Les Républicains: le parti d’en rire
Par Thierry Rocher , le 16 février 2016

Thierry ROCHER renvoie la censure

Si ce n’était pas avec de l’argent public que le carnaval des pantins s’affiche, on aurait tendance à rire de la mascarade des Républicains. Après un conseil national pathétique, avec petits fours au buffet et vrai four à l’arrivée, on est en droit de se demander si les protagonistes ont conscience de l’image qu’ils donnent.
On s’interroge souvent sur le grand n’importe quoi idéologique du Front National avec les contradictions permanentes des figures fortes qui le composent mais pour ce qui est des Républicains, c’est un fourre-tout incompréhensible et ahurissant. Comment peuvent cohabiter dans un même parti des Wauquiez/Morano qui seraient plus à l’aise avec leurs potes frontistes et des Baroin ou Fillon, sans parler de la revenante Alliot-Marie qui aurait pu bousculer en 24 heures les grands projets du petit Nicolas et de son aide de camp Luc Châtel? On pourrait s’amuser à énumérer les contradictions sur les choix de société puisque c’est le seul terrain où l’on voit encore de vraies différences entre droite et gauche; la réalité économique ayant rattrapé les utopies mobilisatrices.
Les plus optimistes diront qu’il s’agit de querelles d’individus comme dans n’importe quel groupe humain et qu’il suffit de regarder dans une autre direction pour ne pas être aveuglé par les ambitions personnelles. En tout cas, une belle dramaturgie appréciée par ceux qui ne se font plus d’illusions et qui observent, attristés, qu’une nouvelle fois, un parti qui se dit respectable fabrique des électeurs pour le FN.
Assister aux derniers soubresauts politiques du caractériel Sarkozy est bien sûr plaisant, mais que dire de l’arrogance d’un Copé sur le retour qui efface, dans un sourire ses démêlés Bygmalion pour faire croire à sa destinée nationale ? Et NKM, qu’est-elle devenue?
Et au bout du bout, même si l’absence du favori a été remarqué à ce conseil national qui déplace plus d’argent que d’idées, tout le monde guette les rassembleurs, ceux qui donnent l’image de sages capables de compromis au-delà des clivages habituels des postures politiciennes. Du coup, Raffarin rejoint Juppé dans la course aux primaires avant de s’attaquer, avec les chances de succès que l’on sait, à l’Elysée, l’an prochain.
Le vide est profond et le Parti des Républicains  continue dans l’entreprise de démolition de la crédibilité politique. Ah ça donne envie de jeter un coup d’œil ailleurs pour retrouver un peu de sérénité. Par exemple, du côté de Levallois, avec le couple Balkany toujours en liberté.
Je ne sais toujours pas quand je pourrais prononcer l’appellation « Les Républicains » de façon naturelle, avec le sens que le mot véhicule. Le Parti d’en rire, c’est pas mal, et puis bon, avec l’argent que les incompétents me coûtent, je fais ce que je veux!
Rideau pour l’instant !

Par Thierry Rocher

A boire et à mangerCôté scène: deux rendez-vous un peu lointains que je tenais à signaler pour les amis de province qui ont le projet de venir à Paris au mois de mai: deux soirées au Théâtre des Deux Anes, le mardi 10 mai: « Rocher père et fils », mercredi 11 mai: « A boire et à manger »

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