L’Éternel féminin
Par Naqdimon Weil , le 29 septembre 2015

Les valeurs de Mr NAQDIMON

Mr Naqdimon by Babouse

« Et Jeanne, la bonne Lorraine, qu’Anglais brulèrent à Rouen »

Si je me permets d’emprunter ainsi au douteux François Villon quelques  vers de sa Ballade des Dames du temps jadis, ce n’est pas pour me plaindre de la disparition des traditions nationales, je n’ai pas besoin de ce sacripant de mauvaise vie, certainement un socialiste avant l’heure, pour le faire. Ceux qui suivent mes réflexions hebdomadaires dans cet antre de gauchistes drogués et invertis qu’est Le Coq de Bruyère le savent bien, je suis un homme résolument tourné vers l’avenir. En m’appuyant sur la coutume hexagonale, bien sûr, sinon, cela n’aurait aucun sens.

Non, si je cite ici ces strophes, c’est pour faire mon mea culpa, pour, en quelque sorte, battre ma coulpe intellectuelle. Malgré la rigoureuse mesure qui définit mes propos récurrents dans ces colonnes, s’il est un sujet sur lequel je rechigne à transiger, c’est bien la place de la femme dans notre société pantelante sous la botte solférinienne. Il peut m’arriver de m’alarmer de la présence d’allogènes ou de cosmopolites, mais rien ne me hérisse le poil tant que la posture « moderne » infligée au beau sexe, qui le somme de quitter le douillet nid où il s’épanouit naturellement, pour l’obliger à gagner quelques picaillons à la sueur acide de son front diaphane. C’est bien évidemment par amour pour les mères et les épouses que je porte l’offensive contre la masculinisation de ces petites choses fragiles que sont les filles d’Eve. Et plus particulièrement par amour de la Femme Française, ce modèle de distinction et d’élégance que les harengères étrangères envient avec dépit. Voilà pourquoi, il est possible qu’ici où là, j’ai protesté mezzo voce, contre la présence des donzelles dans la sphère publique. La finesse de leur grain de peau ne peut, logiquement, se frotter au cuir épais des crocodiles du marigot politique sans qu’elles n’en ressentent une douleur profonde.

Mais, pour réelles et avérées qu’elles soient, ces préventions à l’égard de nos sœurs inférieures m’avaient fait négliger que, de temps à autre, une de ces belles personnes peut se révéler d’un niveau quasiment masculin. Ainsi, Jeanne d’Arc, la bonne lorraine, fut en son temps digne de son sexe. De même, Jeanne Hachette, qui, au siège de Beauvais, se saisit de l’arme éponyme pour repousser les assauts de la soldatesque bourguignonne. Et bien, c’est à un mélange de ces deux héroïnes bien françaises que j’ai pensé en regardant Madame Nadine Morano soutenir courageusement les attaques de la presse germanopratine samedi soir chez Laurent Ruquier. Le verbe aussi haut que le front, celle qui ne doute jamais de sa sainte mission, venait rappeler des choses simples et claires à nos concitoyens. Oui, la France est blanche et catholique, du moins, la France qui compte et sert à quelque chose. Loin de Madame Morano toute idée de racisme ou de mépris envers les peuples moins favorisés, cette femme de goût a une amie noire et elle adore le couscous, ce qui démontre bien qu’elle possède à la fois une grande ouverture d’esprit et une véritable intelligence du cœur ! Issue d’un milieu modeste, elle aurait pu, par facilité intellectuelle, être de Gauche. Mais, elle, dont les fines et subtiles saillies sur Twitter font les délices des personnes de qualité, avait compris qu’être de Gauche, c’est abandonner le courage personnel au profit de l’instinct grégaire des quémandeurs d’aides publiques. Oui, cette honnête femme est de Droite, mais toujours avec délicatesse et tact. Elle n’a pas hésité à se rendre dans des pays où sa blondeur aurait pu la faire enlever afin de rejoindre le harem d’un quelconque prince arabique, pour témoigner de la nécessité de fermer nos frontières à ces miséreux mahométans, afin qu’ils se sentent pas mal à l’aise chez nous. Elle a bien compris que ces migrants ne pourraient pas s’adapter à nos traditions et que les leurs sont bien trop primaires pour le pays de Descartes.

Oui, sans fausse pudeur et toute honte bue, je l’affirme ici, Nadine Morano est une grande femme politique, qui mériterait d’être un homme !

La semaine prochaine, je vous divulguerai le plan secret de François Hollande pour organiser un coup d’état et se faire nommer Président à vie, avec l’aide des Femens et de Bernard Henri Lévy.

 

par Mr Naqdimon

Nota bene : Chers lecteurs,
Ne nous leurrons pas, la droite décomplexée a le vent en poupe. Au Coq des Bruyères on est pas plus con que les autres, alors à l’instar de ceux qui déroulent le tapis rouge (brun) à Ivan Rioufol, Éric Zemmour et consorts, nous ouvrons nos colonnes à Monsieur Naqdimon qui saura amener notre journal sur l’autoroute du progrès.  

Nous aussi on veut en croquer ! ce qui nous permettra, d’ailleurs, de ne pas être tondus à la collaboration.

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