Oh Mamie Boum
Par Romain Rouanet

C’est arrivé près de chez quelqu’un

La mère est un être indispensable à la survie de l’espèce et représente l’un des statuts les plus honorifiques qu’une femme puisse obtenir après « épouse de ». Avec le scatophile, la mère est la seule créature du genre humain à pouvoir s’extasier devant les selles molles d’un pot de chambre enfantin et elle se distingue par un amour indéfectible qui la pousse au choix à pleurer à la rentrée des classes, à mal dormir à la sortie des discothèques ou à te priver de dessert tant que t’as pas fini tes petits pois. La mère peut avaler toutes les couleuvres de ses rejetons sans avoir le hoquet et elle ne les renie que très rarement, même sous la torture. La mère est sacrifice, ce qui s’est vérifié le vendredi 6 octobre au tribunal correctionnel de Paris avec le jugement de « mamie djihad », qui comparaissait pour association de malfaiteurs en vue d’actes terroristes.

Bon déjà, on peut raisonnablement se questionner sur le bien-fondé d’un tel sobriquet, « mamie djihad ». Et pourquoi pas « tonton holocauste » tant qu’on y est pour Robert, 58 ans, coffré alors qu’il tentait de déterminer le temps nécessaire pour dissoudre un juif dans l’acide sulfurique, ce qui est complètement con puisqu’il suffit de se référer au principe d’Heisenberg pour y répondre avec précision : « tout corps plongé dans un acide subit une liquéfaction des bras et des os qui est égale à la somme des carrés des deux autres côtés de la baignoire ». Et puis, bon, « mamie djihad » ayant à peine 51 ans, c’est quand même pas très gentil pour les quinquas qui seront ravies d’apprendre qu’elles sont considérées comme des reliques passée la cinquantaine.

Entre 2013 et 2014, « mamie djihad » aurait rendu plusieurs fois visite à son fils, Tyler Vilus, parti en Syrie pendant une année Erasmus pour parfaire ses compétences en tir d’AK-47 sur cibles assises et en pilotage de camionnette dans les environnements bondés pour valider sa licence de « martyr », diplôme encore non reconnu par l’état français malgré quelques soutiens des cocos insoumis, coucou Sonia, coucou Zoé.

Pendant ses séjours, elle aurait pourvu son fils en argent et en femmes, c’est-à-dire deux objets essentiels à la survie de l’homme, et se serait laissée séduire par l’idéologie islamiste à tendance radicale qui te considère canidé si tu restes debout à l’appel du muezzin. Christine se serait presque chauffée pour aller au djihad toute seule mais comme c’est un trop grand honneur pour un individu qui possède deux seins et un clitoris, soient trois bonnes raisons pour être inférieure, elle a dû se contenter de participer aux préparatifs. Parce que oui, « mamie djihad » s’appelle en réalité Christine Rivière, ce qui tend à valider les théories du FN comme quoi tout est de la faute des arabes.

On apprend que mère et fils entretenaient une relation très fusionnelle avec un zeste d’inceste sur la fin puisque Christine voulait former avec Tyler un « couple d’immortels », par delà l’éternité silencieuse de la mort définitive. Si tu veux mon avis, c’est sûrement elle qui secouait le goupillon quand le fils voulait se faire du bien devant une vidéo de décapitation, puisque les vidéos de gangbang, c’est pas hallal. Au final, Christine a écopé ce vendredi de la peine maximale de dix ans, assortie d’une période de sûreté de 2/3, ce qui lui permettra à loisir de répandre la bonne parole auprès de ses codétenus pendant au moins six ans.

N’empêche, si même les mères poules se mettent à faire le djihad, où va le monde, je te le demande ?

(l’info originale sur le site de 20 Minutes)

Par Romain Rouanet

# [Les derniers articles de Romain Rouanet]

La une de Charlie