Le monde merveilleux de Marine et Florian (part.1)
Par Thierry Rocher , le 15 octobre 2013

Thierry ROCHER renvoie la censure

 

Alors que le Front National prend, tous les jours, un peu plus de place sur l’échiquier politique français, et avec la perspective des échéances électorales, municipales et européennes du printemps 2014, il m’a paru de bon ton et pour ainsi dire faire œuvre d’honnêteté intellectuelle de lancer un feuilleton hebdomadaire pour célébrer un monde nouveau et merveilleux, celui que nous prépare avec amour, la blonde Marine et le ténébreux Florian. Il ne faut pas s’étonner de la montée du parti lepéniste qui n’est plus d’extrême-droite depuis une semaine puisque Marine l’a dit. Il était temps de le dire, la main sur le cœur plutôt que tendue, car à force d’entendre Florian nous expliquer que le FN était simplement un parti nationaliste et social, certains avaient pris le raccourci de dire qu’il était National Socialiste comme celui d’Adolf. Quelle honte ! Le FN est un parti de gentils qui est gentil avec les Français gentils et méchant avec les méchants clandestins.  D’ailleurs, Florian, tout petit était gentil avec les enfants à l’école et en voyait tout le temps avec une mère institutrice et un père directeur d’école mais l’histoire ne dit pas s’il s’est fait piqué son pain au chocolat par des petits frisés.
Est-ce le fait d’avoir baigné dans cette ambiance studieuse et scolaire qui l’a catapulté dans les antres de l’intelligence française que sont HEC et l’ENA ? Est-ce le fait d’avoir humé le parfum de l’élite de ces deux grandes écoles (même si notre Floflo a été recalé à ‘oral de Sciences Po) qui lui a donné cette fulgurance de la pensée politique qui le caractérise aujourd’hui ? Cette qualité digne des plus grands, Marine la visionnaire l’a senti dès l’adhésion de Florian au FN en 2008. Et quand je parle de fulgurance de la pensée, c’est bien ce que ressentent les foules qui adhèrent sans avoir besoin de lire le programme. Par exemple, la plupart des agriculteurs qui ont voté F.N. n’ont pas lu le programme concernant la Politique Agricole Commune, alors que plusieurs d’entre eux ont appris à lire à l’école et maîtrisent la lecture ; ça prouve bien la puissance de la pensée qui dépasse les mots. C’est comme pour les ouvriers ! On dit qu’ils n’ont jamais été aussi nombreux à voter pour Marine. Mais il faut les comprendre. Les ouvriers n’ont jamais eu à se plaindre de la présence du FN qui viendrait les déranger dans leurs actions. Le FN, ce sont des gens de classe qui savent ne pas s’imposer.
Alors, je comprends Marine dans sa lutte pour la respectabilité et ses électeurs qui ont en mémoire le monde enchanté entrevu à l’occasion des mandats de maires frontistes dont la gestion financière, culturelle et humaine n’est plus à démontrer : Toulon, Marignane, Orange, Vitrolles. Des villes où la puissance nationaliste résonne encore dans tous les cœurs. C’est d’ailleurs, cette force, cet élan venant du sud qui a poussé notre beau Florian à être candidat dans l’est, à Forbach où il est presque sûr de ne pas croiser de touristes. C’est vrai qu’il est temps de rééquilibrer les choses : pourquoi la pensée salvatrice nationale ne ferait fureur que dans le sud ?Pour le prochain numéro, je vais m’employer à  réfléchir à un nouveau vocabulaire pour le Front National, attractif et jovial à l’image de Marine et Florian et également à des cadeaux, que vous, lecteurs, aimeriez faire au nouveau stratège politique, notre Floflo qui va fêter le 24 octobre ses 32 ans.En attendant, n’oubliez pas : Si Marine, Florian et la pensée sont sur un bateau et que la pensée tombe à l’eau, Marine et Florian resteront !

par Thierry Rocher

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