Les fachos intégristes sont-ils des malades incurables ?
Par Thierry Rocher , le 23 avril 2013

Thierry ROCHER renvoie la censure

 Après les dernières offensives contre le Mariage pour tous avec l’activisme de groupuscules qui veulent faire croire que l’hexagone se révolte alors que la plupart des Français se foutent de la question et qu’ils s’inquiètent de la seule qui perturbe leur quotidien, à savoir choisir entre la précarité et le chômage, on voit, en gros plan, des hordes de cranes rasés et de jeunes vieux qui étalent leurs frustrations au grand jour, avec un combat d’un autre âge et une maladie comportementale provenant, sans doute, de traumatismes de l’enfance mal soignés.
Les fachos casseurs ont trouvé une bonne raison de prendre l’air et de rejoindre leurs amis de Civitas et du « Printemps Français », même si la porte-parole de cette association de cuisses de grenouilles de bénitiers, une certaine Bourges, se targue de non-violence. Enfin, quelque chose dans leur vie qui leur donne l’impression d’exister ! Ils en avaient marre ces nazillards de voir que le devant de la scène était occupé, depuis des lustres par les intégristes musulmans. Il était temps que les intégristes cathos bien de chez nous montrent leurs muscles tatoués et leur slip bleu blanc rouge cachant un sexe énorme qui va de l’avant et qui, d’un seul coup, peut abattre plusieurs pédés. Ca fait deux mille ans que les cathos intégristes nous font chier et qu’ils regardent ce qu’il se passe dans la culotte de leur voisin, il n’y a pas de raison qu’une poignée de fin de races ne perpétue pas la tradition. Certains diront en voyant des étudiants du GUD ou des illuminés de la chasuble et du goupillon qu’ils font partie d’une race supérieure. Ils n’ont pas tort puisque ces gens-là ont choisi avant leur naissance, d’être blanc, catholique, français pure souche, ce que, personnellement, j’ai été bien incapable de faire.
Alors la loi pour l’égalité va finir par passer malgré la bande à Copé, Mariton, Boutin qui a du mal à cacher, sur la photo, les têtes du F.N, et des fachos en liberté qui dépassent. Pas facile de faire cohabiter électoralisme et dignité. Alors, pour masquer les extrémistes, il faut se mettre devant plutôt qu’à côté, et accaparer le micro pour dire qu’on est différent de ceux qui sont violents.  Mais dire aussi qu’on comprend cette violence devant un gouvernement en train de basculer dans la dictature, un gouvernement qui, après moins d’un an d’exercice, est déjà usé et qui doit sentir que le peuple gronde et réclame un parti novateur , lucide, compétent, depuis trop longtemps écarté du pouvoir : l’UMP. Alors comment soigner les fachos intégristes casseurs que le printemps excite et prêts à s’emballer pour n’importe quelle cause à la con ? Comme ils n’iront pas d’eux-mêmes dans des services psychiatriques pour être pris en charge, services d’ailleurs trop peu nombreux pour la masse de frustrés défenseurs de sectes, il faut être patient, et attendre qu’ils rejoignent les partis traditionnels pour les canaliser.
Les retrouver d’abord au F.N. puis quelques années plus tard, à l’UMP, un repère, un vivier même de tous ceux qui, s’ils n’ont pas tous digéré les idées extrémistes sur fond de soutane ont besoin de respectabilité. Et pour ceux-ci, sociabilité rime avec notabilité, et quand rien de change, ça permet d’avancer en plein jour. Alors vouloir être libre, c’est donner un peu de cette liberté à son voisin. C’est donc à l’opposé de ce que vit au quotidien le facho casseur qui éprouve, quand même, de vrais instants de bonheur dans la baston avec les C.R.S. Alors, puisque ces malheureux extrémistes ont aussi droit au plaisir, je voudrais saluer l’action des forces de l’ordre pour eux et les encourager à les gazer, mais avec un gaz plus puissant et efficace que celui utilisé jusque-là, et pour ça, je leur dirais : « Et encore bravo ! ».

par Thierry Rocher

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