Chacun ses goûts, je préfère le tien
Par Christophe Sibille , le 9 avril 2013

Christophe SIBILLE l’homme au micro

Je vous jure, et croyez-moi si vous pouvez, mais essayer de vous faire rire avec l’actualité frise parfois l’esclavage. S’astreindre à prêter l’oreille à ces ressassements météorologiques, vous parlez d’un kif  !! Le printemps n’arrive pas, il est bien là, pourtant, on sait lire un calendrier, quand même, mais les températures, les salopes, refusent de s’appliquer les normales saisonnières, et paf !

Exemple, sur RTL, mais ce n’est qu’un exemple. Douze heures trente, ouverture du journal. Douze heures trente sept, après la première coupure de pub, interview d’un malheureux passant ! Assez téméraire pour oser se promener dehors ! En plein mois de mars, pensez-donc ! Alors qu’il fait à peine plus de dix degrés !! A l’ombre !! Oui, Louis, à Glasgow aussi, mais voulez-vous que je vous prenne un rendez-vous chez l’ORL ? Je n’ai pas dit : « dix degrés à Londres ». Bref. « Oui, aujourd’hui, c’est agréable, il y a du soleil, alors, on profite un peu de la lumière, c’est vrai, ça nous remonte un peu. Oui, le moral, surtout, mais, quand même, il ne fait pas chaud, mais c’est mieux que la semaine dernière quand c’était pire, parce qu’il ne pleut pas, et on peut sortir sans se mouiller, parce qu’il y a du soleil, et c’est mieux que quand il fait gris, surtout que ça fait longtemps que ça dure, y’en a marre, vivement qu’y a la canicule qu’on puisse enfin gueuler un bon coup qu’il fait trop chiaud ». On sait, on sait, ON SAIT ? On sait même que la météo des neiges, il y a trois semaines, c’était en direct de radio-bleue Quimper. Tenez, je vous parie ce que vous voulez que ce beau temps ne durera pas, et que d’ici quelques jours. Comment ça, je n’ai pas fini ma phrase ? Dîtes tout de suite que ce que je dis n’est pas limpide. Vous le dites ? D’accord. Alors, moi, vous savez, ce que je vous dis, hein, vous savez ? Hé ben, je vous dis que le temps sera plus vieux qu’hier et moins que demain ! Hein, que ça vous en couche un boin !!

Non, vraiment, avoir l’impression de se faire mener en bateau, au début, ça peut être sympa, mais, à la longue, y’en a marre !! Si, si, je vous le jure, ça va un moment, mais, au bout d’un journal complet, la croisière, ça m’use ! Alors, comme la voie est libre, la voie de gauche de mon tuner, je déboîte sur France-inter. Mais c’est bien parce que c’est vous.

Quinze heures zéro sept. Pile le moment du défouloir des frustrés primaires du crypto-égalitarisme, à savoir le répondeur de « là-bas si j’y suis », de Daniel Mémère. Mermet, pardon. Bon, je suis injuste, il y a de bons moments, dans ce documentaire néanmoins complaisant, oui, Benoît, complaisant, en un seul mot. Du moins, quand la présence de quelque  thuriféraire de l’islamo-gauchiste n’y est pas trop voyante. Moi, je dis ça, en bon social traître primaire de base, mais, après, c’est chacun son goût. Et, ô mon auditrice préférée, dieu sait si le tien me convient … Les tiens me conviennent, pardon. Et en un seul mot aussi, sinon, c’est très cochon, et je vais avoir des problèmes avec mon rédac’ chef, qui est aussi calotin qu’une Frigide Barjot. Qui, au passage, semble avoir complètement oublié qu’elle se rendit célèbre en chantant : « fais-moi l’amour avec deux doigts ». Et on peut noter finement que, s’il lui prenait de rechanter ce tube aujourd’hui, elle aurait avantage à le réactualiser, pour le bien-être de son partenaire cascadeur autant que putatif, en deux mots, cette fois-ci, merci, je réactualise : « fais-moi l’amour avec deux doigts et n’oublie pas, avant, de mettre tes gants de boxe si tu veux pas te choper une septicémie». Pas facile à mettre en musique, ceci-dit, mais je compte sur vous. Bref.

Un esclavage, vous dis-je !! Surtout que notre client préféré, DSK, finit par faire défaut. Vous savez ce qu’il a sorti, avant de s’évanouir, pfuitt, dans la nature ? Pardon, Benoît !! N’importe quoi !! Mais non, pas sa queue !! La mienne non plus, enfin !! Pas la place !! Vous croyez quoi ? Que j’ai une salle de bains de deux cent mètres carrés ? Non, il m’a dit, l’air réellement désolé : « tout ce que je veux, maintenant, c’est avoir une vie d’ange ». Franchement, vous me décevez ; vous avez très mauvais esprit !! En deux mots !! Pas une vidange, une vie d’ange !! Et pas un vît d’ange, non plus, vous savez parfaitement que les anges n’ont pas de sexe !!

Non, vraiment, je vous le jure, un véritable esclavage !! Et, en disant cela, je me demande encore si j’ai peur d’avoir raison, ou raison d’avoir peur !! Toujours est-il que, au milieu de cette avalanche de nouvelles catastrophiques, il en est un qui continue toujours à clamer son innocence, et à hurler contre les calomniateurs de tous ordres. Alors, oui, mon Jérôme Caca, tu as raison, et, si ça peut te réconforter, je veux bien confirmer ta non culpabilité, et le dire haut et fort avec toi !! Ce sont tous des menteurs !! Rassure-toi, je sais bien que tu n’es pas coupable de ce dont on t’accuse !! Je sais pertinemment que tu n’as jamais été de gauche !

 

par Christophe Sibille

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