Cunni Akhbar
Par Christophe Sibille , le 16 février 2016

Christophe SIBILLE l’homme au micro

Bon, cette semaine, j’ai  l’esprit à la déconne ; je viens de voir, sur facebook, une  vidéo du genre que que certains accrals à ce média social aiment à mettre pour bien vous pourrir la journée. Déjà bien abîmée, à huit heures du matin, par l’ouï de Pierre Gattaz sur ma fréquence préférée. Traumatisme immédiatement suivie par une chanson d’Alex Beaupin pour mieux faire passer la pilule du jour même. La pilule du désespoir.

Sur cette vidéo, on voit agoniser pendant de longues minutes un brave rhinocéros à qui un enculé de trafiquant vient d’arracher, tout vivant, sa corne.
Mais pourquoi faire, bordel de dieu ?
Parce que la corne de rhinocéros, c’est très prisé par les marchés asiatiques, pour soigner le cancer et surtout l’impuissance masculine.
Je lis aussi qu’un gang irlandais se serait spécialisé dans ce type de trafic !
Non, mais quels cons, ces chinois ! Et ces irlandais, raccourcis du cornet !
Si tu veux avoir la gaule pour tirer ta grosse, une panacée ! Dont tu disposes, ô toi, ami irish, sans aller faire chier des bestiaux dont tu n’as pas le quart du quotient intellectuel !(musique, « siffler sur la colline », de Jo Dassin)Il suffit de siffler un godet d’lagavullin,
Et ta tendre aura la joie de voir bien se dresser ta …
Et voilà, qui, tout naturellement, nous amène, après ce facétieux préambule , au vrai sujet qui englobe de son sérieux l’actualité du jour ! Brûlante comme une scène d’amour avec … Avec qui tu veux, tu choises.
La Saint Valentin, évidemment ! Tu l’auras compris comme moi, ô ma lectrice !
Ami djihadiste, la perspective de ce week-end à venir, au cours duquel, plus encore que pour les cinquante deux autres que compte notre calendrier de mécréants, les amants vont se rouler, non, pas dans l’herbe, mais dans des draps de diverses étoffes incitant au mélange des corps et de leurs fluides, te rend morose. Autant que les mets célestes ingérés précédemment dans la joie, et accompagnés d’autres fluides tout aussi funestes, puisque délicieux, provoquent ta fureur.
Même Jean-Louis Bianco ne parvient pas à panser. « Panser », avec un « a », ça va de soi, faut quand même pas déconner … A panser les plaies de ton pauvre petit cœur ! Pourtant, il a déclaré préférer le rappeur Médine à « Charlie-hebdo ».
Hé ben non, même ça, ça ne te donne pas l’envie de vivre autrement qu’en allant te faire sauter au milieu de ceux qui préféreraient franchement employer ce dernier verbe à la forme active !
Pourtant, Médine, il a quand même dit : « crucifions les laïcards, comme à Golgotha » ! Ca devrait quand même pouvoir générer chez toi un état de semi-érection !
Bon, allez, je ne suis pas un rappeur islamophile, mais je tente ma chance à mon tour ! Quoique pour tes yeux, qu’un crayon traumatise avec plus de sûreté qu’une lapidation de femme adultère, je te préviens, ma proposition de cure risque d’être violente.
Une seule question, donc ; as-tu déjà vu un clitoris ?
Ben non, bien sûr !
Enfin, si. Mais juste avant de  le couper. Ou, plutôt, triste sans couilles, de laisser lâchement s’en charger des malheureuses ayant elles-mêmes subi cette atrocité, et la pérennisant, parce que y’a pas de raison, c’est la tradition !
Forcément ! Espèce de jaloux ! Ce n’est même pas toi qui l’as, cette clé du paradis, mais cet être inférieur qui, avec ses quelques congénères à hijab que le prophète t’autorise à prendre, est pourtant ta moitié potentielle ! (Oui, quelquefois, religion =  maths modernes.)
Comment le clitoris, cette succulentissime extrémité, seul organe de la création exclusivement consacré au plaisir, je le rappelle, pourrait-il être supporté par quelqu’un comme toi, exclusivement sacré con à la douleur ? TA douleur, douleur que tu projettes sur ton prochain comme s’il était responsable de tes frustrations de non baisant ?
I have a dream for you. Once upon a time, une fois, une seule, tu as un rendez-vous. Galant, évidemment ! Provoqué par je ne sais quel concours de circonstances. Circonstances antiprophétiques, évidemment.
Elle est amoureuse. Toi aussi.
Après de longues, chaudes et amoureuses embrassades, tu sens l’excitation te gagner. Ta partenaire aussi, évidemment. Les filles sont presque comme toi, finalement Tu verras, laisse-toi aller. C’est vachement bien.
Comment ça, c’est pas haram ? Casse pas l’ambiance, duconnaud ! Et puis, si je peux me permettre vu l’instant, qu’est-ce qu’on en a à branler ?
A un moment ou à un autre, c’est vous qui voyez, enfin non, d’ailleurs, on ne voit plus grand-chose à ce point de non retour, les contorsions inhérentes à ce genre d’exercice vont finir par mettre en contact ton usine à débiter les Hadiths avec le puits d’amour de ta douce.
Mais non, ce n’est pas poison ! N’aie pas peur, fais-moi confiance !
Puis, subséquemment, au fur et à mesure, les mouvements de ta langue vont faire s’ouvrir un à un les plis aussi mystérieux que délicieux de son intimité, jusqu’à les sentir palpiter jusqu’au tréfonds de toi en un abîme de jouissance qui rendra ton propre orgasme presque superflu à tes yeux. Mais, par pitié, prends ton temps, bordel, ne m’écoutes pas plus vite que j’écris !
Quand une fois, une seule fois, tu auras vécu ça, je sais que tu n’iras plus en kalash descendre les jeunes aux terrasses de café comme un abruti.
Tu iras boire un coup avec eux.
Et, peut-être même, si mon auditrice me pardonne cette trivialité, boire un coup, puis tirer un verre.
Allez, la prochaine fois, je te fais un petit topo sur le point G.
Prosit !

par Christophe Sibille

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