Nabilla, au gnouf
Par Virginie , le 11 novembre 2014

Virginie, mais que diable allons-nous faire dans cette galère?

Virginie par BabouseCette semaine, nous parlerons faits divers, rubrique des chiennes écrasées… Tentative d’homicide… Violences volontaires… Gloire et déchéance… Du croustillant, rien que du croustillant… Petit rappel des faits : vendredi dernier, dans un luxueux appart-hôtel de Boulogne Billancourt, au beau milieu d’une nuit froide et silencieuse qui n’avait pourtant rien demandé à personne, Nabilla, furax de chez furax, aurait sévi, la lame à la main et les yeux dehors. Les seins aussi, on imagine, mais c’est pas ça qui va faire avancer l’enquête. La starlette aurait tenté de trucider son mec à elle, Thomas Verge quelque chose. Rien que ça. Légitime défense ou pétage de plombs d’une starlette en rogne, seule la justice pourra trancher… Autre version, le Thomas en question, grand dadais avec un rail de coke en trop dans le nez, se serait auto-poignardé. Tout seul comme un grand… Tchac, tchic, tchac, et vas-y que je me lacère la poitrine… C’est possible qu’on dit… Chez les drogués et les grands masochistes… Un rien fêlé, semble-t-il, le Tommy, et indiscutablement blessé en plein cœur, dans tous les sens du terme. On rapporte aussi que trois jeunes racailleux, bazanés cela va sans dire, auraient fait le coup… Un bon petit cliché pour expliquer ce foutu bazar, ça aurait arrangé tout le monde, mais hélas personne n’y croit, même pas ma concierge. Putains de caméras de vidéosurveillance… Bref, tout ça pour dire qu’on ne sait pas grand chose de l’affaire, sauf que Thomas et Nabilla sont dans un beau merdier. Voilà au moins une certitude.

Pour ceux qui l’ignorent, Nabilla est une star. Mais pas une star tout court… Une star de la télé-réalité, ce qui, je vous l’accorde, fait quand même une sacrée nuance. Considérant cette gloire de pacotille, dérisoire, cette peopolisation outrancière d’une jeune fille ordinaire dont le seul mérite est d’être aussi belle de-face-que-de-fesses, peut-on en conclure que ce qui lui arrive, à la Nabilla, franchement on s’en tape ? Difficile certes, de penser le contraire, mais ignorer la portée des faits serait néanmoins une erreur. Car déjà, je ne voudrais pas manquer d’évoquer les mouches-à-merde, qui, un peu comme pour aller brailler aux restos du cœur, rappliquent par dizaines, à grand renforts de tweets et de déclarations douteuses voire indignes… Si elles voulaient bien nous lâcher un peu avec leurs propos aussi indigestes et creux que celle qu’elles fustigent, ça nous ferait du repos… Et puis ça remonterait le niveau… Le déballage des passions -au sens étymologique du terme-, que ce soit sous couvert d’humour ou de bons sentiments, c’est à proprement parler limite, surtout quand on a atteint l’âge de la majorité.

Par ailleurs, passer de la lumière à l’ombre et de Touche pas à mon Poste au cachot en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « allo », c’est tout de même un sacré recadrage de la vie, et ça en impose un max, question humilité. Un zeste de tragédie dans un monde hyper lissé et formaté, un monde souvent aussi « fake » que notre amie elle-même, ça remet plutôt les idées en place, des fois qu’on se serait laissé aller à rêver buzz et silicone, telle une midinette des temps modernes… Une belle leçon de profondeur donc, qui nous fera conclure que sur le plan spirituel, cet épisode est pour ainsi dire une chance. Sur le plan spirituel, s’entend… « On fait croire aux jeunes (et à d’autres) qu’il existe des pêches et des pommes, des stars au seins proéminents et des clairs de lune gratuits, de l’oxygène à volonté et de l’espace sans passeport, mais ce n’est pas vrai », dit Raymond Queneau avec une lucidité qui nous fait souvent défaut.

C’était mon coup d’épée dans l’eau, plouf!

par Virginie

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