Mélenchon, le boulet de la gauche
Par Anthony Casanova

Anthony CASANOVA est politiquement correct

Depuis que Jean-Luc Mélenchon a rompu sa sieste sénatoriale pour dire «non» au référendum sur la constitution européenne et à l’arrivée massive de plombiers polonais, il semblerait que la gauche dite «de la gauche» ait enfin trouvé quelqu’un pour siéger à la place de Georges Marchais dans le cœur des damnés de la terre. Ainsi, cela fait 12 ans que Jean-Luc Mélenchon ne perd pas une occasion de déblatérer contre les médias, ses opposants politiques, ses plus ou moins alliés, bref contre tous ceux qui ne disent pas forcément amen au tribun autoproclamé de «l’ère du peuple».

Ne perdant jamais une occasion de mettre en avant sa mégalomanie, Jean-Luc Mélenchon a, ce vendredi 06 octobre, démissionné de la mission d’information sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie sous prétexte qu’elle était présidée par Manuel Valls.

Dans une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, Jean-Luc Mélenchon qui ne se prend pas pour le dernier des Insoumis explique que sa présence était pour son groupe parlementaire un moyen de «souligner l’intérêt collectif qu’il apporte à ce territoire et à ses populations». Eh oui, lorsque c’est un autre député de la France Insoumise qui siège lors des commissions au Palais Bourbon ça «souligne» un peu moins d’intérêt collectif, j’espère que ces camarades apprécieront la formule.

Cette manière de procéder de Jean-Luc Mélenchon surligne surtout le rapport schizophrénique qu’il entretient avec la démocratie. Car après s’être ridiculisé lors du premier tour des élections présidentielles en ne reconnaissant pas sa défaite, Mélenchon confirme que, pour lui, le peuple a toujours raison sauf lorsqu’il pense que c’est Mélenchon qui a tort. En démocratie, on est amené à travailler avec des adversaires politiques surtout lorsque ce sont ces derniers qui ont eu la majorité des suffrages. Mais s’il ne s’agissait que d’une histoire d’ego ou d’incompatibilité d’humeur, ce ne serait pas bien grave mais Jean-Luc Mélenchon a trouvé un argument de poids pour attaquer Valls en affirmant que: «sa proximité avec les dirigeants de l’extrême droite israélienne fait l’objet d’une ostentation choquante pour les militants de la paix de ce pays comme du nôtre».

Il ne veut pas travailler avec Valls, sans doute réciproquement, et d’ailleurs peut-être que 99% des députés ont envie de vomir à l’idée de côtoyer un Jean-Luc Mélenchon qui s’en est allé larmoyer à la mort de Castro en osant dire que ce fumier était un «héros», un Mélenchon qui n’eut pas de brosse à reluire assez grande pour vanter Chávez, en disant à sa mort qu’il fut une «source d’inspiration (…) avec la fierté d’être du bon côté de la barricade et de réserver nos coups à l’empire malfaisant des États Unis et de ses vitrines si chèrement protégées au Proche-Orient et partout où règnent l’argent et les privilèges».

Mais surtout que vient foutre Israël lorsqu’on parle de la Nouvelle-Calédonie? Mélenchon glisse tout bonnement dans la flatterie d’une maladie salissant une partie de la gauche, à savoir l’antisémitisme. Cette façon de tout ramener à ce pays pour expliquer les maux du monde est simplement honteux. Que fait Mélenchon si ce n’est apporter du crédit aux délires de la bande de Dieudonné? Mélenchon qui s’était déjà fait remarquer en disant de Moscovici que c’était un «salopard» qui avait «un comportement de quelqu’un qui ne pense pas français, (mais) qui pense finance internationale», récidive et cela de la manière la plus abjecte.

Définitivement, la gauche n’a aucun avenir sous la bannière d’un Jean-Luc Mélenchon, cet homme est un nuisible qui préférera toujours mettre la gauche dans un cercueil s’il peut s’en servir de marchepied pour haranguer la foule.

par Anthony Casanova

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