L’Hiver cow-boy
Par Christophe Sibille , le 19 décembre 2017

Christophe SIBILLE et sa lectrice

Hé ben dis donc! Je ne m’attendais pas à ça!
Comme chaque semaine, mardi 12 décembre, avec la bonne foi et la gentillesse que vous me connaissez, je traitai (sans «s», c’est un passé simple, je précise pour toi, ô ma lectrice victime de la réforme «collège 2016» de Najat V.B.), je traitai, donc, ici-même, un fait d’actualité hebdomadaire qui me transforme en général l’estomac en punching-ball pour frelons enragés.
Même si j’apprécie parfois rendre compte d’événements réjouissant la ménagère de plus de cinquante ans et tous ses congénères à deux pattes. Mais c’est plus rare.

Ce n’est pas, donc, que cette activité soit systématiquement jouissive à la base, oui, pour une vieille feignasse comme moi, c’est quelquefois le bordel de se mettre au clavier.
Et, contrairement à Claude Goasguen ouvrant ses sms envoyés par Rachida Dati, je ne sais jamais ce que je vais trouver.
Ce n’est pas non plus que ce soit particulièrement bien payé, puisque c’est cadeau. Mais bon, c’est sympa d’être dans «le Coq» avec vous, mes excellents collègues.
Et, l’un dans l’autre, comme disait Christine Boutin à son cousin il y a un bon demi-siècle, ça m’économise l’équivalent d’un bon SMIC de séances de psychothérapie chaque mois.
En général, ça provoque quelques double-clics machinaux sur ce texte quand je le pose sur les réseaux sociaux. Certainement provoqués par l’intérêt pour le dessin qui l’accompagne.
Et, là, je remercie tous particulièrement Claire, Babouse, Ranson, Espe, Rayclid, et Benj, qui agrémentent mes misérables lettres de leur trait ravageur. Merci, la gonzesse, merci, les mecs.

Mais là, la semaine qui vient de s’écouler, putain, ils se sont réveillés, les cons!
Et qu’est-ce qui a provoqué la sortie soudaine de léthargie de leur neurone. Ah, merde, j’ai oublié le «s» à «neurones.» Ah, non, pardon, ce n’est pas un oubli.
J’avais osé, sacrilège, dire, (relativement fermement, il faut bien l’avouer), que je ne me prosternerais pas pieds et poings liés, boules quiès dans les oreilles et l’nez, devant leur idole!
Et pourtant, tu pourras le constater en lisant mon papier, enfin, non. Je viens de relire.
Mais si tu lis bien, tu verras que je suis nettement plus irrité par la disproportion entre qualité (et quantité) de l’hommage, et «artiste» à qui il s’adresse, qu’à l’artiste (même guillemets) lui-même.

Je m’en suis pris plein la gueule!
J’aurais dû dire que Guy Georges recherchait juste un peu d’amour grand-maternel.
J’aurais dû égorger une demi-douzaine de chatons en direct avec les tripes du dernier palestinienn opprimé par le grand satan jui … sioniste, pardon.
J’aurais dû dire que l’abbé Pierre était pédophile, que Pierre Rabbhi était un escroc chef de secte, ah, non, là, c’est quasiment vrai, que Gandhi avait dévoré sa grande sœur vivante. J’aurais été peinard.
Mais être sceptique sur le fait que l’ideune des geôles soit quasiment canonisé de son vivant, COUPER LES COUILLES!!!
Un exemple parmi une douzaine, je n’ai pas la place:

«Ahahah, Christophe Sibille, petit prof de piano et de théâtre à Châteauroux, c’est facile de cracher sur un chanteur qu’on aime ou pas mais qui est resté 60 ans au top! Pourquoi cette haine Christophe, parce que que tu te considérais meilleur musicien que lui? Peut être mais tu n’as pas le talent pour écrire ne serait-ce qu’une chanson digne de primaire ! En fait tu es petit très petit.» (J’ai pitié pour ta facture d’ophtalmo, j’ai viré les fautes.)

Eurêka, c’est donc ça!

Je suis jaloux de Johnny!
C’est vrai, une pile d’addictions, de ses hanches en plastoc, et un cancer, ça me manque terriblement.

par Christophe Sibille

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