Nuits de bourre
Par Christophe Sibille , le 24 mai 2016

Christophe SIBILLE l’homme au micro

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, pour parler de « Nuits debout », au « Coq des Bruyères », nous avons une invitée de classe !
Même si elle sort tout juste du CP, après réforme socialiste de l’enseignement qui plus est.
Mais, une chose est sûre, elle connaît aussi bien la nuit qu’elle joint mal les deux bouts.
Bonjour, Peggy Bonasse !!
-Peggy : Peggy FILASSE !!
-Moi : Tiens, tiens, y’a eu de la promo dans l’air ?
-Peggy : ouais, promo canap, mon con  ! Salut, les boloss … Comment ça biche ? Ben dis-donc, mes lavedus, vous en faites, des trombines ! Vous êtes tombés dans une flaque de gerbi de veau, ou vous avez écouté l’intégrale du dernier album d’Orelsan ? Vous me direz, c’est du kif au même !
Moi : Non, rien de tout ça, mais on savait que vous veniez, alors, on essaie de se concentrer, simplement. Et vous, vous allez bien ?
Peggy : Comme une gagneuse au radada qui vient de se farcir encore une noye à la verticale, pourquoi ? !
Moi : oui, j’eusse entendu parler que vous étiez une adepte des « nuits debout » ; Justement, ça tombe bien, je voulais vous interroger à ce sujet ; j’ignorais que vous fussiez politisée à ce point ?
Peggy : mais qu’est-ce qu’y m’jacte, ce pégrelu ? Politisée, moi ? Alors-là, ça m’usinerait grave le derche ! Tous ces locdus, qui pensent qu’à s’envoyer en l’air avec nos thunes avant même qu’on ait fini de les affurer ? J’préfère encore me taper un match entier de la ligue 1, et pourtant, pour vous faire repeindre les gogues avec les boyaux, y’a pas mieux, c’est pas Naqdimon qui me contredira ! Hein, ami Naq?
Nabilla, ici ! Ici !! Mais ICI, pas là-bas ! C’est pas vrai, je vais être obligée de lui remettre son collier étrangleur !
Moi : vous avez appelé votre chienne Nabilla ? Vous n’avez pas peur de la traumatiser ? Pauvre bête !
Peggy : c’est pas ma chienne, espèce de fasciste  ! C’est ma fille ! Ca ne se voit pas ?
Moi : Non … Mais parlons plutôt de « nuits debout ». Vous y êtes depuis le début ?
Peggy : mais quel fils de gland, celui-là ! J’y étais qu’y z’étaient pas nés, ces bobos de daube qui nous cassent les burnes en faisant fuit les clilles ! Branleurs !
Toutes les nuits, que je suis debout, moi ! Sauf quand j’gobe un micheton, et que je me retrouvent à l’horizontale, mais c’est de plus en plus la croix et la barrière !
Moi : Vous, le trottoir ? C’est incroyable ! Vous avez pourtant un très beau port, pour une pute !
Peggy : Mais qu’il est bêtassou, celui-là ! Vous l’avez trouvé dans une réunion du Modem ?
Je n’ai pas de port, je suis célibataire  ! Comment voulez-vous avoir une vie normale de bourgeois, en faisant ce métier pourri ?
Moi : Et alors, finalement, nuits debout, vous en pensez quoi, au bout du compte ?
Peggy : Deux choses! D’abord,  que ce n’est pas un métier! J’vous l’redis, puisque vous panez mon zob, mais y a des jours où, jusqu’à ce qu’on ait rencontré un micheton qui vous propose de s’allonger, on se dit qu’on aurait mieux fait de rester couchée!
Moi : Et la deuxième ?
Peggy : Ben c’est que les vraies putes, elles ne sont pas place de la République !
Moi : Où ça, alors ?
Peggy : Ben, au gouvernement, espèce de caveton !
A l’assemblée, au Sénat ! C’est quand même pas les boxons qui manquent !
Sauf que, eux, mon con, ils t’échangeront jamais une gâterie contre tes thunes !

par Christophe Sibille

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