A votre santé!
Par Thierry Rocher , le 16 octobre 2018

Thierry ROCHER renvoie la censure

Suite à la Revue de Presse de Paris Première du 8 octobre dernier, je vous livre le texte complet de la chronique, puisqu’on me l’a réclamé, avec en bonus une partie de texte supplémentaire.

Parlons santé avec des dates fortes en octobre

En ce 8 octobre, j’aurais pu vous parler de la Semaine du Goût qui se déroule en ce moment, j’aurais pu vous parler des Foires aux vins qui fleurissent mais non, car je suis au régime, comme vous le savez et comme vous avez pu le constater. Un régime strict qui m’a fait supprimer, au déjeuner comme au dîner, la charcuterie avant les viandes en sauce et les plateaux de fromages avant les pâtisseries à base de crème au beurre. Mais je vais vous parler de la santé car, en octobre, il se passe beaucoup de choses pour les futurs malades que vous êtes. Tout d’abord, le lancement du vaccin contre la grippe, le 6 octobre. Bonne nouvelle, cette année, grâce à la canicule, 1500 vaccins économisés.

Nous sommes à la veille de la Journée du handicap qui bizarrement tombe en même temps que la Journée de la Poste. La Poste qui est, pour beaucoup, un handicap quand on veut ensuite exercer un vrai métier. Quand on y pense, pour tous ceux qui se préoccupent de la santé, quelle semaine ! Le 10 octobre, Journée mondiale de la santé mentale, une journée de folie comme disent les psys. Le 12, la Journée de l’arthrite, rien que le nom fait rêver,  je suis d’ailleurs invité à leur soirée dansante, avec l’élection, parmi les convives, de la reine du Hip hop. Attention, Il ne faut pas confondre l’arthrite et l’arthrose mais vous pouvez avoir les deux et dans ce cas profiter pleinement de vos rhumatismes. Et la semaine finira bien avec le 14, la journée des soins palliatifs, et son slogan sympathique « Plus belle la vie, à la fin ». Alors, bien sûr, tous les malades voudraient qu’on en fasse plus pour eux. On pense aux handicapés, avec des places de stationnement dans les rues. Certains automobilistes valides trouvent qu’il y en a beaucoup et que les places sont trop grandes vu la taille de leurs fauteuils. C’est mesquin. Il faut aménager les lieux publics. Encore un grand nombre d’établissements où l’ascenseur est trop petit pour les fauteuils roulants obligés de prendre les escaliers, et dans ce cas, les secousses deviennent source d’inconfort.

Pour le handicap il faut se mobiliser. Il y a quelques jours, je suis allé à la braderie de Handicap International, avec des pyramides de godasses. Pas très bien organisées, mal rangées. J’ai trouvé chaussure à mon pied mais un seul; pas pu mettre la main sur deux chaussures identiques, mais bon, d’un autre côté, c’était gratuit.

Alors pour le handicap, où se situent les dépenses de la France par rapport aux autres pays? Avec une question sans réponse: faut-il dépenser plus et risquer de voir les handicapés étrangers venir chez nous, ou dépenser moins et voir les Français s’exiler?

En cette période où tout augmente, les maladies mentales n’échappent pas à la règle et sont en progression. Comme on dit: un monde fou ! Il y a moins d’hospitalisations en psychiatrie, et donc, veinards que vous êtes, plus de chance de croiser des malades mentaux dans la rue. Mais restons confiants, tous ne sont pas armés. D’ailleurs comme disait un malade que j’ai croisé: «Quand on n’a pas toute sa tête, il est difficile de voir le morceau qui manque.»

Le 14 octobre: les soins palliatifs. Palliatif, du grec, pale = accompagnateur et hâtif = pressé. La journée des soins palliatifs est dans l’ensemble très bien vécue même si elle ne suscite pas de grosses fiestas comme celles qu’on a connues pour le lancement du vaccin contre la grippe. C’est bien d’en parler car, quand on est malade, ce qui est désespérant c’est de se dire qu’on risque de mourir en mauvaise santé. Un mois d’octobre bien rempli avant novembre, le fameux mois sans tabac, qui débute à la Toussaint et non le jour des Cendres (lendemain de Mardi Gras)

Comme vous le voyez, le mot d’ordre c’est toujours plus d’argent pour la santé et en fin de compte toujours plus de malades. Sortons de cette logique; alors moins d’argent pour la santé et il y aura moins de malades.

Mais, chers lecteurs, la meilleure façon de lutter contre les maladies, c’est l’humour. Faites comme moi, faites l’humour car comme disait le célèbre philosophe Qi Shi Tsu: «Rire de tout évite de pleurer pour rien.»

Par Thierry Rocher

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