Enfin !
Par Christophe Sibille , le 11 octobre 2011

SIBILLE l’homme au micro

Enfin !!! Un vrai temps d’automne ! C’est vrai, quoi, y’en avait un peu marre de cette fin septembre qui se foutait quand même un peu de notre gueule, faut pas déconner !!! C’est vrai, en juillet et en août, c’est le soleil et les cocotiers, et en octobre, ce sont les feuilles d’automne qui tombent en tourbillonnant et le brouillard qui commence à nimber de son doux pardessus les doux visages en phase accélérée de débrunissement de nos filles et de nos compagnes, merde !!! Ras la visière de ce coltiner ces journaux de 20 heures au long desquels on nous inflige en ouverture marquée et interminable des retraités ventrus et joviaux, les pieds dans l’eau et le nez dans le verre de pastaga, et vice versa, non, verse pas à côté, merci, mon auditrice, bonsoir, Cathy, et bronzés à mort comme des Séguélas, sauf que lui l’est déjà, oui, et pas seulement bronzé, décédé aussi, mais il n’y a que lui qui croit le contraire. Alors que nous, on a repris le chemin de la mine depuis un mois, après un juillet intégralement passé dans nos K-way à compter les gouttes de pluie dans un camping de la Grande Motte. Non, William, quand je parle d’un camping de la grande Motte, je n’ai jamais dit que Roselyne Bachelot était tenancière de camping, toujours votre mauvais esprit, vous me ferez cent lignes pour la semaine prochaine, et non, une fois pour toutes, pas pour Jean-Luc Delarue, les lignes, il a arrêté, puisqu’on vous le dit… … … Et en contemplant tristement du coin de l’autre œil le coffre de toit de la Laguna que parasol, boules de pétanque et brassards natatoires des trois chiares n’auront pas quitté depuis le jour de l’arrivée sous la tornade.

En plus, ils se gobergent sur la ponction de nos salaires dignes de ceux  d’un fonctionnaire grec revu et corrigé par un DRH d’Allemagne de l’ouest, oui, William, je sais bien que le mur a chu, mais je trouvais que ça sonnait mieux comme ça, et ne m’embêtez pas, ou je vous dénonce à la Stasi.
Oui, le mur a chu, comme le C. Et, donc, le CHU, comme le mur. Ca veut rien dire, je sais bien, mais je savais pas quoi écrire à cet endroit précis, alors, j’ai mis un calembour vaseux. Exactement comme un homme politique du Centre quand il ne sait plus quoi dire ; paf, il annonce sa candidature à la présidentielle…
C’est vrai, quoi, l’essence plus les bouchons plus la nourriture plus le mobil home plus les visites de musée, si t’es lecteur de Télérama, ou les visites de bistrots, si t’es lecteur de rien du tout, ça fait un peu chier !!!… Pardon, mon auditrice, je suis extrêmement grossier, mais c’est surtout parce que je me suis  mal relu ; je répète, donc… Ca fait un peu cher !!! C’est mieux, comme ça ???
Bon, à part cet étalage de varices satisfaites et de cholestérol LDL sponsorisé par la Préfon, que nous proposait donc l’optique étron cette semaine passée ? Perso, j’avais guetté le deuxième épisode de : « Une semaine sans les femmes », car j’étais passé totalement à côté du premier, avec des arrière-pensées égrillardes que mon auditrice connaît par cœur, en supputant, oh, oui, je suppute, ça m’excite, que le service pubique allait nous proposer, par le biais de ce programme au titre juste assez elliptique, quelques suggestions sexuelles de remplacement destinées à nous faire éviter une opération : « ménage contre fellation ». Que nenni, on nous a seulement étalé le désarroi incommensurable de quelques abrutis, dont on voyait un prototype se mettre en condition physique et mentale comme s’il allait attaquer un triple « iron man » avant de passer l’aspirateur dans sa chambre, pendant qu’un de ses collègues envisageait la cuisson d’un plat de raviolis en boîte à l’aune d’un stage de survie. Ca rend pas fier d’être un mec, même si je n’ai plus vraiment le choix mais, ô mon auditrice, ne fais pas la fine bouche, ôooooooooo non, ôoooooooo si, fais la fine bouche, ça m’excite aussi, c’est également ça qui me donne ce timbre de baryton martin inimitable sur tout le paf berrichon, et vice-versa.
Mais je n’ai pas le loisir de confirmer que nos consoeurs mamelliphores étaient mieux considérées que nous dans ce joyau du paf ou pas, puisque, pendant qu’on nous les montrait en train apparemment de découvrir leur chambre d’hôtel avec piste cyclable incorporée, j’étais à la cuisine en train de me livrer à la délicate opération qui consiste à démouler un soufflé au foie d’une main en tournant une sauce béarnaise de l’autre, pendant que les deux de ma Dulcinée se livraient à une opération que la morale réprouve, mais que, personnellement, j’encourage dès que possible.
J’imagine cependant que les concepteurs de cette émission l’ont certainement voulue tout à la fois humaniste, fine, intelligente, drôle, légère, profonde, et ironique. Je réserverai mon opinion car, avant, je voudrais étudier attentivement pour vous : « Sing off »,  le nouveau radio-crochet télévisé labellisé France 2 dans lequel, entre parenthèses, à propos de baryton, un nommé « Soprano » sert de jury en entourant, avec Michel Jonasz, la belle Tina Arena. Vous pouvez noter que je n’ai encore dit de mal de personne, mais, soyez tranquille, entre un rappeur, une chanteuse de variétés sur le retour et un boiteux de jazz qui a perdu sa blouse, et comme ne me le dira j’espère jamais ma chère et tendre, je crains que ça ne vienne plus tôt que prévu.

par Christophe Sibille

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