Le derrière du chauffeur de la table
Par Christophe Sibille , le 20 octobre 2015

Christophe SIBILLE l’homme au micro

Vraiment, JDM. Journée de merde. On s’en souviendra, de ce 13 octobre ! D’ailleurs, pour ne rien vous cacher, c’était un mardi. Ben ouais, on est mardi 20, faut vraiment être né sous la réforme Najat V.B. pour ne pas comprendre.

Sauf, évidemment,  D.S. Queue qui, lui, n’est jamais assez fort pour ce calcul. Oui, c’est un contrepet, ma chère lectrice, quand tu auras trouvé, je t’imagine rosir. Ecris-nous !

Non, je ne parle pas de l’annonce, entendue à l’instant par mes esgourdes embuées à l’issue d’ une sieste, bienfaitrice bien que solitaire, qui dit que les préposés aux postes pourront faire passer le permis. Moi qui ai toujours rêvé d’affranchir une ligne blanche !

Je dirai même tout de suite au banquier Micron, responsable de cette nouvelle idée socialiste, donc formidable, qu’il fera battre record d’incompétence dans des attributions professionnelles. En effet, heureusement que mon facteur n’a pas  la même absence de niveau de connaissance pour mener une automobile à bon port que notre ministre de l’éducation nationale, Najax V.B., dans la conduite d’une classe ! Sinon, on risque de trouver plus de cadavres en veste à l’oiseau bleu au bord des rues de mon quartier que de lettres dans ses boîtes !

Puisqu’on en est à évoquer la compétence de nos ministres, qui rivalise avec peine à leur honnêteté intellectuelle, je m’en voudrais de ne pas relayer ici le courageux combat de son prédécesseur, Benoît Hamon. Ce dernier montre, une fois de plus, la saillance de l’esprit frondeur qui l’habite (de lapin) en suggérant de regarnir le compte en banque du professeur d’école (autrefois dénommé instituteur). Il s’agit, pour ce putain de gaucho et pour ce faire, de ponctionner celui des enseignants des classes de prépa.

Qu’il est fort ! Quelle idée lumineuse ! Mais où vont-ils chercher tout ça ?

Enfin, voyons le bon côté de la médaille ! Grâce à cette fulgurance d’imagination, les primes qui exaltent la méritocratie républicaine des recteurs à calmer les professeurs récalcitrants aux réformes, réformes pourtant exemptes de tout reproche, puisqu’elles visent à détruire toute notion de savoir à l’école, vont pouvoir être revues et augmentés. Et les séides de notre président normalement démagros, qui remplissent admirablement leur cahier des charges en suivant aussi aveuglément ce cinglant ennemi de la finance qui les nourrit, ont encore de beaux jours devant eux.

Non, je ne parle pas non plus du détournement sémantique du mot « voyou » par le chef de bureau de feu le sieur Cahuzac. Tout ça parce que cinq pue la sueur, indûment vexés à l’idée qu’eux ou trois petits milliers de leurs collègues puissent risquer d’assécher les caisses sociales en étant promus au RSA jusqu’à ce que dèche totale s’ensuive, lui aient fait mettre bas sa Zalando ? Et tout ça, sans même attendre qu’il leur chante du Juliette Gréco ?

(Entre Sarko) : Bravo, Christophe Sibille, vous avez raison à gauche, ce sont vraiment tous des couilles molles !! Ils font une politique de gauche qu’elle est plus à droite que la nôtre mais que, quand on reviendra, on mettra vraiment la barre à droite parce que, vraiment, la gauche qui essaie d’être plus à droite que la droite en étant moins à droite que la gauche, hé ben, ça, les français, ils en ont marre !!
-Moi : Tellement belle, votre I-phone ? … votre aphone, pardon  ? Avec tous ses ravalements de façade ? Ma parole, c’est votre pote Gilbert Montagné qui vous a filé l’adresse de son ophtalmo ? J’ai vu, sur twitter, une photo d’elle il y a dix ans et, à côté, une d’elle aujourd’hui ! Putain, si elle continue comme ça, dans dix ans, c’est E.T. , votre greluche! Automutilation, je ne vois pas d’autre mot !
-Sarko : Non mais dîtes-donc, Christophe Sibille, vous avez envie de finir dans dix centimètres d’eau comme Robert Boulin, ou dans les abattoirs d’Alès, comme Lavrilleux et Copé dès qu’ils seront réouverts ? Réouverts, pas Lavrilleux et Copé, les abattoirs ! Réouverts justement pour les ouvrir, les deux paires de couilles molles ! Oui, je compte bien faire d’une pierre deux coups d’une paire deux couilles !
-Moi : Justement, Monsieur le quêteur d’immunité présidentielle ! Parlons en ! Votre L.R. (de glands), s’appeler un parti et avoir aussi peu de burnes, y’a quand même contradiction dans les termes, non ?   
Et, par ailleurs, ça ne vous usine pas le périnée de rejeter sans arrêt vos conneries sur les trous du cul qui vous ont suivi ?
-Sarko : Et ils me suivront de nouveau, dès que j’aurais claqué des doigts, les trous du fion dont vous parlez ! Primaires, mon zob ! Elles aussi, je les refermerai encore plus vite que je les ai ouvertes, ça fait pas l’ombre d’un pli !
Fillon, Juppé, Lemaire, Copé, Morano, non mais, c’est une blague ? Vous allez voir le western qui se prépare, qu’à côté, la horde sauvage, c’est du Rohmer ! Il va y avoir du steak collé aux vitres, c’est moi qui vous l’dit … Taïaut, taïaut, tata yoyo !!!
-Moi : Gogo,go, maestro !! Pour le titre de votre film de campagne, j’hésite entre : « un trou du cul peut en cacher plusieurs autres », ou : « on a les hémorroïdes qu’on mérite ».
-Sarko : je voudrais leur dire qu’on a reçu un coup de pied au derrière, mais que c’est pas parce que vous voulez renverser la table que vous descendez de la voiture dont vous vous abstenez de choisir le chauffeur. »

par Christophe Sibille

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