Mal blanc
Par Christophe Sibille , le 29 mai 2018

Christophe SIBILLE et sa lectrice

«C’est marrant, vous continuez à marcher main dans la main avec le FN sur ce terrain-là.»
Bon, cette fois-là, je n’ai pas eu droit à «fachosphère», ni à «islamophobe.» Etant, je dois le dire, un peu «addict» des réseaux sociaux, j’avoue que les deux termes islamophobe et fachosphère, souvent associés jamais égalés, et qui affleurent bon sous les pas de la sphère islamo-gauchiste qui y squatte encore plus que moi, me font maintenant l’effet un peu urticant d’un running-gag se répétant «ad nauseam.» Après, m’avoir outré, il faut bien le dire, par leur stupidité insondable, puis effaré par l’aveuglement idéologique, (pléonasme), de tous ceux qui l’employaient. Tous ? Non.

Car, nonobstant, j’ai une énorme estime et une solide amitié pour l’auteur de la phrase initiant cette chronique, et qui m’était adressée. Et, ô ma lectrice, vu que tu as une mémoire à côté de laquelle celle du poisson rouge qui agrémente par les gracieuses  circonvolutions qu’il opère sans fin dans son bocal tes désespérantes soirées hivernales concurrence avantageusement celle de Cédric Villani, surnommé ci-après : «le fluide des mécaniques de l’Elysée», je vais te la rappeler, cette fameuse phrase. «C’est marrant, vous continuez à marcher main dans la main avec le FN sur ce terrain-là.» Et, vu qu’elle m’est adressée personnellement, qui est donc ce : «vous» qui marche avec moi, vu que très peu de mes amis me voussoient ? Manuel Valls ?

Mais venons-en aux faits : régulièrement, j’envoie un court sms à mon poto Guillaume Meurice. Juste après sa chronique dans l’émission «Par Jupiter», pour le remercier de m’être, en général, bien fendu la poire à l’ouï des conneries qu’il n’a pas besoin de forcer les citoyens qu’il dégotte au cours de ses déambulations à confier à son micro. Car, oui, le con dit des conneries, oui, le con aime ça, et oui, le con est répandu. Et Guillaume est le meilleur pour dégotter le con, et mettre (gentiment) en relief les conneries dont ce dernier gratifie son micro par ses commentaires désopilants. Et, comme aurait pu dire celui de Clara Morgane, «on est tous le con de plein de monde.» Tellement gentiment que je ne serais qu’à moitié étonné que le con se trouve intelligent en se réécoutant. Mais là, c’est une autre histoire, je ne suis pas là pour débriefer une «masterclass langue de pute» de Laurent Wauquiez. Et, là, suite à mon «sms» de mardi 22 mai dernier, Guillaume me répond : «Demain, je vais peut-être en faire une petite sur l’UNEF pour emmerder un peu les charlistes.»

O ma lectrice, toi qui prouve la sûreté de ton goût en me lisant avec gourmandise tous les mardis, tu te souviens du papier que j’ai écrit la semaine dernière sur la tringle à rideau garnie de l’UNEF. Je lui ai donc répondu, en le lui envoyant. Avec douze smilies lunettes de soleil : Et le  sobre commentaire suivant : « prem’s du charliste »…
Et c’est là qu’il m’a accusé d’avoir ma menotte dans celle de la fascisto-blondasse.
Ah ouais ? Alors, si elle dit qu’il fait jour à midi, il faut se foutre en phares à ioudes … A iode, pardon, c’est contagieux ? Si elle met un pantalon, il faut que je me foute en kilt ? Si elle s’habille pour sortir, il faut que j’aille faire mes courses à poil ? Si elle aime la blanquette de veau, il faut que je me mette au quinoa ? Noooooooooooooooon, pas le quinoa ! Tiens, au fait, mon cher Guitou, (je peux t’appeler : « mon cher Guitou ??), les déclarations de Margot Woelk, qui a été goûteuse d’Adolf Hitler pendant les dernières années de sa vie, semblent nous confirmer que le Fouhreur était végétarien. Je suis donc au regret de t’annoncer qu’il va te falloir te mettre au steak tartare dare-dare, car je sais que c’est aussi ton cas, et que ça te ferait chier à juste titre de risquer de glisser ta paluche dans la sienne en continuant la salade et les pâtes.

Et vu que Macron, lui, stigmatise le mâle blanc, vraisemblablement pour amadouer la France insoumise par le biais de sa frange indigéniste et racialisée, il te va falloir, pour ne pas chausser ses baskets, que tu aille réaliser tes interviewes grimé en «white face» !!! Bon, je te charrie un peu, (les œufs pondent parfois des poules), mais ça me fait de la peine que la laïcité, normalement universaliste et inclusive, donc censément de gauche, ne soit pas défendue par les gens qu’elle mériterait, dont je pense que tu fais partie. Et puis, la mère le Pen, elle hait les musulmans parce qu’ils sont arabes, et pour les remplacer par des chrétiens. Tiens, je suis certain qu’elle ne sait même pas que la première communauté musulmane se trouve en Indonésie ! Pour terminer, et pour mon auditrice qui ne frémit d’avance que pour ça, la chute de notre discussion èssèmestique, suite à ta chronique d’hier, qui moquait donc les «charlistes.»

Guillaume : « Oui, je sais que tu aimes bien calculer la longueur du tissu qu’il y a sur la tête des femmes. Mais chacun ses lubies.
– Moi : Ce n’est pas une question de tête, poto ! Regarde bien ! Mais je ne tiens pas à m’engueuler avec toi là-dessus, ni sur quoi que ce soit, d’ailleurs.
-Guillaume : Mais non, t’inquiète ! J’adore discuter avec des gens de mauvaise foi ! C’est même mon métier.
-Moi : Tu ne dois pas te faire chier une seconde quand tu te rases, alors ! »
Fin du game.
Et merci à Charlie pour sa « une » du jour !!! Niark niark !!!

par Christophe Sibille

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