L’indignité : à chacun son style
Par Thierry Rocher , le 21 avril 2015

Thierry ROCHER renvoie la censure

Cette semaine, la dignité n’a pas marqué les esprits, par contre, dans les faits, le contraire a fait des adeptes. Ca devient une marque de fabrique pour ceux qui n’ont qu’une notion assez vague de la différence entre responsabilité et irresponsabilité. Que dire de l’indignité de quelques (ir)responsables politiques après l’épouvantable assassinat de la petite Chloé par un psychopathe récidiviste ? Les Wauquiez et toutes les raclures de l’extrême-droite respectable complices de la beaufitude franchouillarde se sont encore répandus en propos abjects sur la justice en général et sur Taubira en particulier. C’est triste, pitoyable de voir ce genre de récupération. En politique, l’indignité est souvent élevée au niveau du grand art. Mais pas de raccourci facile : on peut faire de la politique dignement.

Dignement, c’est ce qui manque aussi au comportement des instances européennes face aux migrants qui meurent par centaines en méditerranée. L’allègement de Frontex, avec les économies budgétaires qui ont amputé le programme de contrôle des flux migratoires en augmentant le nombre de cercueils flottants. L’indignité est vite ciblée et les autorités politiques européennes ne sont pas troublées plus que ça puisque les morts en mer ne crient pas assez fort pour les réveiller.

Alors les autres indignités qui viennent à l’esprit en regardant l’actualité des derniers jours sont  plus légères et anecdotiques. Ce qui se passe dans le cercle familial du Front National va devenir un modus vivendi, et l’éjection d’un cadre incontournable comme Gollnisch par Marion Maréchal Nous Voilà pour l’investiture en PACA est anecdotique mais le manque de dignité des Frontiste est devenu anecdotique puisque c’est devenu le mode de fonctionnement quotidien.

On pourrait aussi continuer sur ce terrain avec encore plus de légèreté et évoquer le manque de dignité par l’absence d’humour avec le triste exemple du chanteur sénile Michel Polnareff qui vient d’attaquer Cetelem qui l’aurait ridiculisé avec sa campagne de pub. Une campagne de pub qui remonte à 2011. Il lui a donc fallu 4 ans pour réagir mais pour la bonne cause : réclamer un millions d’euros avec sa plainte. Manque d’humour ou indignité ? Les deux comportements ont des points communs et peuvent se compléter.

Alors, restons dignes, à notre niveau quotidien, cela évitera d’utiliser de grandes phrases pour parler aux enfants, aux jeunes de notions qui doivent d’abord s’illustrer dans les actes.

 

Par Thierry Rocher

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