La chute des bourses
Par Coq des Bruyères , le 11 octobre 2011

DOUILLON est du bon côté de la plaque

A l’heure où les économistes ne font pas l’économie des alarmes les plus alarmistes concernant les clignotants qui clignotent en passant au rouge, inquiétons-nous avec eux de la chute des bourses. Certes, avec Madame Lagarde à la tête du FMI en lieu et place du susnommé DSK, il y a de quoi paniquer !

En voyant le Yen frétiller en douce avec la pudeur et la discrétion polie d’un nem chinois servi dans un restaurant grec, il y a de quoi s’agiter la moussaka.

En imaginant les traders serrer leur popotin sur le cuir lustré de leurs Ferrari dès qu’ils entendent parler de récession en espérant que cette contraction anale puissent les protéger encore un temps du plan de dilatation prévu à leur intention, par les peuples qui commencent à en avoir marre d’être les seuls à subir de plein fouet la rigueur par derrière, il y a de quoi se crisper.

En écoutant les relents nationalistes des vomisseurs de la monnaie unique qui, si l’on en croit les odeurs dégagées par leurs discours protectionnistes, s’apprêtent à remplacer l’Euro défaillant par le pet foireux, il y a de quoi s’éventer. Certes, paniquons, agitons, crispons, éventons et ensuite…

Voyons le BON COTÉ DE LA PLAQUE !
Les bourses s’écroulent et alors ? Moins d’argent dans l’économie c’est plus d’économie sans argent, et à l’heure où tout le monde veut replacer l’homme au centre de la vie économique tout en laissant la femme au centre de la vie familiale, mettons l’homme devant ses responsabilités, et la femme devant l’évier pour faire la vaisselle !

Non, je rigole… L’homme étant pris au sens large il inclut la femme ET… le lave vaisselle. L’humanité, donc ne doit-elle pas se réjouir de concert quand les bourses s’écroulent comme Lagarde et Merkel se réjouissent deux cons-sœurs quand elles se redressent ? La prise de conscience avance, le capitalisme recule, comment veux-tu, comment veux-tu… La prise de conscience avance, le capitalisme recule, comment veux-tu, qu’ils spéculent ? Au fond du trou, dans l’impasse, à l’occasion des sombres perspectives, des jours noirs qui illuminent les places financières, l’obscurité des montages économiques complexes s’éclaire… On ne va pas s’en plaindre, surtout quand l’éclairage nous révèle l’impasse et que pour une fois c’est la richesse qui est menacée, et la pauvreté qui en sort renforcée ! Alors, comment ne pas se réjouir de cette victoire de l’indigence sur l’abondance tout en espérant… et c’est là que ça se corse, qu’une fois les riches partis avec leurs visons… les pauvres arrivent avec une vision !

par Jean-Patrick Douillon

EN SCENE
JEAN PATRICK DOUILLON EN SPECTACLE : Le 15 OCTOBRE 2011 à DURFORT (30)
“Tant qu’on cherchera un berger on votera comme des moutons!”

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