Femme et grand-mère

par | 16 Mar 2021

Retour sur la dernière Revue de presse de Paris Première.

Le 7 mars, on fêtait les grands-mères et le lendemain, les droits des femmes. Une certaine logique entre les deux journées mais bon, si toutes les grands-mères sont des femmes, toutes les femmes ne sont pas grands-mères. Dans mon entourage, peu de gens de mon âge ont fêté leur grand-mère en leur compagnie. Eh oui les mesures sanitaires strictes bien sûr ! Finies les fêtes avec les restaurants fermés, on espère tous retrouver les belles soirées d’avant la pandémie, pouvoir aller draguer dans les soirées dansantes Polydent/Roc Eclair. En ce moment, plus de restau mais aussi plus de voyages, bon c’est pas très grave pour les grands-mères; ce n’est pas parce que les voyages forment la jeunesse qu’ils font rajeunir les vieux.

Première constatation de l’expert que je suis: le nombre des grands-mères augmente et pourtant, et c’est scientifique, elles ne sont plus en âge de se reproduire. Un sondage intéressant sur les cadeaux offerts aux grands-mères a été réalisé par le site Ephad Forever. Il nous montre qu’une majorité de petits-enfants ont compris que le différentiel entre le cadeau offert et l’enveloppe d’espèces récupérées doit être très bon, voire excellent, un rapport de 1 à 20 étant un minimum. Le cadeau privilégié reste le bouquet de fleurs artificielles. Elles sont souvent très bien imitées. Les personnes âgées sont contentes de les arroser et tout le monde est satisfait de voir que si elles oublient de le faire, elles ne seront pas fanées (les fleurs!). Un autre cadeau apprécié des grands-mères, les sucreries bien sûr. Et en mars, ça tombe bien, on peut acheter des chocolats de Noël invendus à -70 % dont certaines boîtes ne sont pas forcément périmées.

Le droit des femmes concerne bien sûr les grands-mères. Par exemple, elles sont contentes de voir l’évolution de la situation. Elles voient, par exemple, que désormais les femmes n’acceptent plus le viol. Il a toujours lieu mais on peut en parler. Petite parenthèse, en ce moment on voit des célébrités accusées de viols, c’est fou, PPDA, Depardieu…Depardieu, c’est étonnant, beaucoup de gens ont du mal à croire la fille, logiquement elle aurait pas pu porter plainte, elle serait morte étouffée. Bref, désormais, les hommes commencent à comprendre que quand une femme dit non, ce n’est pas parce qu’elle n’a pas osé dire oui.

Les femmes portent plainte dans les commissariats où tout le monde se sent rassuré avec le nouveau slogan: « Qui viole un boeuf, viole un keuf » (dans la lignée de « Mort aux vaches »)

Dans beaucoup de pays progressistes, il y a un rejet quasi unanime des femmes au sujet de la lapidation des femmes. Oui comme on l’entend souvent: « Au diable les traditions ».

Les grands-mères sont contentes aussi de voir que la parité homme/femme progresse. Les femmes très moches et riches se payent maintenant plus facilement des beaux mecs jeunes comme les vieux mâles le font avec des poufs depuis toujours. Je dis pouf parce que c’est confortable quand on s’assoit dessus.

La femme est l’avenir de l’homme, ça fait longtemps qu’Aragon nous l’a appris, tout comme on sait grâce à Cookie Dingler qu’être une femme libérée, on le sait c’est pas si facile et on la laisse pas tomber. La femme a des lacunes, par exemple elle ne sait toujours pas combien de temps dure la grossesse chez un homme. Le vrai progrès, c’est l’humour des femmes, souvent plus original que celui des hommes. Je le constate au quotidien avec toutes mes femmes mais attention comme dirait le célèbre philosophe Qi Shi Tsu: « L’humour féminin a ceci de supérieur à l’humour masculin c’est que la femme ne fait jamais l’humour avec le premier venu. »

Par Thierry Rocher

Par Thierry Rocher

Thierry Rocher est un auteur, comédien, humoriste qui fait où on lui dit de ne pas faire. Vous pouvez le retrouver dans la Revue de presse des Deux Ânes sur Paris Première
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