Olé ! Macron
Par Patrick Font

FONT exagère mais pas assez

El señor Macron est pour la corrida. S’il n’avait été président, il serait torero, en marche vers la gloire sous les cris d’alegrìa d’une foule en rut excitée par les petite fesses du matador de gauche qui œuvre à droite. El señor Macron aime les animaux, sauf les toros, de même qu’il aime les pauvres, sauf les retraités qui vont crever avant de mourir.
Mais ça, c’est de la politique, et la politique, c’est savoir retourner sa veste en gardant le portefeuille à l’intérieur.

Notre matador fraîchement émoulu des stalles bancaires aime côtoyer les tromblons qui s’habillent de bijoux et d’éventails perlés pour claudiquer vers les arènes comme on va à la messe, de même qu’il jouit au contact des riches bedonnants qui pensent à gauche et bouffent à droite. Mes frères, mes sœurs, nous sommes en marche d’escalier tout en se déplaçant sur STANA, le plateau qui porte les vioques impotents du premier au deuxième étage sans ascenseur. Et dont je fais partie, car j’aime bien me moquer de moi.
Comme je le dis souvent: « Pourquoi Dieu, qui a fait deux cornes aux taureaux, n’a-t-il pas fait deux trous du cul aux toréadors ? » C’est pas de moi, mais c’eût pu.

Ah ! si les Romains avaient pu prévoir ce qu’on ferait plus tard de leurs cirques et arènes, ils ne les auraient jamais édifiés. Vous me direz: « Tout le même, les Chrétiens, au cirque et dans l’arène, se faisaient bouffer par les lions ! ». Certes, mais j’objecterai que les lions doivent manger, et franchement, manger du Chrétien c’est tout de même mieux que de bouffer des croquettes. Non ?

Vous devez sentir à travers mes propos ironiques et finement salaces comme une espèce d’aversion pour la tauromachie. C’est que ma devise est: « Foutez la paix aux animaux ! ». Et que ceux qui affectionnent le spectacle de la souffrance se fassent sucer par les « goules dont la lèvre jamais ne se sèvre du sang noir des morts (Victor Hugo) ».

par Patrick Font

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