Obono par Autain
Par Christophe Sibille

Christophe SIBILLE et sa lectrice

«Danièle Obono est victime d’une campagne raciste.»
Mais qui donc dit ça?
Qui veux-tu que ce soit d’autre que Clémentine Autain, ô ma lectrice préférée?
Et, puisqu’il vaut mieux prendre les éléments dans l’ordre, comme ne disait pas DSK, qui est donc Danièle Obono?
Je vais donc tenter d’éclairer ta lanterne, que je sais pourtant légèrement rendue translucide par la pollution aux particules pas si fines que ça, et la champagne, qui l’est, elle, nettement plus. Fine. Oui, LA «fine champagne», vous ne connaissez pas ça, vous, Romain, qui ne vous altérez le jugement qu’à coup de force binouse «Leader price» à moitié tiédasse et éventée!
«Danièle Obono est une bibliothécaire et femme politique française.»
Jusque-là, tout va bien, comme disait le même DSK accueillant Nafissatou. Avant d’apprendre que son sloggy géant était sur multi table d’écoute. Son sloggy, à lui, évidemment.

«Le père de Danièle était opposant au régime d’Omar Bongo.»
Ce qui, là aussi, semble relever d’une relative bonne santé mentale.
«Arrivée en France à onze ans, et bénéficiant de la double nationalité, elle prépare depuis 2003 une thèse en science politique.»
Là non plus, rien de particulier à dire, sisnèke nous sommes en 2017, et quatorze ans après master, pour une thèse … pardon, c’était encore la maîtrise, à l’époque… ça ne dénote pas un surdon pour le travail.
Mais bon, je ne voudrais pas me laisser aller au franc-macronisme de base en la traitant de feignasse.
«Ensuite, à 20 ans, démontage du Mcdo de Millau avec José Bové, puis LCR, NPA, (je traduis pour nos plus jeunes et plus vieux lecteurs qui n’ont pas eu le réflexe de le voir passer), Front de gauche. Rien que de normal, moi aussi, j’ai été jeune.
«Elle rejoint «la France insoumise», (à tout sauf à son chef) en 2016.»
Bien.
Enfin, «bien», c’est juste une ponctuation, là, hein.«Elle devient porte parole de Jean-Luc Mélenchon en 2017.» Ce qui, quand on connaît la grande gueule du susdit, ne saurait guère être autre chose qu’un emploi fictif.
Totalement superfétatoire, porte-parole d’un gueulard.
Mais bon, jusqu’ici, que du bénin. Même si elle est gabonaise, hihihi!
Rassurez-vous, ça va se gâter! Laissons-la porter sa propre parole:
«Après l’infâme loi de 2004 sur « la laïcité et les signes religieux ostentatoires dans les écoles » qui visait majoritairement les jeunes filles musulmanes, une autre loi interdisant de se dissimuler le visage dans les espaces publics a été adoptée en 2011, visant spécifiquement les quelques milliers de femmes portant le niqab et la burqa. Soutenues par une large majorité de la population et des forces politiques, ces mesures juridiques ont alimenté l’islamophobie et encouragé des citoyens ordinaires à être ouvertement racistes.»
Et moi qui croyais que c’était justement la multiplication des burkas dans l’espace public qui exaltait les gros cons du Front National à s’énerver contre les ara … Les musulmans, pardon!!!
J’suis con, aussi! Je comprends rien.Danièle Obono braille aussi contre le racisme anti-blanc en arguant de la différence, je cite, «entre le racisme du dominant, reflétant et s’appuyant sur la puissance des dispositifs de domination, et le « racisme édenté », c’est-à-dire cette forme de « racisme » du dominé, sans force, sans pouvoir, incapable de n’être autre chose que des mots.»
Donc, un blanc qui n’aime pas les noirs, c’est beurk.
Un noir qui  n’aime pas les blancs, c’est cool.
Et moi qui pensais que, comme Léopold Senghor, «un raciste est quelqu’un qui se trompe de colère!!»
Léopold Senghor, l’ami noir.
Oui, mais moi, à la différence de Nadine Médrano, j’ai aussi des ennemis blancs!
Résumons donc.
Danièle Obono a refusé de participer aux marches du 11 janvier parce que Charlie était, je cite, «islamophobe depuis des décennies.»
Danièle Obono ne voit pas de signe de radicalisation quand un chauffeur de bus refuse de conduire son engin après une femme. (Quand je dis: «son engin», c’est son bus, bande de dégueulasses!!)
Danièle Obono trouve très bien qu’un rappeur braille: «nique la France.»
Mais c’est qui, que la France nique, en envoyant Danièle Obono à l’assemblée?
C’est nous, les athées, les laïcs, les vrais.
Danièle Obono minimise le harcèlement de rue. C’est vrai, un homme noir qui harcèle une femme noire, ce n’est pas du sexisme, puisqu’ils sont noirs tous les deux.
Conclusion, dire que Danièle Obono est victime d’une campagne raciste, c’est un peu comme affirmer que DSK a failli être condamné à cause de son surpoids.
Ou qu’Emile Louis a été en taule pour défaut de vignette.
Non, Danièle Obono est simplement conne et raciste.
Et misogyne.
Et si on devait retweeter à chaque fois que Clémentine Autain dit une connerie, le réseau à l’oiseau serait au bord de l’AVC.

par Christophe Sibille

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