La fin des sdf
Par Thierry Rocher , le 20 février 2018

Thierry ROCHER renvoie la censure

Alors qu’en ce dimanche gris,  je sortais de la Maison Européenne de la Photographie où je me suis laissé porter par la collection de Pierre Passebon qui voue une passion à Marlène (des clichés magnifiques de Marlène, de la grande époque des années trente jusqu’à la fin de son exposition médiatique et sa cache de l’avenue Montaigne),  après avoir découvert le travail passionnant de Ninon Migliori, en particulier dans l’Italie des années cinquante,  j’ai retrouvé la rue et la vraie vie parisienne. Après un coup d’œil à la Seine et ses flots toujours impressionnants, j’ai pu découvrir les derniers sdf de la capitale.

Je ne pensais pas en voir aussi rapidement depuis que j’avais pris connaissance des propos d’un nouveau stratège politique,  Julien Denormandie dont le titre exact est: secrétaire d’état auprès du Ministre de la cohésion des territoires.  Eh bien,  ce Denormandie avait dit qu’en Île-de-France,  ils étaient « à peu près une cinquantaine d’hommes isolés ».
Ce qui est intéressant de constater c’est que La République en Marche est une grande famille de pensée puisqu’un de leurs députés de Paris vient de sortir de l’anonymat, le fameux Sylvain Maillard qui a affirmé,  sans être sous l’emprise de substances illicites,  que la majorité des sdf ont choisi d’être dans la rue.

Ça fait plaisir de voir que la réalité ne les empêche pas de vivre, ni de penser mais on ne parle pas de penser à la réalité,  faut pas déconner ! Alors,  la première réaction est l’indignation: comment ne peut-on voir les choses en face ? En y réfléchissant,  le pire est sans doute que ces sorties sont calculées, que les sbires du maître en communication qu’est Macron 1er ne lancent pas ce genre de déclarations par hasard.  Et si tout ça était orchestré pour faire croire que les promesses de Macron sont tenues ? Vous penseriez que c’est pitoyable et vous n’auriez pas tort.
Tout ceci est donc la confirmation que la liste des laquais de la République déconnectés des réalités quotidiennes s’allonge. Le pire est que ce constat rende blasés les citoyens que nous tentons de rester.

Rien de tel pour se protéger de ces maux insidieux que la philosophie chinoise, enfin une certaine philosophie,  celle de mon ami Qi Shi Tsu dont le nouveau livre vient d’arriver: « Les réponses de Qi Shi Tsu « . (toutes les demandes sur la page Facebook de Qi Shi Tsu)
Une note de réalisme avec Qi Shi Tsu qui nous dit: « J’ai mal à ma foi et pourtant je bois. « 

Par Thierry Rocher

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