Agnus Dei
Par Naqdimon Weil , le 7 avril 2015

Les valeurs de Mr NAQDIMON

Mr Naqdimon by Babouse

Ils peuvent le flageller et le couronner d’épines, il ressuscitera !

En ce jour de Pâques, qui vit la résurrection du Sauveur, on me permettra de m’éloigner de mes habituelles préoccupations sociétales pour m’autoriser à une réflexion plus spirituelle. Car l’Homme ne vit pas que d’ortolans et de Sauterne, il est aussi cette créature élevée qui possède l’étincelle divine de la Création, et dont, dans sa grande bonté, il fait profiter les être inférieurs, de l’humble moustique au puissant éléphant, du chien fidèle à la femme aimante. Oui, l’Homme, seigneur et maître de l’Univers, a reçu de Dieu Lui-même le droit de régenter la Terre et sa demeure, mais il doit le faire avec raison et équanimité, et donner à sa compagne une part de son appendice céleste pour la sauver du Péché Originel dont elle fut et demeure la seule responsable. Oui, aujourd’hui, lors de la célébration du retour sur Terre de Celui qui prit nos fautes, mais aussi celles, nombreuses et par nature plus graves, des femmes, sachons garder pour celles qui nous précipitèrent hors du Paradis terrestre, un regard emplit d’humanité et de charité chrétienne. Car, comme l’a dit le Christ en sa parfaite humanité et sa pleine divinité « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre » à ceux qui voulait, fort logiquement, lapider la femme adultère. Sur ce dernier sujet, je l’avoue, je pourrais trouver le Sauveur un tantinet gauchisant, mais qui suis-je pour remettre en question les décisions du Fils de Dieu ?

Car, c’est bien en tant que fils de Son Père que Jésus fut trahi, abandonné, jugé, condamné et mis à mort. C’est au nom de ce qu’Il représentait que les païens et les israélites le firent monter en croix au milieu des larrons juifs, sans que le Christ ne proteste, démontrant ainsi sa profonde gentillesse, même envers un peuple déicide. Les treize étapes de Sa Passion furent un véritable spectacle pour ces hérétiques, ce qui explique certainement la surreprésentation des gens issus de cette engeance dans les milieux du cinéma et du spectacle. Mais, même ainsi promené dans Jérusalem sous les lazzi et les quolibets, le Rédempteur ne fit jamais montre de la moindre colère, du moindre agacement. Ce qui prouve définitivement la supériorité de la foi chrétienne sur les autres, tant elle refuse la colère, la peur, la haine, l’agressivité et l’ambition, qui feraient tomber le croyant du côté obscur de sa force.

Et, même si ce n’est pas le sujet principal de cette chronique, toute dédiée à la transcendance immanente de la figure du Sauveur, je ne peux m’empêcher de voir un lien symbolique entre le procès, la condamnation, les tortures, la mise à mort et la résurrection de Jésus-Christ et le Destin politique du meilleur d’entre nous tous, Nicolas Sarkozy. À l’image du Sauveur, il pardonna à la Femme Adultère et fut moqué pour cela. Comme son glorieux prédécesseur, l’ancien Président de la République est publiquement insulté, couvert d’opprobre et d’ordures, trahis par les siens et offert, victime expiatoire du solférinisme, aux juges rouges et aux éditocrates aux ordres. Comme l’Agneau de Dieu, l’ancien Maire de Neuilly est proposé à la vindicte populaire, lui qui ne fut que bonté et amour d’autrui, désintéressement et rigueur morale. Comme le Saint Crucifié, il doit subir la haine et la vengeance de ceux qui n’ont pas sa grandeur d’âme et son cœur bienveillant. Bien évidemment, Nicolas Sarkozy n’est pas le Christ, mais, pour ma part, je crois fermement en sa résurrection et à son retour en gloire en 2017.

Et j’espère fondamentalement qu’à ce moment-là, le Royaume n’appartiendra plus aux simples d’esprits, car ils sont déjà aux commandes de l’État depuis mai 2012 et il sera plus que temps pour eux de rentrer en leur triste  bercail !

La semaine prochaine, je vous apprendrai comment les solfériniens ont tenté de faire disparaître l’héritage catholique, apostolique et romain de la France au profit de la pensée hollandienne.

 

par Mr Naqdimon

Nota bene : Chers lecteurs,
Ne nous leurrons pas, la droite décomplexée a le vent en poupe. Au Coq des Bruyères on est pas plus con que les autres, alors à l’instar de ceux qui déroulent le tapis rouge (brun) à Ivan Rioufol, Éric Zemmour et consorts, nous ouvrons nos colonnes à Monsieur Naqdimon qui saura amener notre journal sur l’autoroute du progrès.  

Nous aussi on veut en croquer ! ce qui nous permettra, d’ailleurs, de ne pas être tondus à la collaboration.

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