Duas habet
Par Christophe Sibille , le 11 octobre 2016

Christophe SIBILLE l’homme au micro

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Je me demande bien jusqu’où ils vont pouvoir aller. C’est réellement insupportable.
O, ma lectrice préférée, toi aussi, tu es leur victime. Ne me dis pas le contraire. Personne ne leur échappe.
Et ils t’ont, toi aussi, vraisemblablement harcelée plusieurs fois depuis la rentrée.
Presque au point de te faire changer de trottoir.
De peur qu’ils t’apostrophent, te cherchent, t’assomment, te persécutent, te charcutent l’étrier, te tambourinent sur l’enclume, en finissant par te laisser quoi?
Oui, en finissant par te laisser coi, face à la toute puissance philosophico-sémantico-syntaxique de la phrase suivante, faite pour susciter chez toi une réflexion toute  spinozienne:
«Les jours raccourcissent, hein? Vous avez remarqué?»
Mais, chère lectrice, il n’y a pas de quoi quoiter!
Si tu manques de réflexe, je te souffle une réponse toute faite: «t’as qu’à déménager à Haïti, si t’es pas content.»
Ou, si tu es de meilleure humeur que Christine Boutin quand son cousin tente de court-circuiter son sommeil bien mérité, (par nous, en tous cas), avec une sodomie de mauvais aloi:
«Ben oui, c’est comme tous les ans! Même que si ça continue, on va commencer à aller vers l’hiver».
Je n’ajoute pas: «connard». Parce que j’aime bien mon voisin, même si je préfère ma voisine, mais aussi mes oncles, mes tantes, mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs, oh oh, oh, oh …
Ne me remercie pas pour ce supplément a-musical, ô ma lectrice, c’est gratuit!
Et, je dois même l’avouer, sponsorisé par EDF.
Bref.
Comme quoi, le bon sens ne fait pas tout. Même s’il ne saurait mentir.
Mais il en faut quand même un peu!
Tenez, par exemple, Papounet. Le chef de la secte de tous ceux qui pensent que c’est mieux de faire des enfants que de s’envoyer en l’air. Excepté, évidemment, pour la mère de l’enfant qu’elle a eu sans s’envoyer en l’air. puisque, elle, elle a le droit de s’envoyer en l’air, mais seulement le 15 août. Et toute seule.
Je n’ai jamais personnellement assisté à cette montée.
Heureusement.
Sinon, vous me connaissez, j’en aurais profité pour ne rien faire que que mater sous ses jupes en chantant du Souchon.
Hé ben, Papounet, au lieu de rester peinard à s’amuser à s’occuper de bénir les hosties du Vatican, ou à continuer ses exercices d’assouplissement pour vérifier si: «bene pendentes», eh bien, il va fourrer son pif dans les programmes de l’éducation nationale française.
Suite à une plainte d’un parent adhérent de la manif «pour tous les baisants dans la douleur mais avec une personne de l’autre sexe» dont il avait eu vent.
Le parent, à son fils: «qu’est-ce que tu veux faire plus tard, mon garçon?
-Le fils: devenir une fille».

Au-delà du sens esthétique certain dont semblait avoir été pourvu ce chérubin, pourtant apparemment victime d’un lourd capital génétique, on peut avoir des doutes légitimes sur la véracité de l’anecdote.
Eu égard, évidemment, à l’appartenance politico-baroque du sus-cité capital génétique.
Hé ben, notre pape, qu’en a t-il profité pour faire?
Une déclaration!
«Je déplore qu’à l’école française, on apprenne aux enfants à choisir leur sexe.»
Ha, ben merde!
Conseillons-lui d’apprendre à ses subordonnés à choisir de ne pas toucher à celui des enfants qui sont sous leur autorité, pour commencer.
Et, presque aussi grave, c’est que ce porteur de jupons réussit (presque, faut pas déconner non plus) à nous rendre supportable une ministre pourtant coupable du saccage méthodique de l’institution dont elle a la charge.
Enfin, pas tout à fait.
Najax W.C. conseille au pape de venir consulter les manuels scolaires français.
Moi, je lui aurais dit de continuer, au clown blanc du Vatican, de continuer à vérifier, même si elles ne servent à que dalle, que ses couilles continuent à bien pendre.

par Christophe Sibille

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