De Macron à Qi Shi Tsu
Par Thierry Rocher

Thierry ROCHER renvoie la censure

Après avoir écouté, comme tout le monde, les mots d’amour d’Emmanuel Macron au sujet des pauvres qui, s’ils ne sentent pas la rose, ne sentent pas non plus la sueur puisqu’ils ne se précipitent pas sur le boulot proposé à moins de 150 kilomètres de chez eux, je me suis penché sur quelques déclarations de personnages politiques souvent plus riches d’enseignements que leurs actions quotidiennes.

Pour en revenir à Macron 1er, pour les lecteurs du Coq  coupés du monde plusieurs jours, un rappel des faits; son altesse a dit: « Certains, au lieu de foutre le bordel feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas. ». Scandale national puisque les gens sont habitués à être éblouis par la forme sans percevoir le fond. Toujours la même histoire, c’est comme la grossièreté qui choque alors que la vulgarité et son côté aseptisé ne blesse personne. La déclaration de Macron de la semaine vient en complément des propos du mois dernier quand il a dit « qu’il ne cèdera rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. » et de ceux de fin juin: « Une gare, c’est un lieu où l’on croise les gens qui réussissent et ceux qui ne sont rien. » Moi qui prends souvent le train, il faudra que je regarde ça de près.

Alors à côté des petites phrases présidentielles, et comme c’est ce que le plus grand nombre retient de la politique , j’ai noté la prose de plusieurs responsables, en commençant par celle de Mélenchon qui aime bien s’exciter dans son coin et qui a dit (à jeun parai-il, malheureusement pour lui!) « Dorénavant, la bande à Valls est totalement intégrée à la fachosphère et à sa propagande. » . Mélenchon est toujours vivant ce qui est la preuve que le ridicule ne tue pas.

Mais dans les phrases fortes, n’oublions pas le petit Gérald Darmanin, Ministres des Comptes Publics : « Il y a beaucoup de Sarkozy  chez Macron et vice versa. »  Je vais prendre le temps de comparer maintenant qu’on va revoir Sarko en gros plan dans les « affaires ». Son ami, Thierry Solère, Républicain constructif  complète cette vision: « Pour être « en Marche », il faut deux jambes, une gauche et une droite. »

Toujours chez les Républicains, une femme essaye d’exister, et vise la direction, Florence Portelli, avec une vue élargie: « Je suis très fière d’être la candidate des militants et pas des chapeaux à plumes. »

Autre femme qu’il est bon de savoir cliniquement vivante, Martine Aubry a décidé de faire vibrer un message de gauche: « Ce n’est pas en rendant les riches toujours plus riches qu’un pays va mieux. » Et puisqu’il est question des portes ouvertes de gauche, un petit mot de François Ruffin, de la France Insoumise, au sujet de notre Président : « Il prend aux pauvres pour donner aux riches. C’est Robin des Bois à l’envers. »

A force d’écouter et de lire ces perspectives de pensées les plus complexes, je me dis qu’il est vraiment rassurant d’avoir des guides, à l’égo sur dimensionné (sinon ils ne seraient pas guides), avides de pouvoir, engraissés de dogmes (ou de convictions pour rester dans la courtoisie); ces guides qui permettent d’éviter de penser comme me le disait, aujourd’hui même, le célèbre philosophe chinois Qi Shi Tsu. Quand je lis tout ça, je me dis qu’avoir les bonnes réponses, ça permet de ne pas se poser les mauvaises questions.

Pour sortir de la manipulation verbale médiatique, un coup de projecteur sur les trois spectacles que je vais proposer , ces prochaines semaines. « La vie de Léo Tracy », premières à Vichy le 14 et le 15 octobre (puis les samedis de novembre à Paris au Théâtre Darius Milhaud), « Qi Shi Tsu et moi », le nouveau spectacle solo d’actu, le 20 et 21 octobre « Les Grands Solistes » à Etampes (91) et les samedis de décembre au Darius Milhaud, et la pièce « A boire et à manger » (26/11, 3 et 10 décembre), toujours au Théâtre Darius Milhaud.

Par Thierry Rocher

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