Les pourris sont au rouge
Par Christophe Sibille

Christophe SIBILLE l’homme au micro

«Le cunnilingus, c’est très bien, mais encore faudrait-il que ce ne soit pas exécuté au nez et à la barbe du museau de tanche;» (Barrique Verradan).

Bon, actualité inamovible.
Encore un couteau déséquilibré, et poursuivi par un individu aussi maladroit que barbu, qui finit sa course dans un «CRS SS le peuple aura tes fesses», le poussant à accomplir un acte islamophobe.
Devant le plus beau musée du monde.
Elle est belle, la France, tiens.
Un des chroniqueurs-humoristes de ma station préférée qui me fait le plus rire et qui, de plus, porte son patronyme à merveille, puisqu’il s’agit de Pierre-Emmanuel Barré, qu’il l’est totalement, et que j’aime ça, apparaît complaisamment dans un clip publicitaire à la gloire du CCIF.
Tu t’en fous peut-être, ô ma lectrice. Mais ça me fait à peu près le même effet que si, consécutivement à une torride et hypnotique danse des sept voiles, comme je pressens que tu en sois virtuose, exécutée langoureusement devant mes yeux, tu courais te tordre de plaisir sous les lèvres et la langue de mon pire ennemi après m’avoir laissé, transpirant, le souffle court, et le slip transformé en tente Quechua.
D’autant plus moche que la Saint Valentin menace.
Une autre déception me foudroie.
Serge Dassault.
Frappé d’une condamnation de cinq ans d’inéligibilité, il ne pourra être un recours pour son camp. L.R. (d’andouilles patentées, pour le coup.)
Même pour un seul mandat.

Mais revenons à nos Fillon et, puisque c’est bientôt le 14 février, traitons deux actualités en une, en entremêlant une véritable histoire politique et d’amour à la fois.
Fanfan le féministe et Pépé l’assistante.

Musique!
(D’après Georges Brassens, «les copains d’abord»:)

«On se fait pas souvent d’cadeau,
Dans ce jeu de sados-masos
La politique, oui, c’est du sport,
Du combat à mort,
Même si on s’fend la gueule, on s’marre,
Oui on se marre, grâce au «Canard»,
On sait qu’y’aura sûr’ment des morts,
Sûrement des morts.

Sous des allures de mec bien pur
Se cache une vraie pourriture
Et y’en a qui l’défendent encore,
Le défendent encore,
Tous ceux-là, qui crient au complot
Qui molardent sur les journaux,
Mais les boussoles, qui indique le nord,
Elles, n’ont jamais tort !

Tellement habitué au luxe,
Terrorisé qu’arrête le flux
D’argent public plus haut qu’le bord,
Bien plus haut qu’le bord,
Ses douze comptes et son Codevi
C’est not’blé qui les ont remplis
Pendant qu’il nous d’mande des efforts
O, coquin de sort.

Un, parmi tous ces trous du cul
Que toutes nos voix ont élus
Qu’on va bientôt mettre dehors,
Oui, mettre dehors,
Fillon, le Pen et Balkany,
Macron, Guéant et Sarkozy,
Quand y’en a plus, y’en a encore,
Oui, y’en a encore.

Macron!
Lui, avec la cote totalement incompréhensible qu’il peut avoir, il m’inspire irrésistiblement la phrase de Bossuet, mais à l’envers.
«Emmanuel se rit  de ses futurs électeurs qui chérissent les événements dont ils déplorent les causes.»
«L’événement», en l’occurrence, c’est lui.
Admettez avec moi qu’un ex-banquier qui braque l’électorat braqué lui-même contre le système, ça vous suggère quand même, dans le meilleur des cas, un curieux arrière-goût d’anneau de Moebius.
Et, dans le pire, une furieuse envie de gerber.
Mais … Mais, mais … Youhou? Qu’est-ce que vous faites là? Vous êtes qui?

Inspecteur Colombo: « oh, rien, juste une dernière petite question; vous n’auriez pas vu ma femme, parce que j’ai encore un petit compte-rendu à lui faire corriger, et comme elle parle presque aussi bien français que Jeanne Birkin, et qu’elle est à peine plus chère, ça serait dommage de ne pas en profiter.
– Jane Birkin: Ton gueule, toi, la policière! Au moins, moi, mes filles, elles n’ont pas des emplois fictifs, comme ton femme!

par Christophe Sibille

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