Élections piègent Hamon
Par Christophe Sibille

Christophe SIBILLE l’homme au micro

«Cet été, j’irai chez les Tamouls» (Gilbert Gritano).

Mais finissons de contrepéter gratos, et plaisantons donc un peu avec la politique et la philosophie.
Oui, car place à la déconne, sinon, tu risques de louper ton bac, comme le disait le grand timonier Lionel Jospin.
Juste avant d’aller prendre une retraite bien méritée de la vie politique sur l’île de Ré.
Alors, ma chère lectrice, bonjour, Véronique, vu que ta progéniture chérie, (bien qu’adolescente), s’apprête, d’ici trois mois, à plancher jusqu’au plafond, j’espère avec délices, sur cette première épreuve, (de philo, donc), dont le marronnier poussant sur  les sujets régale l’homme de média (pourri acquis à Macron pro-système bien pensant, comme il se doit.)
Marronnier aussi récurrent que le poisson d’avril, qui s’est multiplié samedi dernier sur les réseaux sociaux à tel point qu’on a pu croire un instant que Jésus-Christ notre seigneur avait légèrement anticipé sa fameuse résurrection pour nous les multiplier.
Je profite d’ailleurs, tant qu’il en est encore temps, (même si trois semaines, c’est pas lourd quand-même), pour faire passer le message suivant à nos deux «hypertrophiés de l’ego» de la gauche de gouvernement, pour peu qu’ils arrêtent de se regarder avec chacun l’air de dire à l’autre: «de toute façon, j’en ai une plus grosse que toi, et je refuse de la ranger.»
Et, le pire, en sachant tous les deux que, paradoxalement, (et voilà qui va réjouir mes amies féministes, car oui, j’en ai gardé quelques-unes), garder chacun la sienne les empêchera beaucoup plus de pisser (plus loin que) le premier tour que s’ils se contentaient d’une pour deux …
Bref, «le message suivant», il est où?
Le voilà.

Comme souvent dans ce types de sujets, (de philo), il s’agit de mettre en analyse comparée deux sentences.
Donc, à destination du candidat de la gauche du PS et du candidat ex PS de gauche,
d’abord la première, comme il se doit: «En politique, il faut savoir choisir entre deux inconvénients», (Françoise Giroux).
Et la deuxième: «Si le droit de vote servait à quelque chose, ça fait longtemps qu’on nous l’aurait retiré», (Coluche).»
O ma lectrice, je ne sais pas si tu as réellement envie d’usiner ton neurone sur ces deux phrases aussi sensées que désespérées.
Ni même si elles t’aideront à choisir le petit bout de papier que tu glisseras, (ou pas), dans l’urne, d’ici trois semaines.
Mais, vu qu’on peut apparemment difficilement trouver «du fond» dans les programmes des candidats, (même si, paradoxalement, certains le touchent), cherchons-le dans les propos qu’ils tiennent pendant leurs meetings.
Emmanuel Macron veut, je le cite, «chasser les électeurs «fn» loin du pays.»
François Fillon, lui, veut «casser la baraque». Ce qui prouve quand même que notre sourcilleux est un tantinet à la ramasse, vu que, quelques heures avant, il avait dit: «c’est moi ou le chaos».
Soit il a un peu abusé de l’aluminium, soit il est persuadé que les voix du lobby du bâtiment suffiront à le faire élire! Je ne vois que ça.
Pour parler de Méluche le Castrophile, dont je suis pourtant très loin de faire partie du «fan club», je suis certain que ceux qui comparent son populisme avec celui de la le Pen n’ont rien compris.
Elle, elle méprise totalement ses spectateurs en leur assénant des vérités simplistes et honteuses, avec sa nouvelle voix de charmeuse de crocodiles, tout en leur disant qu’ils sont les meilleurs parce qu’ils les croient. Et que les autres sont des cons.
Lui suppose les siens intelligents, en maniant des concepts un peu moins simples, et en leur disant aussi qu’ils sont les meilleurs parce qu’ils sont avec lui.
Sans exclure les autres pour autant. Au contraire.
Bon, désolé de ne pas réussir à te faire rire avec ça, mais j’ai vraiment fait ce que j’ai pu …
Tiens, petit scoop pour finir.
Contrairement à ce qu’on pourrait craindre, venant de quelque mouvement politisé que ce soit, le lobby des anti-abstentionnistes, lui, ne manque pas totalement d’humour, (même s’il ne connaît sûrement pas Coluche! Tu vas voir!)
Tu sais quand j’ai reçu ma nouvelle carte d’électeur?
Samedi premier avril!
Authentique.

par Christophe Sibille

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