LE COQ DES BRUYERES N°127
Par Anthony Casanova

Fascisme de gauche, pléonasme ou oxymoron ?

par Anthony CASANOVA

« Aucune idée sur Terre n’est digne d’un trépas.
 Il faut laisser ce rôle à ceux qui n’en n’ont pas (Brassens) »

Je ne sais si vous le savez – pourtant je fais tout pour – mais avec mon complice Martial Paoli, nous faisons des chansons plutôt satiriques. Samedi dernier, nous jouions dans un lieu charmant où la clientèle est à gauche. La soirée s’est bien passée merci bien.

coco-1271Mais voilà, nous avons une chanson où nous raillons ceux qui usent des armes, c’est-à-dire militaires, guérilleros, chasseurs, et régionalistes. C’est sur ce point qu’un spectateur m’interpella après le concert en me disant : vous êtes pleins de contradictions. Vous vantez les idées libertaires, anarchistes mais ce que vous dites sur les Basques en traitant ceux qui luttent pour leur liberté de pecnots, ça non ! Moi, je suis un communiste libertaire et quand j’écoute vos chansons… » bref, il me fallu expliquer qu’étant Corse, je connaissais le problème de ceux qui regardent leur patelin comme une mine d’or et qui usent des armes pour le faire comprendre aux autres.  Outre le fait que je suis tout sauf anarchiste, j’ai dû expliquer que je me pensais libertaire, et qu’en gros j’aime que tout le monde puisse jouir du plus de liberté possible, en évitant soigneusement ceux qui vous disent : « ou t’es heureux ou c’est le goulag ! » Attention, Je n’ai rien contre les croyants, j’aime juste qu’ils n’aient pas la force politique pour me « convertir » à coup de pieds au cul. Les musulmans vont à La Mecque, les catholiques vont à Lourdes, les communistes à la fête de l’Huma, chacun son pèlerinage du moment que personne ne me regarde de travers, moi, qui n’ait pas « l’âme » du pèlerin.

Cette anecdote me donne l’occasion de parler du concept ou, plus précisément, des grands noms de « la lutte armée ».
François Claudius Kœnigstein-Ravachol fut condamné le 26 avril 1892, par le tribunal de Paris, au bagne à perpétuité pour divers attentats. La cour d’assises de la Loire l’envoya à la guillotine, pour ses meurtres, le 21 juin suivant. Ravachol déclara au tribunal : « Si je prends la parole, ce n’est pas pour me défendre des actes dont on m’accuse, car seule la société (…) est responsable ».

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Ravachol, c’est l’emblème de beaucoup d’anarchistes : le tueur de bourgeois. Il pensait régler le problème de la misère en tuant les riches, les riches pensaient résoudre la criminalité en tuant les criminels. Ils avaient tous tort, mais Ravachol a fait des petits qui commettront des crimes au nom du drapeau noir, comme Jules Bonnot, puis dans les années 70, au nom du « A cerclé » d’anarchie qui est souvent jumelé avec le « A » d’abrutis. Les anarchistes bêlent aussi de nombreuses chansons à sa gloire.
 Ce genre d’anarchistes devraient faire de leurs drapeaux de jolies chemises noires pour tendre le bras avec élégance. Ils arboreraient ainsi fièrement le poing fermé ou la main ouverte, je ne me rappelle jamais de la bonne position, et s’en iraient marcher sur Rome, Paris ou Berlin en criant « Mort à ceci et mort à cela et patati et patata ! »

La gauche possède aussi son Christ, il s’agît de Che Guevara. La célèbre photo de son cadavre fut d’ailleurs comparée au Christ gisant de Mantegna. Il faut dire que n’importe quel mec mort, un peu barbu, ressemble au tableau de Mantegna, mais si les communistes l’ont dit… alors c’est vrai ! Guevara c’est l’image du grand révolutionnaire. Il sait qu’il a raison, que sa cause est juste donc il a le droit de tuer pour elle. C’est avec cette argumentation qu’à peu près toutes les guerres commencent. Guevara, un peu avant sa mort, en voyant l’engouement médiatique provoqué par son complice « Danton », alias Régis Debray, écrivit que le « procès Debray » avait mieux fait connaître sa guérilla que dix batailles gagnées. Guevara avait-il fini par comprendre que le pacifisme pouvait être plus bénéfique que ses escapades champêtres avec la fleur au fusil ? Nous ne le saurons jamais.

Autre personnage à la con qu’une partie de la gauche crut bon de soutenir : Jacques Mesrine. Mesrine était un mythomane qui pour donner de l’importance à ses crimes, voulut les politiser.

coco-1273Il séquestra et laissa pour mort un journaliste d’extrême droite (Jacques Tillier), il tua deux pauvres gardes forestiers qui l’avaient reconnu et se disait être responsable de 39 autres crimes. Il voulait, disait-il, être une incarnation des Brigades rouges et il voulait aussi enlever, entre autre, Philippe Bouvard… allez savoir pourquoi ? Mesrine, ça peut sembler ridicule aujourd’hui, passionna les foules. Pour l’anecdote, le chanteur démago Renaud lui dédia son album « Marche à l’ombre ». Y a des baffes qui se perdent !

Le régionalisme, qui joue les équilibristes entre l’extrême gauche et l’extrême droite, peut nous aiguiller sur la capacité de la gauche à se fasciser.  Le gentil facteur Besancenot pris dans ses rangs un militant du nationalisme corse lors des élections européennes.  Sans parler des relations ambiguës entre les ordures de l’ETA et la « vraie » gauche.

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Mais revenons à « mon » île. Le cas d’Yvan Colonna est passionnant. Ce type fut condamné pour l’assassinat du préfet Claude Erignac. En Corse, les militants nationalistes réclament qu’il soit innocenté. Or, on peut lire sur de nombreux murs « Gloria a te Yvan (gloire à toi Yvan) » Cette inscription signifie que les militants le pensent coupable mais le veulent libre. Il existe, comme il en existe du Che, des autocollants et des tatouages au henné à l’effigie de Colonna ! 
Les nationalistes corses, les indépendantistes basques et tant d’autres, usent des armes en démocratie. Ils ne souffrent d’aucune censure, leurs idées sont largement relayées, ils ont ce qu’on appellent des « vitrines politiques », en gros un parti qui exprime leurs idées, mais ils ne renoncent en aucun cas aux armes. Il faut savoir que les militants incarcérés pour des attentats, sont appelés : des « prisonniers politiques » en leur « pays » ; cela indique clairement que pour ces « rebelles » les armes et le terrorisme ont toutes leur place dans un pays où tous les partis peuvent s’exprimer librement et démocratiquement.

 

Lorsque dans une démocratie

On place au même niveau

Les idées et les fusils

S’en suit la nuit des longs couteaux

S’il est une chose certaine

Quand une cagoule crie liberté

C’est qu’elle a la sale gueule de Le Pen

Quand il parle de fraternité

Ceux qui ont pour argument

Des armes à feu des plastiques

Une fois rois leurs opposants

Sont des prisonniers politiques

S’ils accèdent au pouvoir

Les cagoules tomberont

Préparez vos mouchoirs

Le fascisme à une tête de con

Les chansons de Martial Paoli & Anthony Casanova s’écoutent sur http://www.mysapce.com/martialanthony et les dessins de Coco sont sur http://www.leblogdecoco.fr

Les vacances continuent…

par Patrick Font

Patrick Font by CocoOui, car elles ont commencé le jour de ma naissance, et s’achèveront le soir de ma mort. Je m’en excuse auprès de M.M. Pétain et Sarkozy, champions du travail, eux-mêmes grands travailleurs, chacun dans son domaine, et je profite de cette allusion pour les remercier de m’avoir, chacun à sa façon, dégoûté du travail. La question que je tenais en horreur lorsque j’étais un branleur de 7 ans, était : « Qu’est ce que tu feras quand tu seras grand ? » Alors instantanément, le terme « devenir grand » me sortait par tous les trous qui, si j’ai bonne mémoire, étaient au nombre de 7. Donc, inconsciemment, et les psys me l’ont souvent rappelé, j’ai refusé de grandir. Oui, j’ai refusé d’être adulte, afin de ne pas partir au charbon dès six heures du petit matin. Afin, aussi, de ne pas étouffer dans le métro aux heures de pointe. Afin, enfin, de tout mettre en œuvre pour exercer une activité, mais pas un travail. Une activité assez lucrative pour manger. Certains couineront : « Travail, activité, c’est pareil » Oh que nenni ! Trois fois nenni, mes gueux !… L’activité dans laquelle je me jetai n’exigeait pas de régler son réveil à l’heure du coq ! Et n’exigeait rien d’autre que de m’autoriser à écrire que lorsque la muse venait me chatouiller le stylo. Ce stylo qu’il me fut donné d’adorer à l’école. Et qui avait sa place sous mon oreiller. Et dont, parfois, le dysfonctionnement me plongeait dans des abîmes de tristesse. Au cours de mes études, je fournis le minimum, effrayé par le gueule effarante des bons élèves, qui s’échinaient à gagner les premières places, sans jamais songer à aider les camarades en difficulté. Salauds d’enfants ! Et quelle vaste connerie que cet esprit de compétition inculqué à nos petits anges !

Pour manger, je devins instituteur dans la banlieue nord de Paris. Banlieue ouvrière, avec ses loubards, ses foyers de misère, ses ghettos-HLM, banlieue de mes amours où j’ai reçu tant d’affection, tant de sourires, tant d’éclats et tant de baisers. Pas une seconde, je n’eus la sensation de travailler. Au point qu’à chaque fin de mois, je vous le jure je prenais le chèque pour un pourboire. Après la classe, nous chantions, nous préparions des spectacles, j’avais du mal à quitter l’école, et les mômes revenaient répéter le jeudi. Sept ans de bonheur.

La suite, vous pouvez la lire dans les aventures de Font et Val qui recommencent la semaine prochaine et vous verrez que le travail ne nous a jamais fait suer. Aujourd’hui, j’ai l’honneur de monter sur scène avec Martial et Anthony, Daniel Gros, JP Douillon, Nadège Matelon, Nathalie Sauron, Christophe Sibille, Fred et Priscilla, Thierry Rocher… autant de joyeux fêtards dont la seule règle est de ne pas en avoir.

Petit impromptu

par Jean Patrick DOUILLON

J’ai tout compris à clearstream

Jean-Patrick Douillon by CocoEn fait, Clearstream, c’est un dessin animé… Vous savez Bip-bip et le Coyote… Mais si vous connaissez… Et bien Clearstream, c’est ça… Le coyote pour choper Bip-bip, il a fait toute une installation vachement compliqué avec un contre poids qui doit lâcher un gros dossier sur la gueule de Bip-bip quand le corbeau aura manger toutes les graines sur un des plateaux de la balance de la justice. Mais comme Bip-bip il court tout le temps et très vite, tout à coup, c’est lui qui tient la balance. Alors le coyote il vient voir ce qui se passe et il se prend le gros listing sur sa gueule à lui… C’est ça l’affaire Clearstream… enfin, c’est ça, mais c’est pas tout à fait ça quand même. Parce que c’est vrai que dans mon histoire, c’est De Villepin le coyote et Sarkozy l’oiseau. Mais en fait, Sarkozy, il est un peu coyote aussi quand même et au bout du compte, c’est de Villepin qui va se faire plumer. Bon, alors comment vous expliquez Clearstream ? Ah, je sais, le portrait Chinois. Pour bien connaître quelqu’un on lui demande un portrait Chinois, alors pourquoi pas faire pareil pour pénétrer une affaire complexe…

Donc, l’affaire Clearstream… Si c’était un plat, ce serait un Fricassé d’andouilles à l’étouffée

Si c’était une couleur : Caca d’loi

Si c’était une chanson : I’m listing in the rain

Si c’était un fruit : Une peau de banane

Et si c’était une fable : Le corbeau et le renard sont invités par le loup et l’agneau avec le chat la belette et le petit lapin chez la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf !

Vous n’avez toujours pas compris… Bon, et bien alors, comment vous dire pour résumer… En fait, c’est une affaire d’état qui transforme l’appareil de l’état en appareil dentaire pour redresser la dent que Sarkozy à contre De Villepin !

C’est clair là…

Toujours pas ! Bon et bien alors demandez à Casanova, parce que je peux vous dire que Font, il s’en fout complètement !

Retrouvez « L’HUMOUR DE JEAN PATRICK DOUILLON » au jour le jour sur son BLOG : http://douillon.canalblog.com/

Avec en prime: LE PREMIER KARAOKÉ SUR LA GRIPPE A !
http://douillon.canalblog.com/archives/satire_de_societe/index.html

SIBILLE l’Homme au micro

Gauche droite Sibille by Coco

Les Brèves du COQ

 

Brèvounettes de Jean-Patrick DOUILLON

Championne : Martine Aubry entame un tour de France… Et ben voilà, je me suis toujours demandé à qui elle me faisait pensé la maire de Lilles… Ca y est : Martine Aubry, tu lui mets un cuissard et un maillot Festina : C’est Jeannie Longo ! Sauf qu’elle, ça fait plus d’un an qu’elle chevauche le PS et elle n’est toujours pas en selle !

Puni : Ce n’est pas Jean Louis Borloo qui défendra le dossier de l’écologie à l’ONU… C’est normal, Borloo, il n’est pas présentable : Il ressemble à un ministre comme une serpillère à un foulard Hermès !

Inégalité : La justice refuse à une femme de se faire inséminer par le sperme congelé de son mari décédé. C’est injuste. Inversement, si on devait interdire à tous les maris d’inséminer des femmes congelées, il n’y aurait plus d’amour conjugal !

Emmerdes : Après la marche arrière des Brésiliens sur nos avions, les menaces de guerre en Iran, deux de nos appareils s’abiment au large de Perpignan ! Décidément, les mauvaises nouvelles tombent en Rafales !

Prévention Grippe A : Pour éviter la diffusion du Virus de la Grippe A, le gouvernement nous demande de mettre un masque et de ne pas cracher ! Moi, j’ai écouté : j’ai mis un masque de Brice Hortefeux, mais depuis tout le monde me crache dessus, alors comment je fais… ?

 

Les Brèves de SIBILLE

Entendu lundi matin, sur France-Inter, à deux horaires voisins : « Emilie Simon est la nouvelle Bjork ». C’est ça. Et pourquoi pas Jean-Louis Murat le nouveau Brassens, Claydermann le nouveau Chopin, et le PCF de nouveau à 25%, pendant qu’on y est ?

Le Figaro nouvelle formule rétrécit; il perd un centimètre en largeur et en hauteur ; « c’est parce que je ne peux plus bander, alors, mon journal non plus », nous avoue Serge Dassault.

Rubrique tel quel, je ne sais plus où j’ai entendu ça, et, d’ailleurs, je m’en fous : « le consensus est apparent ». Alors, le con avec suce, je vous dis pas !

Giscard et Lady Diana auraient été amants ; Carla jalouse ; « le bol ! Moi, je me tape un nain, et elle, elle s’est farci un diamantaire »

Laure Manaudou décide de raccrocher le maillot ; « ne décroche pas ! J’arrive ! «  hurle DSK.

Rubrique tel quel 2 : « Fillon tire à boulets rouges sur les recrutements excessifs de fonctionnaires dans les collectivités locales ». Marie-George Buffet interloquée : « je ne vois pas ce qu’il y a d’étonnant, mais pourquoi me prendre, moi, comme projectile » ?

Aux journées du patrimoine, même les coulisses du « Moulin Rouge » étaient ouvertes ; « ç’aurait été les pensionnaires qui auraient été ouvertes, je n’aurais pas passé ma soirée à faire visiter les coulisses du FMI », déplore DSK.

Rubrique tel quel aussi, entendu j’sais plus où non plus : « les prix des produits remontent dès que les promotions cessent ». Et moins il y a d’emplois, plus le chômage augmente. Excusez-moi, j’ai tenté plus con, mais je n’ai réussi à faire qu’aussi con.

Come-back annoncé  de la championne de tennis Justine Hénin ; « et je vous promets de faire un carnage autrement plus meurtrier que ma cousine, la grippe H1 ».

Jean-Marie le Pen définitivement gaga ; à propos de la probable baisse des tarifs de GDF Suez, il aurait déclaré : « la baisse du prix du gaz ne sera qu’un détail du quinquennat de Nicolas Sarkozy ».

Tel quel entendu mardi au 13h de France-Inter : « l’épidémie de grippe A dont on nous rabat les oreilles ». Du coup, François Bayrou annonce son refus de se faire vacciner.

Dominique Villepin annonce sa ferme intention de voter aux prochaines primaires organisées par la gauche.

Rubrique météo : demain matin, pas de précipitations ; ne vous levez surtout pas avant onze heures !

Nicolas Sarkozy assume : « envoyez Dominique de Villepin à l’échafaud, vous verrez bien qu’il est coupable ».

Giscard s’est tapé Lady di ; « je peux vous dire que ça m’a changé de Vulcania ;  c’était un vrai volcan en activité ».

La veuve veut récupérer le sperme congelé de son mari décédé ; « si elle préfère, je peux lui en fournir du tout frais », nous confie DSK.

Laure Manaudou enceinte ; on connaît déjà le nom du bébé ; c’est une fille, et elle s’appellera Placenta.

Le Coq by Coco

PIA MOUSTAKI « Femme du monde »

par Eric MIE

Eric Mie by CocoJe vais vous parler de Pia Moustaki. Oui vous avez bien lu : Pia Moustaki. Oui Pia !… Pia comme Pia Colombo l’immense chanteuse des années 60/70 qu’un mauvais cancer a emportée en 1986 et qui était la seule à savoir interpréter les chansons écrites par son poète de mari : Maurice Fanon,  ainsi que les magnifiques complaintes tragiques sans tomber dans le pathos. Alors avons-nous bien à faire à sa fille ? Et bien, sans tergiverser, je répondrai qu’elle en prend le chemin tant l’émotion est là dans chacune de ses chansons. Quoi ?… Son nom ?… Bah ça doit être d’origine grecque ou un truc comme ça… J’en sais rien, moi, et pis ce n’est pas la question. Et pis de toute façon y’a pas de question à se poser. C’est une chanteuse qui fait son petit bonne-femme de chemin depuis qu’ Edith PIAF lui a offert sa première guitare, qu’elle a toujours, avec dans sa carrière des hauts, des bas et une pause, le temps d’ouvrir un café-concert à Saint Malo. Enfin bref une vraie carrière de vraie chanteuse, l’itinéraire normal de tout ceux qui chantent autre chose que la guimauve dégoulinante de nos robinets à musique. Une carrière qui donne le temps au temps comme celui qu’elle arrive à suspendre quand on écoute son dernier album « Femme du Monde ». Entourée d’excellents musiciens, c’est 13 titres, dont un hommage à sa marraine de cœur et de chanson, qu’offre aujourd’hui aux amoureux de la chanson d’artisan cette femme à la chevelure rouge et aux allures de Gitane. Enregistré dans le pays de sa grand-mère, qui avait quitté la terre celtique pour vendre des choux fleurs sur le terrain d’la Halle à Paris et à qui Pia rend hommage dans la jolie chanson « Nana », c’est presque un album de photos tant ses chansons nous racontent sa vie, sa famille et ses combats quotidiens. A noter également la présence de musiciens confirmés, compositeurs et arrangeurs, tel que Philippe Lefèvre à la basse acoustique, Vincent Sarciaux au piano et Philippe Houdin au saxophone qui donne à l’ensemble un petit côté jazzy. A vous de voir, d’écouter, d’acheter ou de voler. Et quant à son nom, puisque vous êtes obnubilés par ça, je crois qu’il est au 439 499ème rang des noms les plus portés en France. C’est dingue non ?…

Site : http://www.myspace.com/piamoustaki

La complainte du crétin moderne (E. Mie)

Moi j’achète « La Décroissance »

Chaque jour au Supermarché

Car je veux sauver notre France

De la consommation forcé

Les rédacteurs sont merveilleux

Et leurs idées sont super belles

Je n’ai qu’un problème avec eux

Leur Journal est un mensuel

 

Oui c’est tout un état d’esprit

Que de s’éloigner loin du vice

Car l’envie de changer la vie

Ne se fait pas sans sacrifice

Avec courage j’abandonne

La télé qui nous rend gaga

Je préfère « Daily Motion »

Pour regarder des pubs sympas

 

Prenez exemple sur moi

J’ai un 4×4 « Ushuaïa »

Il pollue un p’tit peu certes

Mais c’est d’ la pollution verte !

 

Je n’achète que des produits

Qui respecte Dame Nature

Comme on n’en trouve pas ici

Il faut que je prenn’ la voiture

J’ai fait un blog rose bonbon

Où je dénonce ce travers

Et vive la révolution

Super cool kiss lol mdr !

 

Je suis aussi un vrai barbare

Un cambrioleur sans scrupule

Je télécharge Bénabar

Aldebert et M sur « E-Mule »

J’aime ces bard’s qui sans détour

Dénoncent l’amer conjoncture

La biscotte qui tomb’ toujours

Du côté de la confiture

 

Prenez exemple sur moi

J’suis le roi d’la guérilla

J’ai la tronche du Che c’est classe !

Sur mon tee-shirt Adidas

 

Sur mon baladeur mp3

Mon Iphone, mon ordi portable

J’écoute les airs d’autrefois

Dorothée et Bernard Minable

Quand un « BatMan » sort je suis fier

D’avoir tous les autocollants

J’ai du mal à croire ma mère

Quand ell’ me dit qu’ j’ai trente cinq ans

 

J’allume parfois ma radio

Mais que pour écouter Mermet

Pourtant j’ retiens que les jeux d’ mots

Pas drôles de Laurent Ruquier

Politi’qu’ment je suis à gauche

Parce que dans tous les concerts

Des « Ogres » je lèv’ mon poing gauche

Vu que dans l’autre j’ai ma bière

 

Prenez exemple sur moi

Gauchiste écolo sympa

Mais réfléchi tout de même

Puisque je vote Modem…

 

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La une de Charlie