Choisis ton camp, camarade!
Par Christophe Sibille , le 26 février 2019

Christophe SIBILLE et sa lectrice

 
Hello, ma chère lectrice!
Je ne sais pas si tu as remarqué, mais il fait beau! Enfin, je crois! Euh, je ne sais toujours pas où tu crèches, mais en tous cas, chez moi, aujourd’hui, et même depuis plus d’une semaine, j’en suis sûr. Et encore les jours à venir, paraît-il, ne me remercie pas. Car c’est précisément pour ça que ma légendaire propension à doucher les enthousiasmes va s’empresser de castrer le bel optimisme que doit censément te donner ces prouesses météorologiques, en te parlant d’un gros con.

«Encore un?», me diras-tu-j-me?
«Enfin, peut-être même deux», te répondrai j-te.
S’il me reste de la place après le premier, car tu connais l’intransigeance de mon rédac-chef sur l’espace imparti.
Et, dans son sillage, les chemtrails de décérébrés idéologiques, (pléonasme), qu’il entraîne joyeusement dans son sillage émétique.
Alain Badiou, tu connais?

Je te le présenterai de manière un peu plus complète après le«débrief»… Pardon, après avoir tenté l’explication de texte d’une merd … d’un article, qu’il a publié dans ce délicieux media que ses initiateurs ont en toute simplicité baptisé «le media».
(On peut au passage constater chez l’extrême-gauche, jusque dans la manière de baptiser leurs organes de presse, une forme d’équation implicite entre la seule vraie information et la leur: «le media»= les media, ou «mediapart», = les media. Vu qu’il semble évident qu’il n’y ait que les leurs qui soient purs et exempts de toute partisannerie. A l’inverse de tous les autres, vendus soit à la fachosphère, soit a l’islamophobie, soit au grand capital-macronisto-sioniste, vu que maintenant, parler de «complot juif» est devenu un peu trop voyant.
Soit aux trois.

Alors qu’«antisémite et «antisioniste» c’est la même chose, bande de cons! Et je vous rappellerai à cet égard la phrase du merveilleux et visionnaire Wladimir Jankelevitch, même si je sais qu’elle ne suffira pas pour vous faire fermer vos grandes gueules d’antijuifs mal assumés: « L’antisionisme est une incroyable aubaine, car il nous donne la permission – et même le droit, et même le devoir – d’être antisémite au nom de la démocratie! L’antisionisme est l’antisémitisme justifié, mis enfin à la portée de tous. Il est la permission d’être démocratiquement antisémite. Et si les juifs étaient eux-mêmes des nazis ? Ce serait merveilleux.»
Et, puisque j’en suis à parler de choses qui nous concernent tous, même si c’est un dossier que certains chroniqueurs dans ces pages-même connaissent bien mieux que moi, un petit rappel utile:
«Voici une définition : un sioniste est un individu qui désire ou soutient la création d’un Etat juif en terre d’Israël qui serait, dans le futur, l’Etat du peuple juif. Selon les propos mêmes de Herzl : «A Bâle, j’ai fondé l’Etat des juifs.» Le mot-clé en l’occurrence est : «Etat». Et, de manière naturelle, il s’agit de la terre d’Israël à cause de l’attachement historique du peuple juif à cette terre.»

Mais revenons à notre Badiou. Qui écrit, en résumé: «le raciste Finkielkraut a trouvé un truc; il va rôder du côté de manifestations bon enfant, qui n’ont pas de moyens de neutraliser les provocateurs. (Après «Nuits debout», «les giletsjaunes.»)
Voici le lien vers l’article, car le résumé que je suis en train de tenter de te faire n’arrivera jamais à rendre compte de la violence du bonhomme, qui nous cuisine avec brio les procédés de l’imposteur Finkielkraut et l’afflux parasitaires des rumeurs sur les réseaux sociaux, pour le plus grand profit des milliardaires (Rotschild et Goldmann (Sachs.)
J’ai envie de défendre Finkie. Même si je suis très loin de partager ses idées. Même si je n’avais pas du tout aimé sa défense inconditionnelle de Polanski dans l’affaire Samantha Geimer. Même s’il est quand-même vraiment trop de droite pour moi. Nonobstant le fait que la gauche me broute de plus en plus. Mais ce philosophe fait quand-même partie des gens avec qui on a envie de s’instruire en discutant. Et, quand on voit tourner la vidéo sur laquelle il dit: «taisez-vous», avec une voix à laquelle il ne manque plus que le crucifix s’agitant entre ses jambes, il y manque la séquence précédente nous montrant un quasi-analphabète l’empêcher de développer la pertinence de ses arguments développés.
Et Badiou? Ben Badiou, c’est la défense inconditionnelle des khmers rouges, en 1979. Badiou, c’est la justification de la terreur d’état comme condition de la liberté.
Badiou, c’est un crypto-dictateur qui crache son venin sur tout ce qui ne ressemble pas de près ou de loin à la plus pure tyrannie communiste, du haut de sa chaire d’enseignant à l’école normale supérieure de la République française crypto-fascisante.
Alors?
Alors, pour le deuxième con, ça sera mardi prochain.
En attendant, choisis ton camp, camarade.

par Christophe Sibille

sibille-by-rodho

# [Les derniers articles de Christophe Sibille]

Patrick FONT - Souvenirs d'un cowboy d'opérette