Ça commence à faire beaucoup
Par Christophe Sibille , le 16 juin 2015

Christophe SIBILLE l’homme au micro

Ça ne passe plus ! Non, Mister président, non madame Najax V.B., non, monsieur Combat des Lys, non, monsieur le Foldingue, non, madame la perdrix Royale  du Poitou.
D’ailleurs, tiens, on ne l’entend  plus, celle-là, en ce moment ; elle nous prépare quoi ? La relocalisation d’une usine de portiques made in France pour empêcher les entreprises de ferroutage de prendre les voies à péage gratuitement les dimanches impairs ?
Non, comme disait la sainte Marie mère de dieu à Joseph le jour où il tentait de lui montrer son enthousiasme à l’idée de mettre en route un petit frère à Jésus, ça ne passe pas !
Inutile d’insister.
J’ai déjà voté deux fois à droite dans ma vie, je ne recommencerai pas.
Vous vous rendez compte ? Vous vous foutez tellement de notre gueule que, pour que ça se voie moins, vous avez ligoté ce malheureux Manuel Valls dans un Falcon payé avec nos impôts pour le forcer à aller assister à un match de baballe ! 
Et pour l’obliger à s’en excuser, en plus !
Vous n’avez rien trouvé de mieux à provoquer, comme contre feu médiatique ? Pourquoi pas le retour politique de DS queue, pendant que vous y êtes ?
C’est prévu ???????
Ah, oui, Jack Lang a dit que plus rien ne s’y opposait. Au temps pour moi.
Je ne sais d’ailleurs pas qui a le plus d’humour, les juges ou les députés mais, quand même, rétablir la pénalisation des clients le jour même où on absout Mégabite, c’est impossible que ça ne soit pas fait exprès ! Si ça continue, vous aurez tellement envie de nous faire marrer que vous allez finir par vendre des Rafales à de gentilles dictatures qui ne rêvent que de nous les balancer sur la tronche !
Alors, tant qu’à se foutre de la nôtre, allez-y carrément ! Puisque vous fûtes Charlie le 11 janvier, continuez, même si on va vers l’été !
Mais le premier Charlie, cette fois, hein, évidemment ! Ne lésinons pas !
Celui du professeur Choron !
Hara-Kiri !!
Allons-y !
C’est vrai, quoi,  M’sieur Grollande, nul à chier, d’aller à Vinexpo AVANT de te pointer aux vingt-quatre heures du Mans !
C’est l’inverse, qu’il fallait faire !
A Bordeaux, te bourrer la gueule, façon Chirac fois douze, en enfilant les crus les uns après les autres, allez hop, une chope de Giscours, un hanap de Cheval blanc, une chope de Yquem, et ne te tirer de la soirée que quand ton doux regard de mérou passé au court bouillon n’arrive plus à faire la différence entre le fion de Juppé et la tronche de Julie Gayet.
Là, tu chouraves la bagnole du patron du convoi de police et tu te casses, toutes sirènes hurlantes, en faisant des doigts d’honneur aux licornes géantes vertes à pois mauves qui jalonnent le parcours, et tu arrives le lendemain pile poil à seize heures pour l’arrivée du championnat intergalactique de salopage de la couche d’ozone.
Ca marche, pour le timing,  j’ai fait le calcul !
Et sous la pluie ! Qu’il tombe de la merde, bordel ! C’est qui, ce chargé de com à la con qui nous a foutu ce presque beau temps ! Quel faute de goût ! Tu nous avais habitués à mieux, quand même !
Et, là, clou de cette fin d’après-midi, tu montes sur le toit du Scenic, façon John Kennedy avant sa reprise de balle de volée, et, à cheval sur le gyrophare, ah, non, merde, ça, c’est pour Nanoletto,  tu hurles, juste avant de prendre à deux cent quarante à l’heure la ligne droite des  Hunaudières : « courbe du chômage, je t’ai cohomhomprihise », avant de te jeter dans la foule, t’écrabouillant sans le moindre espoir de vierges en un ultime don de rillettes nourries au grain.
Ton sur le ton de cette Porscherie.
Ca, ça aurait de la gueule !
Même pas ! Même pas capables de nous faire marrer un dernier bon coup avant de faire place nette aux vautours de la Reine me Pine !
Vous ne nous faites que gerber.
Tristement.

P.S. : dernières nouvelles du front, concernant la chorale dont je m’occupe au conservatoire de Châteauroux.Ma chère lectrice, je te livre, ci-dessous et à l’état brut, la phrase figurant dans le compte-rendu de la réunion du collectif des professeurs du conservatoire avec le maire, Monsieur Gil Avérous. Tu te feras ton opinion concernant le fait qu’un élu puisse virer un contractuel pour simple délit d’opinion. Avec un mépris et une condescendance qu’on ne retrouve pas que chez ces partisans de la droite forte, mais quand même.
« Nous intervenons sur la pertinence de la suppression du Chant choral Variétés, alors que ce poste rapporte au conservatoire plus qu’il ne coûte. M. le Maire répond qu’il est peu enclin à s’attarder sur ce contrat au vu de la déclaration faite la veille par le contractuel. »

par Christophe Sibille

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