La convergences des erreurs
Par Thierry Rocher , le 24 avril 2018

Thierry ROCHER renvoie la censure

J’entends parler tous les jours de la convergence des luttes sociales, et le gouvernement, en écho aux médias qui renferment un bon nombre d’attachés de presse, envoie le message pour dire que cette convergence n’existe pas. Sans doute. Par contre, la convergence des erreurs de méthode existe. Amis syndicalistes, zadistes, craintes, étudiants ou citoyens, tout est réuni pour échouer dans la réussite du combat. Je ne veux pas donner de leçons juste un petit quelque chose qui ressemble à de la lucidité.

tout d’abord, les cheminots. J’entendais l’autre jour un des responsables de Sud Rail qui mettait en cause l’efficace de la grève perlée. Les usagers se fatiguent et s’habituent; les protagonistes voient leurs bas salaires amputer. Ils savent qu’ils vont devoir expliquer aux enfants pourquoi il n’y aura pas de vacances cette année en même temps, qu’à eux-mêmes, un résultat loin des espérances. Et ce responsable de dire ue pour être efficace il aurait fallu toucher la SNCF au porte-monnaie, à savoir encourager les passagers à voyager gratuitement. Bien sûr, on est hors-la-loi mais la respecter montre les limites. Et en plus, le mouvement serait d’autant plus efficace qu’il serait populaire car je reste persuadé qu’un mouvement n’a des chances d’aboutir que si l’adhésion de la population est large. Une erreur de méthode qui peuvent faire penser à beaucoup de grévistes qu’ils vont dans le mur.

Dans les revendications, un groupe qui n’est pas populaire : les étudiants, pas plus populaires en tout cas que les intermittents du spectacle. L’erreur majeure des slogans mis en avant, c’est de gueuler contre la sélection, au lieu de manifester contre la sélection sociale qui est le vrai scandale. Comment fédérer le plus grand nombre avec un mot d’ordre d’un autre âge alors que tout le monde a compris que la sélection est à tous les coins de rue de l’existence? S’attaquer à la sélection sociale est une vraie cause, juste, et qui concerne le plus grand nombre. Donc, à mes yeux d’observateur naïf: fausse route dès le départ.

Et que dire des zadistes que j’ai appelés cradistes en interprétant par l’odeur le look des jusqu’au-boutistes? Le déni des démocratie est évident et en fin de compte, il n’y que les violences policières pour les rendre proches du plus grand nombre. Il y a quand même pas mal de monde qui peine à comprendre qu’on puisse bloquer des voies publiques impunément et s’approprier des biens qui ne vous appartiennent pas. C’’st un peu simpliste comme raisonnement mais j’avoue que je verrais d’un assez mauvais oeil des gens débarquer sur un terrain à moi et qui viendraient m’expliquer que je n’ai rien compris à la vie, qu’il est temps de sortir des schémas petits-bourgeois, et que je vais voir ce que je vais voir. Comment se rendre populaire en remettant en cause le fondement de notre vie sociale?  Alors bien sûr, les cagoulés noirs cassent quelques distributeurs de banques ce qui bouleversent fondamentalement le système capitaliste mais à part ça est-ce qu’on avance vraiment et que l’on met tout ce qui faut pour fédérer les colères.

Pendant ce temps-là, les retraités pas contents font ce qu’ils peuvent pour se faire entendre mais l’ordre social n’est pas mis à mal et finalement leur silence se fait entendre, tout comme le bruit mesuré des personnels soignants.

Tout rentrera dans l’ordre à l’approche des vacances qui est le seul sujet capable de réunir les gens qu’ils soient en colère ou non.

A part ça, Qi Shi Tsu vous tient compagnie, avec les tee-shirts pour l’été (2 modèles) et les livres « Les Pensées de Qi Shi Tsu » et « Les réponses de Qi Shi Tsu ».
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Par Thierry Rocher

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