Médaille d’Or aux Urnes
Par Coq des Bruyères , le 4 mars 2014

Alors Jean-Patrick DOUILLON, maintenant qu’on a fait ça, on dit quoi ?

Ou : « De l’inutilité de changer le monde tel qu’il est pour le laisser tel qu’il sera ! »

La semaine dernière a été marquée par un numéro exceptionnel de Vladimir Poutine, le super héros du Caucase, qui a réussi d’un côté à souffler sur la flamme olympique pour l’éteindre et de l’autre à péter sur l’Ukraine pour attiser les braises ! Donc, nos athlètes rentrent de Sotchi et c’est tant mieux avec des médailles, mais aussi, et c’est tant pis, avec Nelson Montfort et Philippe Candeloro.

Ouf ! Maintenant que la glorieuse incertitude du sport à rendu son verdict à Sotchi, l’évidente certitude des urnes va donner le sien en Ukraine. Et ce, afin de remplacer Viktor Ianoukovitch ! Viktor Ianoukovitch qui, après avoir obtenu 33% des suffrages lors des élections législatives du 26 mars 2006 devint 1er ministre d’un gouvernement de coalition dont il démissionna après avoir perdu les élections anticipées du 3 avril 2007 pour arriver ensuite en tête du 1er tour des élections présidentielles du 17 janvier 2010 avec 35,32% des voix et l’emporter au 2nd tour le 07 Février avec 48,95% des voix face à Ioulia Timochenko (45,47%) sous l’œil des observateurs Européens de l’OSCE qui valident l’honnêteté du scrutin.

De quoi se demander si l’élection n’est pas au dictateur ce que l’hémorroïde est au trou du cul : La plus sûre façon de faire couler le sang ! Heureusement que pour mettre fin à cet épisode sanglant, l’Ukraine, grâce aux conseils avisés de la communauté internationale a trouvé une solution originale pour concilier les différentes factions qui ont saigné son peuple : Organiser des élections ! Solution saluée par tous nos observateurs qui sont sous l’œil des caméras, comme les contestataires sous les balles des kalachnikov… à viser ! De toute façon, les Ukrainiens n’avaient pas le choix.

Bien sûr on aurait pu chercher autre chose qu’une élection pour mettre fin à la chienlit générée par les précédentes élections mais les marchés financiers n’attendent pas, et le pays a des dettes à faire semblant de rembourser. De plus, comment chercher une solution démocratique qui donne la parole au peuple pour la lui laisser quand on est sous la menace d’un danger éminent qui peut s’abattre à tout moment sur vous, et qui vous guette prêt à violer vos frontières pour voler à votre secours : Bernard Henri Levy !

Mais alors que Kiev a semble t’il fermé sa boucherie, l’autre événement de la semaine c’est bien sur l’ouverture du Salon de l’Agriculture à Paris ! Salon inauguré par le Président de la République en personne ! Il y est même resté sept heures, ce qui l’a obligé, comme l’Ukraine, à abandonner son régime. Sept heures à tâter des croupes ! Comme dirait l’autre… Et je crois que c’est moi…

J’ai hâte de voir la Une de Closer la semaine prochaine ! Sept heures à caresser le paysan dans le sens du poil afin de lui faire voir un horizon aussi rose que l’amour est dans le pré, alors qu’au vu des investissements nécessaires à la bonne marche d’une exploitation agricole moderne, on pourrait plutôt penser que l’avenir est dans l’emprunt ! A la semaine prochaine !

par Jean-Patrick Douillon

 

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