L’avenir des syndicats
Par Thierry Rocher

Thierry ROCHER renvoie la censure

De moins en moins syndiqués en France, alors comment rendre plus attractifs nos syndicats?

La première question qui vient à l’esprit est: comment séduire les travailleurs? D’abord, trouver des travailleurs. Ensuite, pour séduire, faut-il avoir du fond ou de la forme? (ou des formes pour ceux qui n’aiment pas les maigres)

Enfin, bref, le fond et la forme, c’est d’un côté les idées, de l’autre l’emballage. Les idées, bon, elles ont pas changé, ce sont les mêmes depuis 50 ans. Avant elles plaisaient, maintenant elles plaisent plus. Quand on épouse des idées, c’est comme autre chose, au bout,  il y a le divorce.
Pour attirer du monde, il faut des slogans clairs, facile à comprendre: Travailler moins pour gagner plus! Et poser des questions simples: Les 35 heures en combien de semaines?, Doit-on étendre le congé parental pour élever ses enfants quand ils sont adolescents? Toutes les fêtes religieuses doivent-elles donner des jours fériés pour tous ceux qui n’ont pas de religion?
Car le plus important pour retrouver des sympathisants, c’est de faire comprendre aux gens que le syndicat, c’est la solidarité, c’est se faire des amis, avec aux beaux  jours, les barbecues géants à la bière, et l’hiver, les parties de cartes, au vin chaud.

Mais comme je le disais, si les idées, la plupart des gens s’en foutent, la forme compte énormément. Les salariés sont sensibles à la grâce. Prenez Philippe Martinez (enfin c’est une image!), eh bien tous les travailleurs, voire même les travailleuses ne frétillent pas devant ses moustaches. D’ailleurs, le problème des grands syndicats c’est qu’à leur tête, il n’y a pas de femme, FO, CGT, CFDT…Certains pensent à Laurence Parizot qui a dirigé le MEDEF mais comme je le disais, jamais de femme.

Alors comment attirer des fidèles aux manifs quand on donne l’exemple des militantes qui conservent les merguez sans emballage dans leurs sacs à main, ce qui n’est pas très glamour?  Et d’ailleurs, il y a beaucoup d’efforts pour mettre un peu de fantaisie dans les manifs et les défilés. C’est triste de ne jamais voir de section syndicale dans un défilé festif comme la gaypride? Halte à l’homophobie.
Et puis, camarades, changez les circuits des défilés! A Paris, tout le temps Bastille/République ou République/Nation, c’est gonflant, alors qu’un parcours Place Blanche/Pigalle, ce serait plus chaleureux et incitatif, et il y aurait de quoi se dégonfler.

Vous me direz, dans l’entreprise, il faut choisir son camp: travailleurs ou syndicalistes. Et d’ailleurs, comment choisir son syndicat: j’en connais qui ont choisi en faisant pouf-pouf: ce se/ra toi qui me dé/fen/dras

Des fois, le choix tient à des détails, un calendrier avec les photos des dirigeants sous la douche par exemple peut donner envie ou un stage de formation syndicale pour les cadres au Cap d’Agde pour échanger des idées.

Alors, camarades non syndiqués, restons optimistes, même si les syndicats n’ont pas toujours une bonne réputation ni les mains propres car comme disait le célèbre philosophe chinois, Qi Shi Tsu, avec cette comparaison un peu osée: « les mouches à merde elles aussi ont mauvaise réputation sans doute parce qu’elles ne se lavent pas les pâtes avant de passer à table. »

PS: Camarades syndiqués ou non, lecteurs du Coq, je vous donne rendez-vous au Théâtre Darius Milhaud (Paris XIX) pour trois spectacles différents en novembre et décembre.
Alors, curieux … un peu…beaucoup ….pas du t… ?
Samedi 25 novembre: « La vie de Léo Tracy », 26 novembre, 3 et 10 décembre « A boire et à manger », et tous les samedis de décembre: « Qi Shi Tsu et moi »

Par Thierry Rocher

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