De Rugy et l’écologie
Par Thierry Rocher , le 11 septembre 2018

Thierry ROCHER renvoie la censure

Alors comme ça notre Nicolas Hulot national a décidé de partir faire l’écologie qu’il a toujours pratiqué: communication couleur verte loin des décisions à choisir. On aura l’occasion de l’entendre indiquer les bonnes directions à prendre pour sauver la planète, les bonnes directions qu’il aurait prises s’il avait été ministre. Alors maintenant, pour évoquer, (sans rire) la sortie du nucléaire, nous avons, en tête de gondole, l’attaché de presse de Macron, le sémillant Edouard Philippe;  un sujet tient particulièrement à cœur de l’ancien employé d’Aréva. Alors une des premières déclarations du désormais ancien arbitre de l’Assemblée Nationale (un boulot passionnant pour passer la parole au suivant, siffler les hors-jeux, et montrer son autorité) fut de mettre en avant que l’écologie et l’économie n’était pas en opposition. Pas de contradictions les amis ! C’est une bonne nouvelle pour les travailleurs de l’aéronautique, les commerciaux d’Airbus et de Boeing, les avions ne polluent pas puisqu’ils donnent du boulot. Que dire des bateaux containers ou plutôt des usines sur l’eau qui traversent les océans avec des millions de litres de pétrole que les poissons épanouis regardent avec bonheur, sachant que les hommes ont bien travaillé pour nourrir leur famille. De Rugy va maintenir le cap: écologie/économie, même combat! Et les pesticides, ça fait pas bosser du monde? D’ailleurs, les dirigeants de Monsanto sont des gens responsables qui œuvrent depuis des décennies pour le bonheur du monde et qui permet d’alimenter des populations dans tous les coins de la planète. Une belle entreprise que Monsanto, ce n’est pas pour rien que Bayer l’a rachetée. L’éthique, c’est pas de la merde. D’ailleurs, personne n’a étudié d’assez près le sujet pour savoir si Monsanto a fait vivre plus de monde en fabriquant ou ingurgitant ses produits qu’il n’en a fait mourir prématurément. En l’absence de chiffres précis, faisant confiance aux liens salvateurs reliant l’économie à l’écologie.

Je ne vais pas me lancer dans le débat sur le nucléaire car dans tous les sujets de société chaque ministre a droit à un joker, et pour le ministre du transit (intestinal) écologique, c’est le domaine privilégié pour sortir son joker.

Et la nourriture bio à l’école, c’est un sujet qui tient à coeur de tous les décideurs. On doit aller plus loin diront certains, pas trop quand même. Bien manger ! Il ne faudrait pas que les enfants se détournent de Mac Do et des milliers d’emplois qui en dépendent. C’est comme les abeilles qui meurent: les gouvernements européens ont tout à fait raison de s’en foutre. Sérieusement, le miel des abeilles qui disparait, c’est pas grave: on peut sucrer autrement. C’est comme les déchets de toutes sortes triés avec entrain par les petits indiens ou pakistanais, c’est un atout formidable pour la santé de ces peuplades: la sélection naturelle se forge ainsi et permet d’éliminer les plus faibles en douceur. Atout non négligeable également pour nous occidentaux qui pouvons être à l’écart des odeurs nauséabondes et des visions dégradantes; le côté dégradant est une notion de pays civilisés car pour eux, elle leur est étrangère. Et c’est vrai que comme dirait De Rugy, l’économie et l’écologie ne sont pas contradictoires puisque grâce à l’économie mondialiste, l’écologie peut s’implanter plus facilement dans les pays riches qui n’ont pas peur de collaborer avec les pauvres, spécialistes du recyclage de déchets.

Ah De Rugy! Tiens, il faudrait que je l’appelle pour lui demander des conseils sur les plantes vertes, ça doit bien être dans ses compétences!
De Rugy, puisque tu es un déconneur né, invitation à voir ma nouvelle pièce (drôle) « Changer de vie » au Théâtre de Nesle Paris VI. Mardi 11 et mardi 25 septembre à 19 heures.
Changer de vie, ça doit parler à notre nouveau Ministre ?

Par Thierry Rocher

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