Nuits de bouse?
Par Christophe Sibille , le 19 avril 2016

Christophe SIBILLE l’homme au micro

Samedi 16 avril. J’hésite.
Oui, oh mon auditrice, tu n’es pas sans ignorer que nous avons le choix, ce sabbado, entre plusieurs journées. Ou plutôt, pardon, « tu n’es pas sans savoir ». « Vous n’êtes pas sans ignorer », c’est ce que j’ai entendu dire pas plus tard qu’il y a peu sur ma radio préférée avant celle d’où je t’enchante les conduits auditifs, chaque jeudi vers 19h12. Et où je t’overdose les mirettes de ma prose luxuriante, dans ces colonnes-mêmes, tous les mardis.
Par une commentatrice qui a vraisemblablement eu la malchance de ne pas échapper à toutes les réformes calamiteuses de notre bien-aimée éduc nat. Et à qui, donc, la  « double négation » échappe avec autant de vigueur que toute trace de musique dans la « playist » de France-inter. Ou de la moindre lueur d’intelligence tentant de s’incruster dans l’oeil de Najax W.C. Avant de finir par renoncer à cette cascade.
Aujourd’hui, vous avez donc le choix entre :
-La journée mondiale du cirque ; quoique je me demande, après la soirée consacrée à notre Grollande premier, si ce calendrier des teufs ne souffre pas d’ un petit retard de quarante-huit heures.
Fr. Hollande : « Christophe Sibille, vous exagérez ! Tout va bien, je vous l’ai dit l’autre soir, alors n’essayez pas de changer de sujet ! La croissance est repartie, l’investissement aussi. J’ai bon espoir que Ségolène fasse bientôt de même, alors, s’il vous plaît, ne noyez pas le poisson avec l’eau du bain ! »
-Moi : euh, Monsieur le président, comment expliquez-vous que « Falco »,  programmé sur TF1 en même temps que vous, vous ait fait imploser en vol à l’audimat ?
-Fr. Hollande : Hé bien, au risque de vous surprendre, et bien que je n’ai pas l’esprit très chauvin, je n’en suis quand même pas trop mécontent !
-Moi : Pardon ?
-Fr. Hollande : Ben oui ! La série policière française qui gagne la bataille de l’audimat contre les ricains, ça vaut bien au moins un croissant apporté en scooter !
-Moi : Excusez-moi ?
-Fr Hollande : Ben quand même, faut tout vous expliquer ! Vous avez quand même eu droit à « les Experts », sur France 2, non ?
-Sarko : toujours aussi contente d’elle, cette grosse couille molle ! Vraiment, c’est pas que j’veux dire du mal, c’est pas mon genre, mais à côté de lui, le dernier disque de Christophe, c’est du James Brown ! Et j’en profitasse pour dire à Christophe Sibille que le 16 avril, c’est aussi la journée mondiale de la voix ! Donc, pour remerciasser pour la sienne la délicieuse compagne de celui qui sera élu président en mai 2017.
-Fr. Hollande : Si son compagnon a autant de voix qu’elle, c’est bien la grosse Reine me Pine qui sera présente au deuxième tour !
-Sarko : Et contre qui, espèce de merdeux ? Contre toi, peut-être ? Laisse-moi rire !
-Fr. Hollande : Ben quoi ? La France va mieux ! C’est même pas moi qui l’a dit ! C’est Cambadélis !
-Sarko: Ah ah ah ! Cambadélis ! Hé ben, mon merdeux, tu peux me charrier, avec Buisson !
Moi: Hé,ho, les deux branleurs, c’est pas fini, non ? Et après, on s’étonne que la connasse de Léa Salamé vous aboie dessus comme Rachida sur Elise Lucet ? Vous l’imaginez, en face de Jacques Chirac, la virevoltante sexy à son mimichel Field ? :
Lea Salamé : « La fracture sociale ? C’est une plaisanterie, Monsieur le président ? » Non, là, c’est crédible encore.
« Le bruit et l’odeur ? C’est une plaisanterie, Monsieur le président ? » Encore raté. « Vous allez dissoudre l’assemblée, Monsieur le président ? C’est une blague ? » Merde, ça marche encore !!
Charles de Gaulle : « Non mais, c’est vraiment la chienlit, ici ! Qu’est-ce que cette histoire de « nuits debout » ? Nuit debout ? Place de la République occupée, place de la République outragée, mais place de la République à me dégager et à me nettoyer, et plus vite que ça ! Si ce n’est pas trop vous demander que de vous baisser un peu pour ramasser toutes les cochonneries que vous laissez traîner ! Vive la place de la République, vive la France, et allez vous coucher, comme ça vous pourrez vous mettre au boulot demain pour faire redémarrer la France, tas de feignants ! »
« Léa Salamé : « C’est une blague ? Heu, pardon, oui, Monsieur le président, mes respects du soir, faut-il vous l’envelopper, voulez-vous que je vous suce le micro ? ».Hey ! The times, they’re a changin !

par Christophe Sibille

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