La république ? Pfff !!!
Par Ze Fred , le 15 octobre 2013

La crotte-nique à Ze FRED, l’apolitique incorrect

 

« Front républicain », « pacte républicain », on entend plus que ce genre de connerie, en ce moment ! Vous avez vu à quoi elle ressemble votre république ? Puis d’abord, a-t-elle existé un jour ? En latin, cette supercherie se nomme ainsi : Res publica, qui veut dire « chose publique », ce qui sous-entend : l’intérêt général.

Qui peut croire, un instant, que les crapules que nous mandatons, se soucient de l’intérêt public ? Quoi qu’on élise, il y aura toujours 9 millions de parias qui se retrouveront au dessous du seuil de pauvreté. Par conséquent, nous ne sommes pas en république. En 1789, les professionnels de la révolution (en gros, les bourgeois) ont dit : « Il faut rendre le pouvoir au peuple ! », Et ce con de populo attend toujours qu’on lui donne, au lieu de le prendre ! Mais il n’en veut pas, il préfère geindre !

Et si on tissait un portrait du modèle républicain qu’on nous vend chaque jour ! Chiche ? On y va ! 225 ans après la prise de la Bastille, la fosse à purin dans laquelle on naît, on grandit, on s’asservit et on crève, est toujours pareille, même si on l’a quelque peu élargie. En 2013, 25% des Français sont en voie d’exclusion totale, dans tous les domaines : école, travail, santé, logement, culture, loisirs, etc… Ça fait plus de 40 ans que ça dure mais on a réussi à s’y habituer ! Certes, un quart du pays n’arrive plus à survivre, mais les 3 autres quarts y parviennent ! En démocratie, c’est le camp qui a 50% des voix plus une, qui a raison ! L’autre n’a qu’à aller se faire foutre ! Et puis, l’idée qu’il existe des populations non intégrables dans l’idéal républicain, est désormais admise par le plus grand nombre. Alors, pourquoi se faire chier à laisser vivre des catégories qu’on ne pourra jamais intégrer ?

S’il faut vraiment aller aux urnes, donnons un sens à notre vote, en déposant un bulletin FN, afin qu’on puisse continuer d’appliquer son programme, de façon plus efficace ! Une fois débarrassée de ses pauvres, notre chère république, en aura fini avec la misère…Jusqu’à la prochaine fois. Jadis, on réglait le problème de la pauvreté, avec les guerres. Comme le disait si bien mon grand-oncle : « C’était le bon temps ! ».

Il paraît que la république est plus couillue que la royauté. Ah, c’est sûr ! Elle a réussi a transformer les primitifs des continents lointains, en bénévoles de la France fraternelle. Elle a créé la conscription, les épopées napoléoniennes et deux guerres mondiales, afin que prolos et culs terreux connaissent le champ d’honneur plutôt que les bas-fonds de la lutte des classes. Sous l’ancien régime, le roi agissait sous l’autorité de Dieu. Aujourd’hui,on nous parle de l’intérêt supérieur de l’Etat. Ça permet aux élus de faire aboutir des milliers de projets pourris, sans consulter le peuple. Maintenant, on nous présente le royaliste ainsi : Il est une sorte de soixante-huitard attardé, idéaliste, nostalgique et irresponsable ! Il vante la bravoure des chevaliers qui avaient la noblesse d’aller eux-même guerroyer, laissant, pendant ce temps-là, les ploucs s’occuper de leurs champs. Il glorifie les aristos qui permettaient à la population d’assister gratuitement à des spectacles, il célèbre les seigneurs qui protégeaient, dans leurs châteaux forts, les serfs menacés d’être zigouillés par les envahisseurs.

La république, elle, par souci d’émancipation populaire, a mis fin à cet assistanat, en laissant les populations se démerder face aux mafias et à l’ horreur économique. Si, aujourd’hui, Louis XXII était au pouvoir, les mômes se feraient chier avec des Beethoven, des Molière, des Rabelais et autres La Fontaine des temps des modernes. Je reconnais que la monarchie de droit divin n’aurait pas été foutue d’inventer Secret Story, le loft et la Star Academy ! La nouvelle devise républicaine pourrait être celle-ci : « Quand y a plus d’pain, y a des jeux ! ». Vivons avec notre temps, soyons vulgaires !

En vrac
-Nadine Morano porte plainte contre Guy Bedos qui l’a traitée de salope ! Ce serait plutôt aux salopes de porter plainte pour avoir été traitées de Nadine Morano…
-Patrice Chéreau est mort. Il devint célèbre grâce à son génie. Dany Boon, grâce aux subventions…

L’auriez-vous su ?

Justin Six-Truc, président de l’association « Frères des Humains », lors de son voyage au Niger, plus précisément dans la région d’Agadez, fut bouleversé par l’état de pauvreté des habitants, surtout dans le domaine des arts ménagers et des télécommunications. Dès son retour à Paris, il prit la décision d’organiser, au nom de son asso humanitaire, une gigantesque collecte de matériels informatiques, d’appareils ménagers et de téléphones portables, encore en état de fonctionner. Cette idée anthousiasma des millions de donateurs lassés par le téléthon et les pièces jaunes de David Douillet. Là, on était enfin dans le concret. Fini le fric, place au matos !

Six-Truc demanda à Norbert Dentressangle de se joindre à cette action pleine d’humanisme. Ce dernier, tout joyeux de faire oublier qu’il embauchait des chauffeurs Polonais payés 1 euro de l’heure, mit, gratuitement, des camions à disposition de « Frères des Humains ». Quelques semaines plus tard, la plupart des villages de l’Agadez furent équipés de tous ces appareils qui nous sont si familiers. Mais il y eut un hic. Ces communes rurales n’avaient pas l’électricité. Elles se prêtaient, de temps à autres, un groupe électrogène acheté à Niamey, afin de faire fonctionner une pompe à eau, pour pouvoir boire.

Les habitants de ces bourgades se sont demandés ce qu’ils allaient faire de tout ce matériel inutile gentiment offert par ces pays aux déchetteries bourrées de tous ces gadgets à l’obsolescence programmée. Ils se mirent d’accord pour transformer les grille-pain en boîtes aux lettres individuelles et les fours à micro-ondes en boîte postales collectives. Depuis, ils demandent au reste du monde de leur envoyer des courriers, afin que ces boîtes servent à quelque chose. Oui mais voilà, les habitants des pays riches ne savent écrire qu’en mail ou SMS. Alors… Mais le recyclage le plus réussi fut symbolisé par la création du splatch. Ce nouveau sport national Nigérien consiste à jeter des téléphones portables le plus prêt possible d’un écran d’ordinateur, sans le toucher, sur un terrain de sable. C’est un genre de pétanque à boules plates.

Ce loisir s’appelle splatch car les portables font « splatch ! », en retombant. Depuis peu, le Niger tente d’exporter ce sport car il ne sait plus quoi faire de tous ces instruments que l’association de Justin lui offre. Alcatel vient d’avoir l’idée de proposer aux Nigériens de confectionner des kits de splatch pour les vendre aux pays qui produisent les portables et les ordinateurs. Ainsi, les pays développés pourront connaître ce jeu d’un nouveau genre. Du coup, Alcatel se fait payer 2 fois sur un objet qu’il ne produit qu’une fois, grâce à « Frères des Humains »…

par Ze Fred
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