Julian et Greta sont sur une planète
Par Christophe Sibille , le 23 avril 2019

Christophe SIBILLE et sa lectrice

 

Vendredi 12 avril dernier. Donc, ô ma lectrice, ne te découvre pas d’un fil encore pendant (au moins) une petite semaine et demi. Zéro degré au réveil et, si je ne confondais pas «climat» et «météo» comme certain président de la plus grande démocratie du monde, je me demanderais: «Hé, ho, Greta Thunberg, tu te foutrais pas un peu de ma gueule?»
Mais non, ce n’est pas elle, qui me prend pour un jambon de trois semaines! Enfin, si, parce que visiblement, elle ne connaît pas grand-chose aux tenants et aboutissants du désastre qui attend, non la planète, parce qu’elle, elle s’en sortira toujours. Mais nous, les abrutis qui préférons fuir nos problèmes à coup d’hectolitres de kérosène plutôt que de les affronter là où on est. Hei, Yann Arthus Bertrand, t’en penses quoi? Et toi, Nicolas Hulot, qui, avec ton hors-bord et tes voitures de course, consomme, en une demi-journée, l’équivalent d’un rond-point rempli de gilets jaunes en vingt et un week-ends?

Elle n’y connaît même, aux dires des journalistes un peu sérieux qui ont tenté de l’interviewer sur le sujet, strictement rien, la Gavroche de l’anti CO2. Peut-être même pas sa formule? Pas plus que la plus grande partie des lycéens grévistes du vendredi qui collent à son combat comme la bite au père Preynat sur l’aube d’un enfant de choeur. Lycéens, qui ont les yeux vissés dix-huit heures sur vingt-quatre sur l’écran du smartphone. Smartphone changé chaque année, comme il se doit, sinon, ça n’accélère pas suffisamment la destruction des ressources naturelles. Et le décès des enfants africains extracteurs de métaux rares. Qui, eux, survivent, sur la même planète. Et, plus grave, pas tellement moins que pas mal des profs qui suivent cette grève. Et encouragent les lycéens à lutter contre la destruction de l’homme en séchant les cours qui leur auraient permis de s’inspirer de leurs aspects les plus nobles.
Bref.

Dans la série, «je torpille de l’intérieur le combat que je suis censé mener», il y a une arrestation au sujet de laquelle, ô ma lectrice, tu n’as pas intérêt à compter sur moi pour aller grossir le troupeau de ceux qui bêlent contre. «Une attaque contre le journalisme», lis-je sur le premier commentaire bien intentionné sur lequel je tombe. Journaliste, Julian Assange? Encore une «fake new»! (Non, je ne mettrai pas de «s», bordel!)
Journaliste, un mec qui a passé sa «carrière» à ne pas respecter le recoupement des source? Journaliste, un mec qui s’est contenté de réceptionner des infos, et de se faire, avant toutes choses, ériger l’ego, en les publiant dès qu’elles lui parvenaient, et sans discernement?
Surtout quand elles pouvaient nuire au grand Satan américain pour bénéficier au chantre universel de la démocratie et des droits de l’homme si bien connu sous le nom de Wladimir Poutine?
Y compris en mettant entre les mains de ces fiers démocrates de talibans le CV complets de ceux qui travaillaient en Afghanistan avec les sales fascistes de soldats US?
Quelle conclusion donner au fait qu’un personnage assurément peu fréquentable, un voyou, même, s’étant fait libérer sous caution, pour après se «réfugier politiquement» (hihihi) dans une ambassade. En faisant de ce fait perdre tout leur pognon à ses soutiens. Ayant insulté copieusement les présumées victimes de viol par sa sainte bite, présomption requalifiée en agressions sexuelles par lassitude du jury.
Un illuminé du scoop ayant utilisé l’argument comme quoi «tout ce qui était secret était forcément vrai et bon à exploiter», au mépris de la sécurité de ses sources, (dont il a également copieusement insulté certaines par ailleurs), un mecton qui a déclaré que la défaite électorale d’Hillary Clinton était due, je le cite, «au sexisme.»  Alors que cet échec avait été en partie, et de notoriété maintenant quasi-publique, imputable à son activité souterraine à lui

Alors, ma chère lectrice, que nous dit tout ça?
Déjà, contrairement à ce que pensent beaucoup des défenseurs préproclamés et crypto-complotistes de Julian Assange, (et aussi ceux qui suivent en bêlant les marionnettistes de Greta Thunberg), que la toile semble au moins autant engluer la vraie démocratie qu’elle contribue à la faire émerger. A fortiori, si ceux qui la tissent sont loin d’être pleins de bonnes intentions, ce qui semble près d’être le cas de ce brave «journaliste».
Et j’ai un vrai doute aussi pour ce qui concerne les marionnettistes.

par Christophe Sibille

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