En direct du Troquet du Troc (part.3)
Par Ze Fred , le 26 mars 2013

La crotte-nique à Ze FRED


« Bientôt, en France, il n’y aura plus d’emplois  et tout le monde passera la journée assis dans les cafés à boire du vin rouge ». Maurice Taylor dit Titan

Rappel : Nous sommes en mai 2018. La CJL (coordination des joyeux lurons) a déclaré, non pas la grève générale, mais un arrêt total et définitif du travail. C’est un succès ! En effet, cet arrêt est suivi par tout le monde ! On peut mettre fin à un mouvement de grève mais stopper un arrêt… Bref, l’argent n’existant plus, on ne parlera plus de café du commerce mais de troquet du troc. Ce sera, dorénavant, le lieu de tous les débats…

– Jacky : C’est vrai qu’ c’est marrant d’ voir tous ces parasites de banquiers et d’huissiers, être dans une telle merde ! Ils ont intérêt à raser les murs ! J’en connais pas mal qui aim’raient bien les pendre par les couilles…
– Patrick (qui revient d’on ne sait où) : Eh ! Les boulangers ont mis la clé sous la porte ! Ben alors là ! Va falloir apprendre à faire du pain !
– Bébert : C’est tout con ! T’as déjà entendu parler de la farine et du levain ?
– Patrick : Ben évidemment !
– Bébert : Eh ben tu t’démerdes ! Hé ! Hé ! Hé !
– Rachid (à Jean-Jacques qui avale son 15ème Ricard) : Alors, mon vieux ! Maint’nant qu’y a plus d’boulangerie, j’vais plus pouvoir v’nir manger l’pain des Français ! J’ai plus qu’à m’taper leurs femmes, hein Pépère !
– Jacky (en se marrant, à Rachid) : Plus d’CAF, plus d’sécu, plus d’ chôm’du, c’est la première fois qu’tu vas foutre la main à la pâte,  hein ?! Fainéant, va ! Profiteur !
– Rachid : T’es pas fou ! J’vais foutre un voile à ma femme et j’ lui dirai qu’Allah lui ordonne de m’entret’nir. Faut quand-même pas s’laisser abattre !
– Jacky : Tu vas lui causer d’Allah, alors qu’tu bois d’la bière et qu’tu t’envoies du hallouf, à chaque repas ! En plus, tu t’es pris un’ cuite en plein ramadan ! Ben, tu m’as l’air crédible, tiens !
– Gégé : Paraît qu’à Lyon, y a un Arabe qui fait un super couscous, dans son restau ! En plus, c’est une tante notoire !
– Rachid : J’ sais, c’est mon amant ! Quand j’ai envie de m’taper un fion, j’vais l’voir ! Et y tringle bien aussi, c’t enculé ! Pis, quand j’descends l’voir, y met du beurre d’côté ! Un vrai gentleman…
– Jean-Jacques (qui arrive à peine à articuler) : Z’êtes tououousss des ccons ! Jjjj’me casse !
– Bébert (qui le voit aller en titubant, vers sa bagnole) : Y a pas quelqu’un qui veut l’ram’ner, c’t abruti ?! Qu’y s’tue, c’est son problème mais y a plein d’mioches qui jouent dans la rue, vu qu’ y a d’moins en moins d’circulation !
– Jacky : T’inquiètes ! R’garde, y cherche ses clés ! Il les a laissées sur l’ comptoir ! Planqu’les !
– Rachid : Pauv’Jean-Jacques ! ‘l a pas un mauvais fond, même s’il dit pas mal de conn’ries sur les Arabes. Il a fait la guerre d’Algérie, il a des circonstances atténuantes…
– Bébert : Ah ben tu parles ! Là-bas, il était aux cuisines ! Il a vu plus d’Arabes ici qu’à Alger ! Alors, ça va, on va pas l’plaindre…
– Jean-Jacques (qui revient au comptoir). Jjj’ai paumé mes mes mes clés d’baaagnole ! ‘Les avez pas vues ?
– Les autres (Tous ensembles) : Non non !
– Bébert : T’es plein ! Tu vas pas conduire !
– Jean-Jacques : Oh eh hein…Bbbon ! (Puis il s’en va)
– Gégé : Pis quand j’pense à mon gamin qui fait Sciences Po ! Il est bien avancé maint’nant !
– Jacky : Ben y f’ra pousser des fayots ou il ira la pèche ! Et la politique ne s’ra plus une science, ça s’ra juste un amuse-gueule pour égayer les soirées des névrosés qui s’emmerdent !
(la suite au prochain numéro)

Le saviez-vous ?

Les chrétiens se sont emparés du fameux pèlerinage de St-Jacques de Compostelle car ils étaient convaincus qu’une immense fosse située en Galice était la tombe de St-Jacques. Cependant, l’origine de ce faubourg n’est pas liée à de la bondieuserie. Au neuvième siècle, un certain Roberto avait pour habitude de faire une espèce de purée avec son composte afin d’enrichir la terre de son potager. Il l’appela : La compostella. Au fil du temps, les topinambours qu’il plantait avait une saveur de plus en plus fine, rappelant la patate qu’on allait découvrir 700 ans plus tard. Roberto avait un cousin Wallon, Joachim Lafritunefois. Ce dernier, rapporta, à Liège, quelques topinambours. Il les découpa en lamelles et les fit cuire dans l’huile. Il disait, en plaisantant, à ses potes : « Alors, c’est-y pas bon les tiges de Lafrite, une fois ? ». Ainsi naquit le mot « frite ». C’était tellement bon que les Wallons décidèrent d’envoyer une troupe en Galice, pour en ramener d’avantage. Roberto les accueillit, en leur servant une savoureuse purée de topinambours accompagnée de délicieuses coquilles St-Jacques. Puis, à la fin du repas, il jeta les coquilles vides dans une fosse. Il leur expliqua qu’il fallait de la compostelle pour obtenir ce type de topinambour.

Chaque été, entre la Wallonie et la Galice, des villages de France étaient traversés par des promeneurs Wallons à qui l’on demandait où ils se rendaient : « On va manger d’la St Jacques, chez Compostelle… », disaient les voyageurs. Ainsi, le hameau où habitait Roberto, fut appelé : « St-Jacques de Compostelle ». D’autre part, ce modeste jardinier avait rebaptisé la fosse où gisaient les reste de coquilles : La tombe des St-Jaques. Evidemment, le bouche-à-oreille déformant les propos, le haut clergé entendit parler de la tombe DE St-Jacques. Et c’est depuis ce temps, que des milliers de culs bénits arpentent les chemins qui mènent à Compostelle, pour aller gober l’hostie qui remplaça la délicieuse purée à la coquille St-Jacques…

Les courtes à Ze
– Qui a le trou de balle entre les dents peut péter plus que son cul.
– Il vaut mieux se taire comme François d’Assise que de chanter comme Jean-Jacques Debout.
– Non aux gaz de schiste, oui à l’huile de shit !
– Un client atteint de la maladie d’Alzheimer peut enrichir le bistrotier car il ne se souvient pas du verre qu’il a bu avant le suivant.

par Ze Fred

# [Les derniers articles de Ze Fred]

Patrick FONT - Souvenirs d'un cowboy d'opérette