J’aime ma T.L.
Par Christophe Sibille , le 6 mars 2018

Christophe SIBILLE et sa lectrice

Il y a vraiment des éléments de langage peu gâtés par les événements.
Je suis prêt à parier, par exemple, que le nom de baptême: «Nordahl», déjà peu employé à ma connaissance, risque fort de tomber dans l’oubli.
C’était juste une remarque en l’air, pour me chauffer avant de rentrer dans le gras, comme le disait le mari de Marianne James en s’enfilant … un demi-litre de whisky,  pour commencer.
Bon, je dis ça, mais c’est seulement pour être désagréable. Car vous savez que j’adore ça.
Et vous aussi. Ne niez pas.
C’est Pour cette raison, principalement, que j’aime les réseaux sociaux.J’ai déjà eu l’occasion de le dire ici, mais ceux qui considèrent ceux-ci comme l’enfer sur terre ont à peu près autant de jugeote que celui qui prétendrait que le tournedos Rossini, en considérant l’état dans lequel il se retrouve quand on s’en débarrasse sous soi une huitaine d’heures après s’en être rempli le buffet, c’est dégueulasse.
Pardon, Anthony? On peut dire pareil pour un hamburger de chez les frères McDonald?
Mauvais exemple; pour ce dont vous me parlez, la différence entre avant ingestion et après me semble légèrement plus délicate à déterminer. Bref.Tout ça pour dire que si «twitter» ressemble quelquefois à une cuvette de chiottes, ce n’est évidemment pas à cause de twitter. C’est simplement parce que le cerveau de pas mal de ses contributeurs relève plus du proctologue que du neurologue.
On dit que la télévision, c’est de la merde. Mais, après tout, tant qu’elle est éteinte, ça va. C’est exactement pareil pour le mur de mon réseau social préféré avant l’apparition de certaines contributions. La plupart du temps anonymes.
Mais pas toujours.Bon, pour l’apéro, commençons léger: Par le site: «so busy girls», par exemple, qui conseille nos contemporaines: «Portons des tenues de grossesse féminines.» Personnellement, j’ignorais qu’il y eut besoin de ce dernier qualificatif, mais, après tout, peut-être que j’ai loupé des étapes dans l’évolution du «gender théorie.»
Ca doit être de ma faute.
Un peu plus sybillin, mais, là aussi, ça doit être moi, ce qui pourrait finalement s’expliquer. Qui a dit: «le retour aux ordonnances permettra une plus large concertation?»
Fastoche mais néanmoins, si tu trouves, je te promets de te faire parvenir cinq grands pots de Nutella, à consommer cul sec; il paraît que c’est magique pour soigner une crise de foie.
Plus rigolo, mais toujours pas anonyme, notre grisonnant autant qu’anti-élites major de l’ENA et de l’agreg préférés jouant les ploucs séducteurs devant une ruminante du salon de l’agriculture, (non, pas une militante Modem; une vraie vache), qui n’en demandait pas tant: «montre-moi tes mamelles.», lui susurra t-il.
Une vraie question; notre bovidée harcelée va t-elle porter plainte?

Une plainte que notre Caroline de Haas ne pourra malheureusement pas relayer, car elle a justement pris congé des réseaux sociaux, où elle se faisait harceler. Je n’ose pas dire: «justement» harcelée, même si j’espère secrètement que ma chronique de la semaine dernière y est pour quelque chose.
Et puis, Caroline de Haas harcelée, ça sonne un peu comme Wes Craven terrorisé.
Ou, plus invraisemblable quoique vrai, comme Eric Woerth, alias: «l’escroc de Chantilly» ou «valoches pleines de biftons», au choix, donnant des leçons au gouvernement sur la réforme de la SNCF.

Mais, plus grave, «twitter», c’est aussi ça: «en France, nous aimons les histoires de petite pute comme vous, mais pas celles de salafiste fraîchement repenti. Sorcière retourne d’où tu viens, ton scandale médiatique de corrompu était déjà écrit et tracé par ton amie qui doit sûrement te lécher le cul nuit et jour. Je parle bien de Caroline Fourest. Est-ce qu’elle aussi t’a violé???»

Ou encore, adressé à la même personne: «Sale pute t’es qu’une grosse salope qui va brûler en enfer sal pute tu ecartes les jambes et tu te dis pour la laïcité?» Ou, pour terminer sur une note plus pointue: «Et t’es fière de toi, espèce de grosse pute. N’oublie pas de publier mon commentaire pour continuer à jouer à ta victime. N’oublie pas un homme comme lui ne peut pas s’intéresser à une laideur comme toi.» Même pas besoin d’une lecture attentive pour constater que l’analyse logique de ces perles est au niveau de son analyse grammaticale. Parce que Henda Ayari, à qui ces lignes sont adressées, et qui est la première à avoir eu le courage de porter plainte contre le violeur Tariq Ramadan, (oui, c’est lui, le «un homme comme lui» du dernier message), est, en plus, vachement jolie.

Mais je ne suis pas là pour parler des goûts en matière de femmes de celui que nos media peu regardants appellent encore: «l’islamologue.»

Seulement pour vomir en constatant que les fins littérateurs évoqués un peu plus haut ont initié, sur twitter toujours, une constitution de cagnotte pour aider à la défense du vraisemblablement nécessiteux gourou islamiste.
Et qu’elle en est déjà à plus de 100.000 Euros.
Bon, à part ça, j’aime toute ma T.L.

par Christophe Sibille

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