Choir et déchoir
Par Naqdimon Weil , le 24 mai 2016

Les valeurs de Mr NAQDIMON

Mr Naqdimon by Babouse

Souvent, on titube avant de chuter définitivement.

Au cours de l’Histoire, les plus grandes civilisations sont toutes tombées les unes après les autres, parfois sous les coups de boutoir des ennemis extérieurs, souvent à cause des attaques internes contre leurs propres symboles. Certes, Odoacre le barbare déposa le malheureux Romulus Augustule, signant ainsi la fin de Rome, mais l’Empire avait déjà commencé sa chute quand l’imprudent Caracalla signa son édit donnant la citoyenneté à tous les métèques et les rastaquouères qui pullulaient dans ses frontières. De la même manière, c’est après la tragique Nuit du 4 Août 1789, durant laquelle les privilèges qui avaient si paisiblement organisé la Nation pendant des siècles pour le plus grand bonheur de tous furent abolis et que la monarchie française entama son tragique déclin. Et il en fut de même pour tous ces admirables empires façonnés par le courage et abattus par l’indolence et l’ignorance de leurs valeurs fondamentales.

Après quatre ans d’une direction politique et économique plus ravageuse pour le génie national qu’une invasion de Huns, le sybarite corrézien de l’Élysée maintient la barre du char de l’État dans la direction la plus aberrante, véritable capitaine du vaisseau France devenu le Titanic, alors que la rue s’enflamme et que la Toile se rebelle. Non content de laisser de jeunes chevelus grévistes aux manières de turlupins s’en prendre à nos forces de maintien de l’ordre, voilà qu’il autorise une bande de traine-patins et de pue-la-sueur à s’attaquer à l’un des fondements de la civilisation française. En effet, à l’instigation des syndicats anarcho-syndicalistes marxistes, des nervis des Rouges menacent le cœur même de notre vie quotidienne sans que le vacillant pouvoir socialo-écologiste ne fasse donner la troupe. Vous l’avez bien compris, je veux parler ici de l’abominable perspective de pénurie d’essence dans les stations service françaises.

À cause de l’impéritie du couple gouvernemental, verra-t-on demain des centaines de milliers de Français faire la queue devant les rares postes à essence encore en fonctionnement comme de vulgaires slaves de l’époque brejnévienne ? Pour pallier le manque criant de carburant, devra-t-on subir la terrible humiliation d’utiliser des tickets de rationnement pour obtenir notre nécessaire et quotidienne dose d’hydrocarbure, comme lors des moments les plus sombres de notre histoire ? Faudra-t-il placer des gardes armés devant chaque pompe sise sur le territoire national afin d’empêcher nos malheureux conducteurs en manque d’aller voler quelques gouttes du précieux liquide ? Hélas, je le crains. Notre beau pays ne peut survivre au manque d’essence et cette tragique éventualité me parait être le dernier clou du cercueil de la Patrie sur lequel frappent inconsidérément le satrape solférinien et l’hidalgo de Matignon.

Pauvre France, malheureux phare des nations, demain, tu seras tenue de ressortir les pinces à vélo.

La semaine prochaine, j’évoquerai le souvenir de la campagne de Russie et étudierai avec vous la possibilité d’engager les millions de chômeurs dans une opération de même ordre.

par Mr Naqdimon

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