Non mais, à l’eau, quoi!
Par Christophe Sibille , le 7 juin 2016

Christophe SIBILLE l’homme au micro

Le bateau mouille…

Non, mais, quel sens de l’observation !
Alors, avant que vous nous sortiez encore une de vos sempiternelles cochonneries, mon cher J.P. Delavega, laissez-moi rétablir la vérité !
Ce n’est pas le bateau, qui mouille ! C’est l’eau !
C’est vrai, c’est quoi, encore, ce détournement sémantique ? Après le libéralisme, qui esclavagise au lieu de libérer,  après le modernisme qui ramène les rapports humains à une bestialité néanderthalienne, vous ne trouvez pas que ça fait beaucoup ?
Nonobstant, et quoi qu’aurait pu en penser Eric Zemmour aussi bien que n’importe quel obsédé de l’anti théorie du genre, la semaine dernière, c’était le zouave du pont de l’Alma, qui mouillait !
Les pieds, dans l’eau ! Les genoux, dans l’eau ! Les cuisses, dans l’eau !
Les couilles, dans l’eau ?
Ce qui, au passage, lui fait deux différences de taille avec le zouave de l’Elysée.
En effet, premièrement, ce dernier trempe plutôt dans la merde.
Et deuxièmement, on peut légitimement avoir un doute sur la présence de quelque ovoïde que ce soit entre ses jambes.
Donc, pas deux raisons, mais trois. CFDT … Euh, CQFD, pardon. Je crois que je suis un peu trop pollué par l’actualité sociale.
A propos d’actu, si vous écoutez France-inter régulièrement, au delà des orgasmes acoustiques que pourra vous procurer la merveilleuse playlist que le déficient auditif Didier Varrod nous concocte, et que le mon dentier … Pardon, le monde entier, saloperie de correcteur orthographique, nous envie, vous y apprendrez des trucs incroyables !
J’y ai entendu que la décrue de la Seine serait moins lente s’il faisait très sec que s’il continuait à pleuvoir!
Incroyable ! Je ne regrette pas ma redevance.
Je crois que je vais même investir dans un deuxième poste. Si ça se trouve, j’en apprendrai deux fois plus.
En attendant, en ce qui me concerne, je me demande modestement ce que je vais pouvoir faire de cette overdose aqueuse ; marcher dessus? Séparer les flots en deux? Jeter l’eau propre? Ou, plus simplement, la transformer en pinard, ce qui est quand même nettement plus rentable?
J’ai l’air de rire, mais c’est nerveux. Surtout que, puisqu’on parlait de France-inter, notre zouave élyséen susnommé y a passé une heure dimanche dernier.
Pour tenter d’inverser la courbe de l’audience.
En parlant de football.
« Oui, euh, je suis content d’être avec vous ce soir! Enfin, euh, une émission où je fais autre chose que jouer le rôle du ballon!
Ce n’est pas parce que, euh, la loi travail de ma ministre, euh, Myriade de Conneries, euh, permettra à Pierre Gattaz de licencier plus pour embaucher moins et, euh, de renflouer les banques panaméennes avec le bas de laine de l’argent que les gros patrons du CAC 40 tondent sur le dos des moutons de salariés déguisés en chômeurs, euh, l’inverse, enfin, je sais plus, que les trop payés, euh,  de la C.G.T. G.V. vont prendre l’Euro de football en otage et, en priver nos, euh, cons de citoyens, qui ont besoin  de détente et de victoire pour que je puisse être réélu en 2017 en vous promettant de faire la guerre à la finance et de courber la chôme de l’inverse …
Et, euh, c’est vrai, vous préféreriez sans doute que je redresse le pays, ou, euh, que je mette fin à la guerre en Syrie !! Euheuh … Vous rigolez ? La Syrie, s’ils veulent qu’on parle d’eux, ils ont qu’à qualifier une équipe en phase finale, sinon, euh, euh, c’est trop facile!
Vous n’avez rien compris ? Moi non plus. Mais c’est pour ça que vous m’avez élu, et que vous revoterez pour moi dans les travées du stade de France; Vive la République, vive Michel Platini, vive Karim Benzema, vive le footbaballe».
Amène.

par Christophe Sibille

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