Ami.e si tu es Kurde
Par Anthony Casanova , le 15 octobre 2019

Anthony CASANOVA est politiquement correct

Cela fait un siècle que le peuple kurde est trahi par l’Occident. Ils ont été trahis après chaque Guerre mondiale, abandonnés lorsque Saddam Hussein les massacra à l’arme chimique en 1988, oubliés après la première guerre du Golfe… voilà le destin du plus grand peuple au monde à être privé d’un État: Les Kurdes. Alors, on peut conclure que Donald Trump livrant les Kurdes à la Turquie d’Erdogan n’est que l’énième saloperie qu’ils subiront via la lâcheté et la médiocrité des dirigeants occidentaux.

Les Kurdes sont notre rempart contre Daech depuis 2013. Ils luttent continuellement face à nos pires ennemis tandis que nous, citoyens du monde libre, pataugeons dans des circonvolutions diplomatiques pour savoir combien de morts il faudra attendre avant d’agir. Poutine distribue les cartes, et pour ne pas froisser l’autocrate du Kremlin, nous laissons le charnier s’accroître. Bien sûr lorsque Trump annonça sa nouvelle «trouvaille» en la justifiant par l’absence des Kurdes lors du Débarquement de Normandie en 1944, la communauté inter… oui… mais merde!

On ne peut pas faire comme si c’était normal? Enfin, Trump est tout de même la personnification de l’incroyable, non? Un type comme ça, l’humanité en défèque un par millénaire, et généralement les parents ont la courtoisie de le noyer dans l’eau du bain! A ce niveau de malfaisance, il faut se dire que Trump est un nihiliste convaincu, à côté de lui le Joker c’est un clown d’anniversaire. Car si, par hasard, Trump s’aperçoit que les Nazis étaient Allemands, il ne va pas tarder à envoyer une bombe atomique sur Berlin! C’est effrayant de réaliser que la plus grande puissance mondiale n’est pas gouvernée par un humain mais par une vulgaire matière grasse. Je ne suis pas pour la violence mais pour sortir les USA de ce merdier politique, le Parti Démocrate ne devraient pas chercher le futur Kennedy mais plutôt le nouveau Lee Harvey Oswald.

Par la faute de Trump, les autorités Kurdes doivent sacrifier l’autonomie politique bâtie depuis maintenant huit ans dans le nord de la Syrie pour sauver leur peuple. C’est infecte. Certes, la communauté internationale regrette l’annonce de Trump et s’apprête à sanctionner la Turquie. Oh la belle affaire. Vous connaissez les sanctions de l’Union Européenne? Non? Eh bien le bourreau Bachar Al-Assad les connait par cœur, et il en rigole encore. Car au final, les Français ne feront rien, les Allemands n’en feront pas plus, et les Anglais se diront que ne rien faire c’est déjà trop. Bref, l’Europe, il faut se rendre à l’évidence, c’est du vent. C’est une institution faite pour divertir quelques députés en attendant la retraite. C’est le petit mouroir de la démocratie sur lequel urinent tous les salopards du monde.

Le 5 janvier 2015, deux jours avant les attentats contre Charlie, les Kurdes baptisaient une école du nom de Pierre Perret en l’honneur de sa chanson La Petite Kurde. A l’inverse de l’Occident, les Kurdes ont de la mémoire, ils n’oublient pas. En attendant, les Kurdes meurent, comme toujours, en se demandant pourquoi leurs alliés sont aussi pourris que leurs ennemis.

par Anthony Casanova

Anthony Casanova par Babouse

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