Juste un clin d’oeil au printemps
Par Thierry Rocher

Thierry ROCHER renvoie la censure

Si on laisse de côté les bombardements, les gazages de populations, les hypocrisies diplomatiques, les trafics d’influences, et chez nous, une campagne électorale qui tourne en rond, à force de vouloir convaincre le réservoir d’abstentionnistes , on a envie de s’enfuir, loin de la foule, à l’écart du monde et simplement de profiter du soleil, du silence et de tout ce qui correspond à une renaissance. Le printemps, c’est ça, renaître.

L’élection, c’est aussi une renaissance avec un nouveau départ mais on peut parfois être saturé par les discours répétitifs, juste parce que le soleil a tendance à s’immiscer partout et que les filles, de part leurs tenues vestimentaires, sont une invitation permanente à ne plus prendre au sérieux le raisonnement politique.

La poésie peut être au rendez-vous n’importe où mais pas avec n’importe qui. Avoir soi-même rendez-vous avec quelques instants de poésie est exclusif. Tout comme la lecture est exclusive et cloisonne pour un temps l’entourage.  L’être humain a besoin de soleil, c’est prouvé. Besoin pour vivre, pour ne pas sombrer, pour rebondir, pour renaître, pour espérer, voire même caler dans sa tête de nouveaux objectifs d’existence, sans la nécessité de le clamer haut et fort. Et donc, ce printemps, ce ne sont pas que des mots mais ce sont aussi des mots. Alors, en guide pirouette face aux mauvaises postures du quotidien, voici quelques vers de saison qui invitent au voyage qu’il soit intérieur, lointain, ou juste devant son logis.

Une invitation signée Victor Hugo.

Printemps

C’est la jeunesse et le matin.
Vois donc, ô ma belle farouche,
Partout des perles: dans le thym,
Dans les roses, et dans ta bouche.
L’infini n’a rien d’effrayant;
L’azur sourit à la chaumière;
Et la terre est heureuse, ayant
Confiance dans la lumière.
Quand le soir vient, le soir profond,
Les fleurs se ferment sous les branches;
Ces petites âmes s’en vont
Au fond de leurs alcôves blanches.
Elles s’endorment, et la nuit
A beau tomber noire et glacée,
Tout ce monde des fleurs qui luit
Et qui ne vit que de rosée,
L’oeillet, le jasmin, le genêt,
Le trèfle incarnat q’avril dore,
Est tranquille, car il connait
L’exactitude de l’aurore.

PS: La poésie de Victor Hugo est superbe mais ne doit pas vous faire oublier la philosophie chinoise incontournable. Le livre « Les pensées de Qi Shi Tsu » à commander sur la page Facebook Qi Shi Tsu ainsi que les deux tee-shirts, bientôt d’actualité avec les beau jours !

Par Thierry Rocher

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