Heureusement, il y a l’amour!
Par Thierry Rocher , le 12 février 2019

Thierry ROCHER renvoie la censure

Cette semaine, c’est donc la Saint-Valentin! Une occasion annuelle de montrer que l’on pense à l’autre, ou aux autres pour ceux qui sont partageurs. Personnellement, je n’ai jamais fêté ce jour béni des commerçants mais c’est sans doute un manque d’imagination de ma part.

Célébrons également l’amour avec nos amis chinois puisque depuis le 5 février, nous sommes rentrés dans l’année du cochon, qui est, convenons-en, tout un symbole en la matière. En ces temps troublés (et même s’ils ne l’étaient pas), quel meilleur refuge que l’amour pour se protéger des problèmes et des cons en général ? J’ai voulu remonter aux origines de Valentin mais je n’ai pas appris beaucoup de choses. Simplement qu’un certain Valentin de Terni est à l’origine de cette fête et que c’est grâce au pape Alexandre VI qu’il devient le patron des amoureux en 1496. Mais c’est assez récemment que ce jour est devenu un événement planétaire. J’ai retenu qu’au Japon les femmes offrent des chocolats aux hommes. Finalement, ce pays est assez civilisé ! Vous me direz, chez nous, ceux qui sont amoureux ont encore 364 jours pour se démarquer et montrer leur originalité. Et n’oublions pas, pour ceux qui ont le sens pratique, que le lendemain de la Saint-Valentin, le 15 février, c’est la Saint-Claude, un jour rempli de traditions qui perdurent pour un plaisir partagé et qui parlent à tous, même sans visiter le Jura.
L’amour, le rempart contre l’injustice au travail, le manque de reconnaissance de la société, les revendications qui n’aboutissent pas, l’amour la raison de vivre et le seul moteur pour avancer. Il faut ouvrir les yeux et se rendre compte de cette réalité même si les frustrés ont passé leur temps à dire que l’amour rend aveugle. La Saint-Valentin doit permettre de voir ses manques personnels pour mettre des étoiles dans les regards éteints; et un regard qui brille, c’est toute l’année qu’on le remarque. Alors, vive la saint-Valentin fêtée en toutes saisons, avec gourmandise. Ce qui n’empêche pas de se poser la même question que le faisait le célèbre philosophe chinois Qi Shi Tsu : « L ‘amour a-t-il plus de formes que de positions ? »

Par Thierry Rocher

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