Ane Houna
Par Christophe Sibille , le 9 février 2016

Christophe SIBILLE l’homme au micro

« Je ne connaissais pas ce garçon, mais je reconnais qu’il est très bien coiffé ».
Sarko : arrêtez, Christophe Sibille, et ne me faites pas dire ce que je ne voudrais pas qu’on entende ; même si c’est vérationné qu’Eric Ciotti est très bien coiffé, je voudrais vous faire dire que je le connais parfaitement bien, cette tête de moule !
Moi : Pléonasme !
Sarko : appelez-moi président, s’il vous plaît ! Car ce qui fut sera !
Moi : vous parlez japonais, maintenant, monsieur le président d’L.R. d’andouilles ? Non, je voulais simplement vous dire que : « parfaitement bien », même si l’expression est couramment employée par deux bons tiers des journalistes du PAF, même pas que des journalistes sportifs, des vrais, est pléonastique.
Sarko : comme les nichons de Pamela Anderson ?
Moi : non, je ne pense pas que ce soit du plastique. Plutôt du silicone. Comme la lune.
Mais bref. On reprendra cette interview passionnante tout à l’heure, mon tibia. Mon périnée, pardon. Vu que je sais que vous vous jetez sur à peu près n’importe quel micro, tel Christine Boutin flairant une hostie, je n’aurai pas de mal à vous retrouver. Mais là, j’ai autre chose à faire ! » … … …
« Je ne connais pas ce garçon, mais … »
Rappel des faits :
La personne qui ne connaît pas ce fameux « garçon bien coiffé », (note bien que je dis : « la personne », pas « l’abruti », bien que tu le penses autant que moi, ô ma lectrice), s’appelle Cyril Hanouna.
Non, ne vomis pas tout de suite, attends la fin de ma chronique !
Le fameux garçon très coquet, c’est Bruno Donnet.
Bruno Donnet obtient en 1993 une maîtrise en mannequin pour brushing … euh, pardon, en Information et Communication à  Paris III en 1993. Puis est engagé comme journaliste et reporter sur Paris première en 1995. En 1997, sur TF1 toujours comme reporter pour Le Monde de Léa, puis sur France 2à partir de 1998 dans D’un Monde à l’Autre.
Recruté en 2005 par Canal + comme chroniqueur pour « Le grand journal », dans lequel il anime toujours une chronique de décryptage médiatico-politique courte et percutante, illustrant et analysant avec rigueur et sans complaisance une stratégie politique ou médiatique impliquant l’invité du plateau. Une sorte de Yann Barthès, puisque il faut vraiment tout expliquer, mais en plus universitaire.
Depuis 2012, il anime également quotidiennement l’émission Un an après, sur Europe 1, dans laquelle il revient sur les événements de l’année précédente à la lumière de leur évolution (catastrophes, enquêtes, procès…), prenant le contre-pied du principe du buzz médiatique éphémère.
À la rentrée 2015, il rejoint France-inter en qualité de chroniqueur chaque lundi dans l’émission L’instant M de Sonia Devillers.
Et c’est là que, le 1er février 2016 vers 9h45, il a fait son métier. Brillamment, comme d’habitude. En accrochant de sa plume acérée l’émission à la fois la plus débile et une des plus regardée d’l’optique étron. Mais si l’importance médiamétrique était en adéquation avec le mérite, Najax V.B. serait adjointe de mairie à Elague-le-Buisson, le F-haine à 0,5 pour cent dans les urnes, ma tante ne serait pas homophobe, et Hanouna animerait la tranche 2 – 3 du mat sur « Radio-Balistiq ». Si toutefois on l’y acceptait.
En plus d’être talentueux, il est plutôt gentil, Donnet. Plus que moi, en tous cas. Je vais donc traduire son propos dans ma langue de pute. Et puis,  j’ai déjà pompé son C.V. sur wikipédia, je vais pas en plus répéter mot pour mot ce qu’il a dit, je ne suis pas Alain Minc !
Hanouna est gras. Son cerveau est gras. Il ricane grassement de ses vannes pathétiques. Il renifle à longueur de journée le pire du trou du cul des programmes de la lucarne à blaireaux pour, dans une prouesse gastro-entérologique non encore élucidée, nous en étaler le vomi dans : « touche pas à mon poste ». Il humilie ses chroniqueurs. Ses téléspectateurs se déshonorent en s’esclaffant de ces humiliations. Il glisse des nouilles cuites dans le slip d’un d’entre eux, Mathieu Delormeau, parce qu’il trouve ça drôle. Mathieu Delormeau, lui aussi, trouve vraiment ça très amusant. Le reste de l’équipe aussi. Ah, ah, ah, ah. Arrête, Cyrillou, j’ai les lèvres gercées.
« Je ne sais pas qui est cette personne et je ne sais pas ce qu’il a. Je crois qu’il voulait faire un peu de buzz autour de lui parce que je ne connais pas ce garçon, qui a l’air au demeurant très bien coiffé. Je ne sais pas où vivent ces gens mais ils n’ont pas compris. En fait, il faut qu’ils sortent un peu, qu’ils aillent voir des gens, qu’ils échangent un peu, qu’ils arrêtent de rester entre eux ! Ils ne comprennent pas que les jeunes aujourd’hui ne font que se charrier, s’amuser, se vanner. C’est aussi ce qu’on fait ici à longueur de journée : vous me vannez, je vous vanne aussi…”
Mais oui, suis-je bête, aussi, à force de ne pas foutre le nez dehors ! Donnet n’est qu’un pisse vinaigre par le cul, et Cyril Hanouna, un mix entre Pierre Desproges et l’abbé Pierre. Et une sorte de Nelson Mandela libérant le PAF des censeurs bien pensants droitdelhumanistes constipés de la bite.
Comme dirait Coluche : « quand on pense qu’il suffirait que personne ne regarde cette merde pour qu’elle ne diffuse plus » !

par Christophe Sibille

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