La fête de la Musique
Par Coq des Bruyères , le 25 juin 2013

Alors Jean-Patrick DOUILLON, maintenant qu’on a fait ça, on dit quoi ?

Ou : « De l’inutilité de changer le monde tel qu’il est pour le laisser tel qu’il sera ! »

A l’heure où la dernière visite Présidentielle sonne comme un tube de la Compagnie Créole : Olandocatar, Olandocatar, Ohé, Ohé… Intéressons nous à cette coutume bizarre qui consiste tous les 21 Juin à scinder la France en deux : Ceux qui jouent mal et ceux qui écoutent faux et posons nous la question : S’il y avait la fête du sexe est ce que tous ceux qui baisent mal descendraient dans la rue pour le prouver devant tout le monde ? Bien sûr que non ! Surtout cette année, rien que moi, avec le temps qu’il fait, j’aurai eu trop peur de me geler les couilles ! Pourtant, sous prétexte qu’il souffle dans une guitare et qu’il gratte une trompette, le 21 Juin, tout le monde sort son instrument et le maltraite devant une foule qui, ce jour là, se satisfait de l’amateurisme avec condescendance alors que le reste de l’année elle regrette d’avoir voté pour François Hollande !

Car, je vous le demande, qu’elle est la différence entre un musicien qui joue du Mozart quand on reconnaît  du Barbelivien et François Hollande qui va au pays des chameaux pour caser un métro de Vinci ou un Tramway d’Alsthom et qui ne parvient même pas à vendre le concept du Cham’Lib de Bertrand Delanoë ? Hein ? Oui, vous avez raison : L’amateurisme musical fait mal aux oreilles alors que l’amateurisme politique fait mal au cul ! OK ! Alors une autre question : Comment fait un musicien amateur pour gagner de l’argent lors de la fête de la musique ? … … … Il vend des boules Quiès ! Bravo ! Ah, la fête de la musique, le seul jour où en mangeant un Kebab dans la rue tu peux avoir à la fois de la merde dans la bouche et dans les oreilles car le mélomane, le jour de la fête de la musique, est aussi désemparé que le gastronome dans le rayon plat cuisiné de chez « Lidl » ou que l’homme de gauche lors d’un deuxième tour d’élection à Villeneuve sur Lot : Il a du mal à faire front et on le comprend… Pourtant il y en a des bons musiciens en France, mais un vrai musicien, il n’attend pas la fête de la musique pour s’exprimer ! C’est comme un vrai pétomane, il n’attend pas la fête du cassoulet ! Le pire, c’est que dans tous les secteurs, l’amateurisme se développe, (vous me direz c’est normal, il n’y a plus d’argent pour payer les professionnels) vous allez voir que si ça continue on va bientôt s’apercevoir qu’il y a des coureurs du tour de France qui ne se dopent pas ! Quel amateurisme ! Ou des riches qui payent leurs impôts, des politiciens qui tiennent leurs promesses, des informaticiens vivants, des présentateurs télés qui réfléchissent, des directeurs de centres culturels qui vont voir des spectacles, des toréadors qui laissent vivre le taureau, des catholiques qui aiment leurs prochains, des intégristes qui nous foutent la paix… des… des… ben finalement, c’est pas si mal l’amateurisme !

Sauf que dans une société où la seule reconnaissance c’est l’argent faire les choses gratuitement implique d’être meilleurs que ceux qui les font en étant payé. La lecture du coq toutes les semaines me conforte dans cette idée et c’est pour essayer de rester au top que je vous quitte tout l’été pour me reposer en vous disant… Vivement Septembre !

 En scène :

Douillon est au Petit Casino Rue Chapon, à Paris, jusqu’à fin Juin !

par Jean-Patrick Douillon

 

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