers alors Emmanuelli qu’elle connaît bien depuis son passage à l’administration de l’Outre-Mer. « Henri, rends-moi un service, débrouilles toi comme tu veux, mais il faut absolument, urgemment, passer un message au Président.

– Lequel ?

– Je n’aime que les femmes.

– Tu es homosexuelle, toi ?

– Radicalement. Depuis cinq minutes. »

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Henri Emmanuelli

On connaît la réputation, usurpée ou pas, des gens de pouvoir en matière de sexualité, Mitterrand ayant pour sa part largement prêté le flanc aux rumeurs. Relativisons toutefois le propos en rappelant que, en 1991, la prostate présidentielle avait sérieusement dû calmer le jeu. Mais Mitterrand était un charmeur, il avait su draguer la France, aussi, en cette soirée, il ne faisait que garder la main en s’attachant à séduire une jolie femme ; arrivé à son âge (75 ans en 91), le seul plaisir de la séduction devait lui suffire.

Comme je vous devine friands d’anecdotes égrillardes, a fortiori s’il s’agit de Président de la République, je consens à vous narrer l’épilogue de cette histoire. Quelques années plus tard, en avril 1994 précisément, Béatrice Soulé produit une soirée thématique en direct du Printemps de Bourges pour Arte, opération dont je suis directeur de production. Ce grand direct est animé par deux belles présentatrices, chanteuses : Marijosé Alie et Viktor Lazlo. Durant un break des répétitions, je m’assoie à côté de Marijosé : « Alors, lui dis-je, raconte-moi la fin de l’histoire…

– Quelle histoire ?

– Mitterrand qui prend ton téléphone. Il t’a rappelé ?

– Euh, oui, il m’a rappelé.

– Et alors ? fais-je avec ce ton probablement aussi libidineux que l’éclair que j’avais cru voir briller dans l’œil de Chevènement.

– Et alors, rit-elle, j’ai été invitée à l’Élysée…

– Tu m’étonnes…

– Mitterrand est un des hommes les plus habité, intimidant et intelligent qu’il m’ait été donné de rencontrer…

– Oui mais encore ?

– Mais encore ? Rien… si j’imagine ce que tu imagines, on a déjeuné et on parlé de la Martinique, un point c’est tout. »

– Ah… ! »

Moi qui espérais détenir un scoop croustillant pour mes mémoires, j’étais un peu déçu, il faut bien le dire, mais je ne me suis pas rangé pour autant dans les Déçus du socialisme.

par Jean-Pierre de Lipowski

Ce récit est extrait du webroman «Otium», de Jean-Pierre de Lipowski, ou, selon les dires de l’auteur, il raconte «sa vie, son œuvre, ses ongles cassés», avec force photos, archives son et vidéos et, accessoirement, humour.

Liens: webroman de J-P Lipowski

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