Ça continue semaine prochaine
Par Christophe Sibille , le 23 juin 2015

Christophe SIBILLE l’homme au micro

 Avant dernière chronique avant la pause estivale. Pause qui va te permettre, ô ma lectrice du « Coq », de te mettre les doigts de pieds en éventail, et les doigts de mains où tu veux. Tout en te vengeant du temps que nous t’avons volé, mes collègues et moi-même, sur la lecture tellement longtemps espérée du quatrième volume de « 50 gluances de gras »
A ce propos, il paraît que les fans de cette saga plus émétique qu’érotique ont trouvé ce dernier tome « un peu raide ». Je ne le lirai pas plus que les trois premiers. J’ignore donc si l’auteur de ce compte rendu rien moins que lapidaire faisait ainsi référence à l’appendice qu’on n’entrevoit jamais dans l’adaptation cinématographique qui a vraisemblablement laissé beaucoup plus de liquide dans les caisses des Cinémovida que sur les sièges de leurs salles.
Je l’espère, du moins, car si nos homologues mamelliphores en pincent pour ce truc, je ne suis pas près d’emballer, moi !
Bon, je ne voulais pas aborder ce sujet.
En fait comme je suis rien qu’un gros fayot, je voulais juste emboîter le pas de mon rédac-chef bien aimé.
Pour traiter d’un phénomène qui semble n’avoir été qu’une mode.
Et, comme toutes les modes, générée par des trous de balles.
Sauf que celle-ci ne se s’est pas contentée d’irriter la peau des intolérants à tous ces phénomènes d’assentiment collectif , donc décérébré, devant un événement tel que fête de l’amusique ou coupe fantaisie capillaire style « tête de cul » de nos piedaucuteurs de baballe professionnels.
Non.
Ce sont des vrais trous, qui en ont été à l’origine, de cette mode là.
Des trous dans la peau de mes amis. De nos amis.
Bref, au lieu de me remettre à pleurer, je voudrais, (avant que l’été reprenne totalement le pas sur ce qui n’aura, donc, été pour la plupart qu’une lubie aussi branchouille qu’éphémère de début d’hiver) :
-Essayer de me convaincre encore et toujours, au-delà des frimas, de ce que signifie : « je suis Charlie ». Pour moi, et peut-être pour toi.
Pour ma, notre santé mentale et l’entretien de ma, nos défenses immunitaires contre la désespérance, d’y coller au moins de temps en temps. Comme l’hémorroïde Nadine Morano à l’anus Nicolas Sarkozy. Même si, pour elle, l’adhérence est désespérément pérenne.
Compil, donc, en vrac :
Tiens, j’ai attaqué avec la saga ! Au sujet de « 50 nuances ». Donc, un des dessins les plus drôles, (vu sur facebook), et correspondant le plus à cet esprit de déconne qui fut celui de Choron, et du Reiser des grandes « Unes » du journal du début des années 70.
Par le dessinateur suisse Mix et Remix. Deux minaudeuses qui semblent pourtant acquises à la cause du menotteur peine à jouir et de sa pucelle contractuelle. Une des deux fans dit à l’autre, en sortant du cinéma : « je n’aurais jamais cru pouvoir m’enfiler un si gros navet ».
Bon, c’est vrai, un dessin, ça ne se raconte pas.
Une réplique, alors !
Quand on voulait conclure définitivement une discussion un peu âcre, à l’école primaire, vous vous souvenez ? De mon temps, on répondait à l’insulte : « c’est çui qui dit qui y’est ». Moyen.
Par contre, au collège, j’ai adoré : « si j’avais un cul comme ta gueule, j’oserais pas chier ». Très cool. Et souvent définitif. Bien fait pour ton cul !
Tenez, une autre idée. Pour adultes, cette fois.
Vous vous retrouvez au restaurant avec une bande de potes. Parmi eux, une harpie, genre, je sais pas, militante féministe et végétarienne, vous voyez.
Si si si, vous savez, vous en avez certainement connu au moins une, du genre à vouloir raboter les couilles de tous les mecs qu’elle croise. Surtout les vôtres, ô mon lecteur, quand vous avez eu l’affront d’offenser la galanterie française en ne vous effaçant pas devant elle en entrant, espèce de goujat.
Alors qu’elle ne sait pas, la connasse, que c’est l’homme qui pénètre d’abord. Dans le restaurant !
Gastos où elle commande évidemment une assiette de crudités sans sauce, vitupérant contre l’oppression de la classe animale et pour l’obligation de Tofu dans toutes les cuisines.
Alors-là, vous vous tournez posément vers elle. Et, dès qu’arrive l’instant de silence convoité, vous lui dîtes : « dis donc, la dernière fois que je t’ai sucée pendant tes ragnagnas, tu ne semblais pas vraiment disposée à lancer une pétition sur change.org, si ? »
A mon avis, effet garanti !
Bon, si j’ai d’autres idées, je vous les soumets la semaine prochaine.

par Christophe Sibille

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