L’année des longs couteaux?
Par Christophe Sibille , le 7 janvier 2020

Pianotages de Christophe SIBILLE

 

J’ignore ce que vont pouvoir donner les classiques «bonnes résolutions» de ce début janvier initiant un millésime dont le petit nom est «vins vins», mais, nonobstant ma relative méfiance vis à vis de toutes formes de ce qu’on appelle «les traditions», (méfiance justifiée, puisque certains y incluent la corrida et la clitoridectomie), je vais tenter néanmoins et derechef de sacrifier une fois de plus à cette potentiellement salutaire décision.

Et le jour où vous lirez ces lignes marque un triste anniversaire. Pour moi, pour nous tous. Le jour où deux enculés décidaient de venger leur nullité en privant nos chers journalistes de «Charlie» de leur génie. Pour les réduire, à leurs yeux du moins, à un néant égal à celui de leurs pulsions endémiques de mort absolue.

Mais ils sont toujours là., nos amis

Et c’est là, que je suis en train de réaliser que la joie ne semble pas décidée à s’immiscer dans ces résolutions de début de chronique.

Mais comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement?

Un salopard balance une vieille dame juive par la fenêtre, après l’avoir torturée pendant plusieurs heures, et aux cris de «Allahou Akhbar, j’ai tué le démon.» D’abord interné pour folie, il est ensuite libéré parce que son esprit finalement considéré comme sain par le tribunal avait été altéré par la consommation de produits stupéfiants. 

Oh mes très chers juges, il est vrai que, dans le passé, un excès de consommation d’alcool causant un accident était considéré comme une circonstance atténuante. Mais, par pitié, essayez d’évoluer un peu plus vite dans le domaine de la répression des actes antisémites que dans celui de la route! C’était quand-même il y a six décennies, et on aimerait fort qu’une éventuelle jurisprudence concernant ce genre de jugements n’aboutisse à équivaloir à plusieurs «vels d’hiv» le temps que vous vous évoluiez.

Et notre nouveau millésime ne semble pas vouloir s’orienter vers une entame beaucoup plus gaie que moi.

En effet, que peut-on remarquer encore, cinq ans et deux-cent cinquante assassinats terroristes islamiques après celui de nos amis? 

Que, après chaque attentat terroriste islamique, (pardon d’insister sur l’appellation), les bonnes âmes du CCIF et autres, (comme pour nous empêcher de faire notre deuil), réussissent à braquer leurs projecteurs frelatés sur la présumée «islamophobie» des commentateurs. (Le fameux «pas d’amalgame», brandi comme un crucifix à la barbe de Lucifer.) Et quand Georges Bensoussan, qui n’est pas tendre avec cette idéologie, a été relaxé par le tribunal de la plainte du même CCIF, c’est le parquet qui a fait appel. 

Toutes ces associations connaissent parfaitement le droit, et savent à merveille enfoncer les coins que notre naïveté leur permet dans leur utilisation de l’arme juridique.

Bref, nos amis sont toujours morts, on est dans la merde, le premier auteur de 2020 d’un attentat terroriste islamiste meurtrier au long couteau, et aux cris «d’Allahou Akhbar» est encore un déséquilibré. (Et, entre parenthèses, on sait tout de la vie de l’assassin, et rien de sa victime.) 

IL S’APPELAIT JANUSZ MICHALSKI.
Il avait 56 ans. Il était électricien.

Et, moi, je ne suis même pas drôle …

Bonne année (et bonnes résolutions) quand-même!

par Christophe Sibille

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