La crise sur le Gattaz
Par Christophe Sibille , le 19 janvier 2016

Christophe SIBILLE l’homme au micro

Et maintenant, le professeur Rogue ? Bon, ça fait beaucoup, quand même !!
Michel Delpech et lui, ils ont cassé leur pipe !!
Cassé sa pipe à 69 ans, c’est ballot, non ?
Bon, en parlant de ça, sur deux des décès de personnalités récents, vous ne remarquez rien ?
David Bowie ?
Pierre Boulez ?
Naqdmon, Anthony, Thierry, enfin ! Vous avez appris à lire sous l’ère socialiste, avec la méthode globale, ou bien ?
« Bo » ! Les deux noms commencent par les deux lettres : « Bo » ! BO ! B O !
Deux décès, quasiment simultanés, de personnalités qui commencent par « Bo » ? Sans déconner, moi, je serais les frères Bogdanoff, par les temps qui courent, je regarderais deux fois avant de traverser !
Autrement, hier et aujourd’hui, deux matinales bien flippantes, sur ma deuxième radio préférée !
Aujourd’hui, à tout saigneur, toute horreur, (oui, j’ai écrit « saigneur » avec un « a », mais, ô mon auditrice, malgré ta sagacité, tu ne peux pas le deviner), Pierre Gattaz. Qui commence par nous dire vers huit heurs vingt-deux que le plus important, pour lui, ce sont, je le cite, « les valeurs » !
Valeurs, avec un « a », comme dans « Ali bobo » ?
« Chouette », me dis-je dans mon faible intérieur, « il va enfin se décider à rendre les 900.000 Euros que sa société, Radiall, a touché au titre du CICE, après avoir réalisé des bénéfices de 25 millions d’Euros, avoir payé 200. 000 Euros d’impôts, soit  ce qu’il aurait dû raquer réduit de 25% à 3%, et empoché 2,8 millions d’Euros de dividendes.
Chouette ! Même quelqu’un comme lui peut se repentir d’avoir fait transiter directement des fonds publics dans les poches des actionnaires ! Le monde n’est donc pas si pourri !! Alleluia !! Alleluia !!(sur le « Alleluia », du « Messie », de Haendel 🙂
« Ah, les Gattaz,
Yvon, Pierre,
Ils nous gâtent,
Final’ment,
Ils sont pas si méchants qu’ça »

Oui, j’ai  bien dit : « ils sont ». Pas « il est ». Car je vous rappelle, vous qui avez la malchance d’être jeunes, qu’avant Pierre, patron des patrons, le père de Pierre, Yvon, était patron des patrons,
MAIS ? Finalement, non. Nib de nib, Whalou, Nakache, zobi la mouche à roulettes ! J’m’ai gouré.

(sur : « Merci, patron », des Charlots:)

Oh, les belles têtes de pines,
De père en fils,  ils vous ruinent,
Ils vivent de votre sueur, votre
esclavage fait leur bonheur !

Ils ont une mine hargneuse,
Leurs paroles sont visqueuses
Y’en a deux pour le prix de deux,
Un pas jeune, et puis son vieux,
paye la, paye la, misère,

Vas-y patron, vas-y patron
On chant’ra quand tu iras dans le trou,
On s’ra heureux comme des fous !!

Ben oui, j’m’étais gouré ! Sur toute la ligne, comme dirait Frédéric Beigbeider, et, hélas un peu plus rarement, Jo-Wilfrid Tsonga.
Hé oui, hé non. Les Gattaz ne sont pas des humanistes.
Rappelons les faits. Quelques syndicalistes de Goodyear, « bonne année, goodyear, les syndicalistes, » séquestrent deux ou trois cadres après la fermeture.
Enfin, séquestrent ! C’était pas Guantanamo non plus, ils ont pu bouffer, boire, téléphoner à leurs proches ! Pas comme les ouvriers qu’ils foutent sur la paille. Quasiment du baby-sitting ! La preuve, ils ont retiré leur plainte.
Pourquoi ils ont été acculé à une telle extrémité ? Pour obtenir des réponses qu’on ne leur donnait pas concernant l’avenir de leur taf. Leur poste, leur couple, leur famille. Leur vie.
Neuf mois ferme. Et ferme ta gueule, gueule de zouave, zouave d’Afrique, Afrique, assez, y’en a assez, tu m’fais chier !
Hében, les valeurs que défend Pierre Grottaz, c’est ça ! C’est que des mecs comme ceux là doivent aller en taule parce que, je le cite, « la violence physique est inadmissible ».
Rappelons que cet ami de la douceur a vomi tout récemment, je le cite encore: « Des salariés dans une entreprise dont le chiffre d’affaires baisse sont en situation de stress, et ont conscience que des licenciements sont probables. Savoir que le chef d’entreprise aura désormais la capacité d’agir assez tôt pour redresser la barre me semble plutôt de nature à les rassurer. »
Salauds de salariés qui n’ont aucune compassion pour le malheureux chef d’entreprise forcé de les foutre à la porte !
Et, pour finir, un coup de gueule ! Non mais, qu’est-ce que c’est que ces juifs qui viennent énerver nos antisémites en venant leur foutre leur Kippa sous le surin ? C’est intolérable !

par Christophe Sibille

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