Délateralisation
Par Christophe Sibille , le 27 février 2018

Christophe SIBILLE et sa lectrice

Hé bé, c’est pas pour me vanter, mais on ne sait vraiment plus à quels nichons se vouer!
A quels saints, pardon, j’ai tellement picolé hier soir que je ne sais plus ce que je dis, je suis chargé comme une moule …
Hips, euh, oups, pardon. Comme un moule.
Bref, en admettant que tu sois à droite, ô ma lectrice, même si ça reste toujours difficile à concevoir puisque justement tu es ma lectrice, tu fais quoi, maintenant, si tel est le cas?Quand tu t’aperçois que le numéro un récemment nommé … – élu, pardon, quelquefois, on les confond, mais on a des excuses, le concept d’élection devient de plus en plus téméraire d’emploi par les temps qui courent. Quand tu t’aperçois donc que le chef, donc, de ce parti manie simultanément, devant les étudiants d’une grande école lyonnaise, la rhétorique de Marine Le Pen, la syntaxe de Chantal Ladesou et la sémantique de Pif le chien. Et qu’un homme politique, (le même), à la fois major de l’ENA et à l’agrégation d’histoire puisse dire à des étudiants vraisemblablement tous accros à périscope: «n’enregistrez pas! Si ça sort d’ici, je saurai que c’est vous.»
Pour, deux jours après, venir dire à la télé … Euh, sur BFM, pardon, je les confonds, qu’il assumait ses propos tout en s’en excusant simultanément?N’y a t-il pas là de quoi aller voir dehors si tu y es?Mais tu réalises que tu n’y es pas non plus en constatant que, dans le premier syndicat étudiant de gauche, (l’UNEF, pour ceux qui ne connaissent pas), les mâles dirigeants, depuis la fin des années 2000, au lieu de promettre la lune aux militants de base comme c’est souvent la coutume dans ce genre d’organismes, avaient beaucoup plus tendance, à à fourrer celle des militantes. Et, de préférence, contre leur gré.

C’est vrai que faire tourner les ronéos, c’est nettement moins rigolo que de faire une tournante avec les camarade.e.s.
On rappelle qu’à la tête de l’UNEF, il y a eu à cette période de prestigieuses conna … féministes, pardon, je les confonds, de l’extrême-gauche d’aujourd’hui, comme Clémentine Autain et Caroline de Haas. Mais elles n’ont rien vu. Peut-être seulement parce que ça se passait dans le noir.
Ou qu’elles avaient peur pour leur place, va savoir.
Bref.

Il n’y en a qu’un sur qui on peut compter, avec sa haine maladive de tout ce qui n’a pas, comme lui, une tronche capteur d’héritage borgne, haineux de tout ce qui ne tend pas le bras droit en avant à toute allure, avec le corps tout raide, transparaissant dans son nouveau livre.

(D’après la chanson: «allumer le feu», immortalisée par un exilé fiscal récemment défunt.)

La bave aux lèvres de rage,
Dire à tout étranger: «dégage»,
Rejeter l’autre comme seul adage
Eructer à longueur de pages

Ils ne professent que la haine
Père, fille et nièce le Pen
Le F.N. un détail de l’histoire
Rempli à ras-bords de salopards

De pro-nazis, oui, à la pelle,
Même s’ils se prennent veste sur veste,
Ces nervis reçoivent l’appel
Et répondront toujours prêts pour (refrain)

Allumer, le feuj, allumer le feuj,
Et haïr tous ceux qui ne sont pas comme eux,
Allumer le feuj, allumer le feuj,
Pour voir l’étincelle dans le seul œil du vieux,
Allumer le feuj

Fier d’avoir manié la gégène,
D’avoir torturé, pas de problème,
On ne veut plus voir sur aucune chaîne
Ce déchet de la race humaine

Qu’attend-on pour foutre en l’air
Ce vioque avec son œil de verre,
Que jamais ne revienne le pire,
Que plus jamais on ne puisse lire,

Ses éructations, à la pelle,
C’est le F-haine, je te déteste,
Tu ne largueras plus ton fiel
Et y’aura plus aucun salaud pour (refrain)

Allumer, le feuj, allumer le feuj,
Et haïr tous ceux qui ne sont pas comme eux,
Allumer le feuj, allumer le feuj,
Et voir l’étincelle dans le seul œil du vieux,
Allumer le feuj.

par Christophe Sibille

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